Filed under: Billet | Tags: Boris Boillon, Débat sur l'Islam, Diplomatie, Florence Cassez, Jean-Mériadec Le Tarnec, John Ani, Justice, Laetitia Perrais, Libye, Ligue des Champions, LOSC, Martine Aubry, Michèle Alliot-Marie, Mouammar Kadhafi, PS, PSV Eindhoven, Roger Vicot, Roms, Thomas Ducroo, Tony Meilhon, Tunisie, Vieux Lille
Libye, Mouammar Kadhafi, Tunisie, Alliot-Marie, Laetitia Perrais, Tony Meilhon, Justice en rogne, Diplomatie en berne, Débat sur l’Islam, Florence Cassez, Boris Boillon, sur tout ces sujets, dits d’actualité, en sa qualité de première secrétaire du PS, on aura beaucoup entendu Martine Aubry. Des propos parfois populaires, voire populistes, provocateurs et polémistes, appropriés ou partisans. En tout cas pas provinciaux, non. John Ani, Thomas Ducroo, Jean-Mériadec Le Tarnec, Hooligans du PSV, les Roms du Rond Point Pasteur, Grand Place mise à sac, Psychose dans le Vieux Lille, sur tout ces sujets, dits d’actualité, en sa qualité de Maire de Lille, on n’aura pas beaucoup entendu Martine Aubry. Un jeudi ensoleillé, une grand place piétonnisée, puis piétinée par des supporters du PSV Eindhoven alcoolisés et des “indépendants” énervés, l’impression d’une certaine naïveté. Lille, ville du (futur) plus beau stade d’Europe de football, en aurait-elle oubliée qu’elle avait une équipe de football engagée dans des joutes européennes qui drainent leur lot de “touristes” ? La précédente campagne de la Ligue des Champions du Losc au Stade de France avait rendu les “supporters” invisibles dans les rues de la cité, de la notoriété sans frais, les avantages sans les inconvénients, tout le contraire de Lille 3000 en somme. Martine Aubry déclarait lors de la “première pierre” du Grand Stade que des touristes viendraient, comme à l’Arena d’Amsterdam, visiter le stade pour son aspect architectural, il ne faudrait tout de même pas oublier que ce sera surtout pour voir un match de foot, un spectacle populaire avec un public quelque peu grégaire, et ça, ça se gère. Un samedi soir noir dans le Vieux Lille, des jeunes hommes légèrement éméchés, d’abord volatilisés, puis repêchés, dans la Deûle. Un, puis deux, puis trois, voire quatre, il y a plus d’un an, il y a 4 mois, 15 jours, un week-end. Une loi des séries, de troublantes concordances, des hommes, des rues pavées, jadis royales, une heure très avancée, des vapeurs alcoolisées, des ambiances gay, des disparitions inexpliquées. Psychose et psychopathe, rumeur et irraison. Un bois de Boulogne montré du doigt, un jardin Vauban vilipendé, des moeurs controversées, des moyens déployés, des médias aux aguets, des lillois inquiets et horrifiés, et … Roger, Roger Vicot, adjoint à la sécurité, qui expliquait. Quoi ? Pas grand chose. Les lillois ? Pas rassurés. Aubry ? Pas aux abonnés. Abonnés, les lillois pourtant le sont, aux camps de réfugiés roumains, avec son lot de mendicité forcément pas bien vu dans la cité. Forcément. Aux pieds des hôtels 4 étoiles, tant et longtemps espérés à Lille, désormais des tentes, bariolées et très fréquentées. Les aider, ils ne veulent pas. Les déranger ? Les déplacer ? Oubliez, il y a 2012. Oyez, oyez, oyez, prédateurs, supporters et voyageurs, le temps d’une pré-élection, dont Martine fusse-t-elle préoccupée, Lille est open.