Filed under: Billet | Tags: Audrey Linkenheld, Bernard Roman, Delphine Bataille, Dominique Bailly, Marc-Philippe Daubresse, Martine Aubry, Martine Filleul, Michel Delebarre, Pierre Mauroy, René Vandierendonck, Sénatoriales 2011
Ratifiée ce jeudi par les militants, la liste socialiste pour les Sénatoriales du Nord jette un léger trouble. Derrière Michel Delebarre, futur Sénateur-Maire de Dunkerque, et cumulard en puissance, la présence d’Audrey Linkenheld, 37 ans, alsacienne, adjointe, proche et candidate de Martine Aubry, fait grincer quelques dents. En particulier celles de Martine Filleul, longtemps promise à cette place de N°2. Aux orties les combats menés aux législatives, la Vice-Présidence au Conseil Régional, la victoire aux Cantonales de 2008, la diligence à Martine Aubry, voici Martine Filleul orpheline. Vice-Présidente du Conseil Général, institution appelée à disparaître, on a vu mieux comme cadeau de pré-retraite (politique). De son côté Linkenheld est sommée de défendre les futurs intérêts Lillo-Lilliois dans la Haute Assemblée. L’échiquier du système Aubry se met progressivement en place, ne reste plus qu’au “grand aspirateur” à faire tourner ses turbines à haut régime. C’est Dominique Bailly, Maire d’Orchies et Président du Groupe Socialiste au Conseil Régional, qui fait littéralement le hold-up du siècle avec une très généreuse troisième position. Multi-perdant (4 défaites) sur la 6e circonscription du Nord (Pévèle), Oh Bailly fera finalement sa météo non à l’Assemblée Nationale mais au Sénat. Le bon petit soldat, sans grande envergure politique, ni grand mandat, aura surtout eu le mérite d’éviter les chemins de traverse. Un cas d’école. Royaliste investi en 2007 puis ardent défenseur de la Motion D, la Motion Aubry, lors de l’élection interne du PS en 2008, Dominique Bailly aura fait tout le contraire d’un Bernard Roman, il aura su manoeuvrer. Et ça au PS, c’est une marque de fabrique. Le voici déjà dans le fauteuil de Pierre Mauroy au Sénat. Autre roi de la manoeuvre, un peu moins sur le Quick Halal, l’ex-CDS (tout comme Marc-Philippe Daubresse) René Vandierendonck atteint son Graal après avoir chapardé aux centristes la Mairie de Roubaix pour la ramener dans le giron socialiste. Le “Modem avant l’heure” aura juste oublié de préparer sa succession Roubaisienne. Champ de patates roubaisiennes en vue. Le Dunkerquois Delebarre, les Métropolitains Vandierendonck, Linkenheld, Blandin, et le futur Métropolitain Bailly, la 6e position, tangente, revient à la Cambrésienne “ma fille ma bataille”, Delphine Bataille. Le ragoût pour Raoult et les autres, notamment les Sudistes du département. Ça fait finalement beaucoup de couleuvres à avaler. Tant qu’il n’y a pas de serpentaire à l’horizon pourquoi se priver ?
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