Filed under: Billet | Tags: Bernard Frimat, Bertrand Delanoë, François Mitterrand, Gilles Pargneaux, Hélène Parra, Jean Louis Borloo, Martine Aubry, Michaël Moglia, Michel Delebarre, Nicolas Sarkozy, Olivier Henno, Patrick Kanner, Pierre De Saintignon, Pierre Ferrari, Sénatoriales
Hénin-Beaumont, Terre d’exclusion. Le turbulent Pierre Ferrari, tel Jonathan Le Goéland, prier de s’exiler sur un autre territoire politique, faute de quoi il sera officiellement exclu du parti socialiste, foi de Martine Aubry. Mettant en danger les lois et traditions séculaires socialistes, Pierre Ferrari est banni. Pas encore banané, comme le Sénateur Bernard Frimat qui a reçu la visite de l’ange noir, Gilles Pargneaux, jamais bon signe. Payant son choix Delanoë lors du congrès de Reims et une décision personnelle de Martine Aubry de mettre ses proches au Sénat quitte à virer un des Vice-Président du Sénat. Celle qui n’est pas “un modèle de courtoisie” lui reproche officiellement les mauvais résultats socialistes à Valenciennes. Arguments “grotesques”, voire fallacieux, “Valenciennes, où les centristes sont bien implantés avec Jean-Louis Borloo, est une terre de mission, pas une terre d’héritage” selon Bernard Frimat. Pan dans les dents. Une terre d’accueil, c’est ce que cherche Michaël Moglia, Conseiller Régional, président du jury du concours des villes et villages fleuris, vu et revu pleurant à chaudes larmes sur la dépouille mortelle de François Mitterrand et surtout épinglé par le Conseil d’État en 2009 pour un bail fictif à Halluin. Parachutage raté. Son ombre Hélène Parra a déjà pris ses marques à Saint-André comme conseillère municipale d’opposition, attendant bien sagement la chute du Maire Modem Olivier Henno. Peut-être Gilles Pargneaux, le Maire d’Hellemmes qui habite à La Madeleine, enverra Michaël Moglia à … Valenciennes. Terre de contraste, Dunkerque et son Député-Maire qui veut jouer “un rôle de responsable de premier rang au Sénat” est aussi dans le collimateur de Bernard Frimat qui jouait déjà un rôle de premier rang au Sénat : “Michel Delebarre, c’est une conception du renouvellement et du non-cumul particulière”. Bref au final, “Si le Sénat se gagne, il ne se gagnera pas grâce à Martine Aubry”. Martine Aubry qui a enfin envoyé le dernier étage de sa fusée : “Ce qu’on peut faire ici, on peut le faire au niveau régional voire pour la nation”. Lille, Terre d’exemple, c’est le leitmotiv de la candidate Aubry pour les Présidentielles. On était persuadé que c’étaient les socialistes qui dirigeaient la Région, mais ils ont le tort d’être non estampillés aubryistes. De Saintignon attendra encore longtemps. Lille, Terre d’Euratechnologies, Terre des Maisons des Modes, Terre du “Care”, Terre de façades, surtout. En proie à la crise, les citoyens de la région n’ont pas senti, ni ressenti les effets des fameux “boucliers” socialistes survendus pendant la campagne des régionales. Ils vont surtout sentir et ressentir les effets des augmentations des impôts, et notamment la hausse sans précédent du barème des cartes grises (+ 40 %) par le Conseil Régional. En cause ? L’État et toujours l’État. Sarkozy, toujours Sarkozy. Pour la campagne des Cantonales 2011, Patrick Kanner nous ressort la rhétorique du “Bouclier Social” ou comment une terre d’élection se transforme petit à petit en terre promise Frontiste. Du moment qu’elle ne termine pas en terre brûlée …
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