Filed under: Billet | Tags: Alain Bocquet, Alain Poyart, BMU, Daniel Percheron, Guy Delcourt, Jean-François Caron, Jean-Pierre Kucheida, Le Corbusier, Mont Saint-Michel, Pierre Mauroy, Rémi Pauvros, UNESCO, Yves Durand
Le report d’un an de la candidature du Bassin Minier Unifié au nom de la France à l’inscription au patrimoine culturel mondial de l’humanité de l’UNESCO en a secoué plus d’un, et le premier d’entre eux, porteur laborieux du projet, le vert Jean-François Caron dont on se demande parfois qui du dossier ou de l’occupation du terrain médiatique il porte ou importe. La “décision politique” de Nicolas Sarkozy sur le dossier « Causses et Cévennes », qui remplace donc le BMU avec l’oeuvre de Le Corbusier dans la valise française pour l’UNESCO, a permis surtout à la caravane politique d’aboyer avec les Daniel Percheron, Guy Delcourt, Alain Bocquet, Jean-Pierre Kucheida dans les rôles principaux. Un peu comme les suppressions de postes annoncés dans les lycées de la région, démographies scolaires et promesses présidentielles obligent, qui permettent aux sieurs Yves Durand, Daniel Percheron, Rémi Pauvros, Alain Poyart, Alain Bocquet de ruer dans les brancards, avec un “molestage verbal” en règle à l’intention de Madame le Recteur de Lille. “La vérité est ailleurs” disait l’autre. Pour le coup, c’est plutôt “fromage et dessert”. Ainsi, pendant qu’Alain Bocquet, le Maire PCF de Saint-Amand-les-Eaux, s’émeut des fermetures de classes ou d’usines, de suppression de postes ou de fonctionnaires, la petite mort du petit commerce ammandinois ne semble pourtant pas l’atteindre, lui le promoteur (peu) consciencieux de la zone commerciale Leclerc, à quelques encablures du centre-ville, du Pasino et à 7 km de la déjà très fournie zone commerciale Auchan Petite-Forêt. Ainsi pendant que Guy Delcourt et Daniel Percheron crient haro sur le baudet Sarkozien sur le dossier BMU/UNESCO, la jurisprudence Parc Éolien, Mont Saint-Michel et menace de déclassement UNESCO a soudainement permis aux élus artésiens de prendre conscience que c’est un musée à ciel ouvert ou une cryogénisation de “leur” patrimoine qui les attend. Finalement le report d’un an du « dossier lubieux » de Jean-François Caron va leur permettre de revoir le programme de réhabilitation des cités minières 9-9 bis et 12/14 qui auraient pu devenir “intouchables” ainsi labellisées. Ouf ! (Finalement) merci Sarko ! Dans l’histoire, il n’y en a qu’un qui aurait aimé être labellisé patrimoine mondial de l’humanité avant son interminable procès, finalement perdu, c’est le Sphinx Pierre Mauroy.
Filed under: Billet | Tags: Alain Bocquet, Audrey Linkenheld, CNI-UMP, Communauté communes des Portes du Hainaut, Denis Vinckier, Dorothée Da Silva, FN, François Dubout, Frédéric Lamblin, Hervé Morin, Jacques Richir, Jean-Luc Mélenchon, Jean-Marie Cavada, LMCU, Marine Le Pen, Martine Aubry, Maurice Leroy, Nouveau Centre, Olivier Henno, PDF, Pierre Ferrari, Pierre Mauroy, Roger Vicot, RPF, Yves Durand
On connaissait ce fameux papier du Figaro qui avait provoqué l’ire de Pierre Mauroy, alors premier édile lillois, qualifié de “Maire de Droite à Lille et de socialiste à Paris”, dans la même veine, on connaît désormais un communiste à Paris, véritable maire libéral à Saint-Amand-les-Eaux. Alors que le Sud du Département du Nord, Valenciennes, Maubeuge, Avesnes et Cambrai essaye de s’organiser en pôle métropolitain, Alain Bocquet, puisque c’est de lui qu’il s’agit, vient de fermer sa porte en tant que Président de la Communauté d’Agglomération des Portes du Hainaut, qu’il faudra désormais appeler des Portes de Lille. Estimant qu’il ne faut pas jouer contre l’Aire Métropolitaine Lilloise, en stigmatisant la fausse bonne idée de rassembler les « pauvres entre eux » (sic), à « se ghettoïser en ajoutant ses misères », invoquant Bruno Bonduelle et « à aller vers le haut avec les plus riches », Alain Bocquet n’en n’est pas à ses premières contradictions, un peu comme si une Vice-Présidente Communiste de la LMCU portait un Grand Stade d’inspiration libérale de 55.000 places et 400 millions d’euros de budget. Étiquette, étiquette, … Frédéric Lamblin, qui « a ressenti comme un appel » en se rendant au Palais Bourbon (beaucoup d’«appelés» mais peu d’élus) est désormais candidat à la députation, mais avec quelle étiquette ? Le Patron de la CGPME locale et remplaçant de l’insoumise Dorothée Da Silva à la présidence de Lille Grand Palais, devra pourtant choisir, lui qui fait partie du package des ex-UDF Modem Richir-Henno qui s’est vendu à Martine Aubry en 2008. UDF ? Modem ? PS ? Celui qui voit Strauss Kahn Président, Aubry Premier Ministre et Linkenheld, Ministre du Logement, (laissons déjà la très protégée devenir Sénatrice), devra surtout répondre de l’inutilité politique du Modem le moment venu. Denis Vinckier, également Modem, en sait quelque chose, lui qui envisageait de succéder à Yves Durand à la tête de Lomme. Cet UDF qui s’était assis dans le fauteuil d’Arthur Notebart au Conseil Général avec les voix de la droite en 2001 en opposant farouche à la fusion Lille-Lomme-Hellemmes aura tout perdu en 2008. Il aura surtout tout laissé à Roger Vicot, son siège de Conseiller Général, comme celui de Maire de Lomme. Comme quoi, tout reste dans la famille PS. Pierre Ferrari n’en fait plus parti. Pour deux ans, c’est acté. Le Modem l’a également lâché, preuve que le “National” entend être ferme. Suspendu, tout comme les MJS d’Hénin Carvin et leur site internet, Ferrari en a cure. C’est une assignation en justice qui attend le PS et une candidature confirmée aux Cantonales. Il serait étonnant qu’il ait Marion Anne Perrine Le Pen face à lui, tant la Frontiste cumule les mandats comme les prénoms. Conseillère Municipale, Députée Européenne, Conseillère Régionale, Marine Le Pen ne doit sa présence dans ces trois institutions qu’à des recours électoraux en justice, le temps de claironner sa petite musique. Elle attend désormais le résultat du plébiscite interne du FN pour foncer vers la présidentielle 2012. Là, ce n’est pas une étiquette mais une marque qui sera entretenue. Tenu, Hervé Morin l’est par ses militants. Sa vraie-fausse candidature à la présidentielle par la voix de Jean-Marie Cavada l’aura rappelé. Et à l’image de Maurice Leroy, un ex-communiste devenu Nouveau Centre et maintenant Ministre, c’est la base qui décide. Et la base a plutôt envie d’une confédération centriste avec les Radicaux d’où émergerait un candidat. François Dubout, ex-candidat aux Régionales, lui, émerge de l’actualité. Bientôt Conseiller Culturel à l’ambassadeur de France en Estonie, le saltimbanque politique restera dans l’histoire le plus gros cumulards d’étiquettes politiques : RPF, FN, PDF, CNI-UMP. Celui qui confie son intérêt pour Dominique de Villepin ou Jean-Luc Mélenchon, a peut-être la réponse ultime aux (petits) tracas politiques : « On rate des opportunités à cause d’anciens clivages et de verrous rouillés », lui qui voudrait faire valser les étiquettes … partisanes. C’est vrai, se passer de mouvements et d’étiquettes politiques, de militants, d’idées et pourquoi pas d’élections, Bocquet, Lamblin, Richir, Henno, Vinckier, Linkenheld, Morin, Dubout, et autres Daubresse, Vignoble, Caudron, Vanlerenberghe, Vandierendonck, … ne diraient-ils pas non ? À croire que l’objet est plus de s’incarner que d’incarner.
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Une campagne qui s’en va à vau-l’eau. En début de semaine, journée de la femme, Catherine Génisson laisse une chaise vide lors du premier des quatre débats de Weo, la TNT régionale, une chaîne financée à hauteur de 3,7 millions d’euros par le Conseil Régional. Pas d’effet Peillon mais plus un effet agenda, plus sûrement une terrible méprise. Ce flagrant déni d’une vice-présidente sortante vient renforcer l’idée que les socialistes ne font pas, ou n’ont pas besoin, de faire campagne. En fin de semaine, c’est Pierre De Saintignon qui se retrouve devant un parterre de chaises vides, et ce devant les caméras des apprentis journalistes de l’ESJ. Lui qui s’impatientait de rencontrer à Lille Sud, des jeunes « particulièrement touchés par le chômage » se fait planter pour son ultime rendez-vous de campagne destiné à lancer des « assises » régionales de l’emploi des jeunes. Symbolique. Énervé, De Saintignon vide son sac, mais on y verra plus un effet miroir. Le roman d’une politique du conte, déconnectée de la réalité et bel et bien vide. Vide était aussi la chaise de Valérie Létard lors du « débat », devenu meeting du Front National, lundi dans le Pas-de-Calais à l’invitation de l’association femmes (ir)responsables. Le procès en respectabilité fait à cette occasion par Valérie Létard au Front National et à Marine Le Pen, aura été le point de départ d’une guerre de « drôles de dames » qui aura atteint son paroxysme en fin de campagne. Valérie Létard, qui voit poindre la peur du vide avec une Marine Le Pen bien décidée à siphonner les voix de l’UMP, renvoie la Marine à Saint Cloud, à ses « valeurs », au vide de ses propositions et aux mathématiques, « Voter FN, c’est faire le jeu de la Gauche ». Létard, qui se déclare sociale et non socialiste, aura renvoyé lors du 4e débat de Weo, Daniel Percheron et Alain Bocquet à leur « politique politicienne » qui vide, selon elle, l’action de la région. Fallait pas l’énerver. Les Verts, eux, ne touchent plus terre, et se voient en apesanteur. Supposés 1500 lors de leur dernier meeting au Zénith, ils nous refont le coup du ballon, en l’occurrence cette montgolfière de la Région, seul héritage de la présidence verte de Marie-Christine Blandin. Le ballon d’oxygène pour la région dont rêve Europe Écologie made in Jean François Caron s’est donc matérialisé ce samedi sous forme de zeppelin. Caron risque tout de même de manquer d’oxygène au soir du premier tour et sa révolution verte menacée de dégonflage lors de la fusion programmatique de la gauche. Que restera-t-il des idées ? La nature a souvent horreur du vide …
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Une fin de campagne qui se cristallise, des sites qui se gèlent, des militants qui arrêtent de tracter, des marchés qui se terminent, des températures qui se bloquent, un Comité en panne, des électeurs qui boudent et des candidats qui luttent. Une lutte contre l’indifférence pour le Modem d’Olivier Henno et de François Bayrou, au milieu de nulle part, une lutte en respectabilité ayant valeur de test national pour Marine Le Pen, confinée à l’extrême droite, à ses valeurs et à son inutilité électorale, une lutte idéologique pour Jean-François Caron, cloisonné dans la décroissance et dissoluble dans le socialisme, une lutte identitaire et de bases électorales pour le PC d’Alain Bocquet, travesti dans la gauche gouvernementale, une lutte contre lui-même pour Daniel Percheron et le PS, de plus en plus enfermés dans leur tour d’ivoire, une vaine lutte selon les observateurs pour la majorité présidentielle de Valérie Létard, coincée entre le FN et la gauche conservatrice et entre son projet pour la région et le vote sanction, et puis enfin une lutte pour exister pour les 4 autres listes. Une lutte impitoyable. Le scénario est par avance écrit, le sondage en a laissé la trame, le rose devrait encore seoir à une région gelée, mais ce qui se trame paraît toujours beaucoup moins important que ce qu’il en a l’air, structurellement et politiquement. Les électeurs vont-ils se réveiller, le printemps va-t-il arriver ?
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Mystifiée et démystifiée. Lorsque Marine Le Pen s’est rendue sur le plateau de LCI pour un duel avec Valérie Létard dans un débat à 4 mardi soir sur LCI (Le Pen-Létard-Percheron-Bocquet), la candidate de l’extrême droite avait prévu d’attaquer la représentante du gouvernement à la « barre à mine ». Sans être vulgaire, on peut dire que la fille Le Pen s’est prise « une grosse mine ». « Quand vous serez sur ce terrain comme moi pendant plus de 20 ans, vous pourrez venir me parler ». Une Valérie Létard bouclier et offensive qui laissa une Marine Le Pen avec la mine des mauvais jours. René Vandierendonck, lui, est en terrain miné. Dans l’affaire Quick, le Maire de Roubaix a retiré sa plainte pour discrimination après avoir affirmé discuter avec l’enseigne nationale. Embourbé dans une polémique qu’il a lui-même suscité, le Maire de Roubaix aura écorné son intégrité politique dans ce mauvais passage aux mines dudit burger. Comparé à un « Georges Frêche du Nord/Pas-de-Calais » par la présentatrice de Dimanche Plus sur Canal Plus, chahuté par Slimane Tir sur le Marché de Roubaix, il aura finalement fallu que Martine Aubry, en sa qualité de première secrétaire du PS, telle « une gardienne de mines », vienne sortir René du fond. Le fond, Daniel Percheron en est également sorti après une campagne jugée « sénatoriale ». Lui qui s’annonce comme « l’héritier de Jules Guesde », se comporte plus comme un Président de compagnie des mines que comme un « collectiviste, internationaliste et révolutionnaire ». Dans la droite ligne du paternalisme minier, la « Compagnie des mines de la Région Nord/Pas-de-Calais » du Président Percheron apporte son soutien aux associations sportives et colombophiles, aux sociétés philharmoniques et aux chorales, ainsi qu’aux sociétés d’horticulture, finance dispensaires et écoles, épiceries et cantines, caisses de secours et de retraite, sans oublier la Sainte-Barbe. Aujourd’hui tout habitant du Nord/Pas-de-Calais doit faire diligence au bon Président : « Moi je suis une fayote, j’ai adhéré pour avoir une place en maison de retraite », rappelait dans Libération une vieille dame. Après avoir été tancé sur LCI sur son bilan, taxé d’être un leader « d’une gauche guimauve et BCBG », et représentant « d’une gauche plus rien » par Alain Bocquet, Daniel Percheron s’est surtout évertué en fin de débat à déminer la future union de la gauche du deuxième tour, scellant avec Alain, redevenu docile, leur union sur le plateau parisien au nom de Jules Guesde et Jean Jaurès. Avec un programme d’une telle modernité, la Région risque plus de devenir une mine à ciel ouvert qu’un véritable gisement.
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Les socialistes ne battent pas campagne, ça on le savait, et ce ne sont pas les bons chiffres à venir qui vont les aider à ne pas se reposer que sur leur bilan. Déjà dans les premières approches, débauchages et rabibochages pour constituer la liste du 2e tour, l’attitude du Front de Gauche, qui annonce partout qu’il s’autorisera à reprendre sa liberté comme en 2004, les inquiète. À nouveau élus ensemble mais opposés à l’assemblée, drôle de perspective. Marine Le Pen, elle, ne s’inquiète que de savoir comment s’est passé le passage de la candidate Létard sur son pré carré, le marché d’Hénin Beaumont. Elle ferait mieux de s’inquiéter des salves nourries que la Secrétaire d’État envoie à ses réunions publiques. Entre autres accusée « d’agiter le chiffon rouge des souffrances et des peurs », Marie Le Pen est renvoyée à ses « postures » anti-capitalistes en rappelant que Jean-Marie Le Pen doit sa fortune et son domaine de Montretout à Saint-Cloud, aujourd’hui siège du FN et aujourd’hui supposé visité par un huissier, à l’héritage de magnats du capitalisme, les cimentiers Lambert. L’une propose de « Faire à la Région ce qu’on a fait à Hénin », l’autre de « Faire à la Région ce qu’on a fait à Valenciennes », Daniel Percheron lui s’inquiète juste de savoir s’il pourra encore faire à la Région ce qu’il y faisait déjà, la Présider, énervé qu’il est par la « vilaine » « petite » Valérie qui lui reproche « son manque de vision stratégique ». En réponse, il aura loué la vision stratégique de Pierre Mauroy sur le dossier TGV. Allez comprendre ! Comme cette petite phrase d’Alain Bocquet qui s’inquiète pour les travailleurs : « Je connais trop de petites coiffeuses prises en apprentissage, et puis basta ». On aurait juré qu’il était chauve. Peut-être que ceci expliquerait cela. Pendant ce temps-là les ex, futur et ministres défilent auprès de Valérie Létard, 5 en une semaine, record à battre. L’inquiétude des scores du FN expliquerait-il cela ? À moins que ces gros scores ne soient gonflés comme l’est la foule, « photoshopéisée », de l’affiche de campagne de la Rock Star Marine Le Pen, qui, elle, ne fait pas semblant d’être en campagne présidentielle.
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La raffinerie pétrolière de Total Fort-Mardyck à la rue d’abord, les cheminots dans la rue à Somain, les ouvriers de la centrale à charbon d’Hornaing qui ont peur de la rue et les salariés de Rottendorf à Prouvy à la rue, mais finalement avec un accord et une enveloppe, le tout sans qu’un candidat PS, Front de Gauche ou Vert ne soit jamais très loin, la rue est assurément le théâtre de ces régionales Nord/Pas-de-Calais 2010. Non qu’il ne s’agisse là d’une forme de théâtre de rue, un genre dont une représentation marché du Vieux Lille a été donnée ce dimanche, mais plus d’un théâtre de marionnettes. Camarade Jean François à Rottendorf, Camarade Alain et Pierre à Hornaing, Camarade Alain à Fort-Mardyck, Camarade Alain, Pierre et Daniel à Somain nous parlent de théâtre vivant, mais Camarade Éric et Camarade Pascale, eux, n’y voient qu’un jeu de dupes. Un nouveau camarade s’est initié ce week-end au combat de rue, Camarade Olivier, qui brandit le drapeau orange devant les stations Total de Lille et Anzin, pour le « Boycott Total ». Une idée en provenance directe des militants internautes modem qui s’invitent désormais sur la célèbre scène de la mobilisation pour les camarades grévistes. Quelques metteurs en scène ont dû tiquer. Ça fait un peu désormais Vaudeville toutes ces chansons de gestes. Exit Channel, Phénix et autre Saint Sauveur, la raffinerie des Flandres est devenue La salle de spectacle régionale, avec à l’affiche Olivier samedi, Alain mardi et Pierre mercredi, prolongations jusqu’au 14 mars ? S’il se retrouvent dans la rue, et c’est déjà ça, les acteurs de gauche désirés ou non de l’entre-deux tours appréhendent pourtant le dernier acte où ils risquent bien de nous offrir un théâtre d’improvisation. Malheurs aux seconds rôles à qui on prédit la rue et aux figurants qui ne seront une nouvelle fois pas payés.
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La campagne s’accélère … Plus question de Grippe A, les candidats serrent les paluches à la pelle. Dans le concert médiatique, la désormais fameuse passe d’armes place du concert à Lille, entre Martine Aubry et Xavier Bertrand, a eu son lot d’amabilité et de petites phrases qui nourrissent les médias. La première secrétaire du PS pas là par hasard et le secrétaire général de l’UMP là par Létard auront sorti la campagne de l’ombre médiatique. Les médias nationaux donnent déjà Valérie Létard et la majorité présidentielle perdant au deuxième tour, cela explique certainement la sortie de René Vandierendonck, Maire de Roubaix, qui nourrit la désormais fameuse polémique du Quick Halal en portant plainte pour discrimination. Réaction jugée « exagérée et dangereuse » par Cécile Duflot qui y voit des « relents islamophobes », jugée politique par Marc-Philippe Daubresse qui y voit « l’alliance objective du PS et du FN ». On attend toujours qu’un socialiste tape sur l’extrême droite, qui elle ne se gène pas de jeter en pâture dans un recto-verso des noms de filles de, fils de, maire de, socialistes employés au Conseil Régional. Ça énerve ! Alain Bocquet se fâche tout rouge sur le plateau de France 3 Nord/Pas-de-Calais pour le débat régional N°2. Renvoyé dans ses cordes par Valérie Létard qui sur Total Fort-Mardyck le rappelle à Usinor Denain et Georges Marchais, Alain Bocquet s’est surtout fait rappelé à ses jeunes utopies lorsqu’Éric Pecqueur (LO) le fait passer pour un gauchiste mou et un faux camarade. Éric Pecqueur appelle à la grève générale et au grand soir, trop audacieux pour le communiste qui se fusionne dans un Marx et un Mars. Total, halal, genièvre et gaufres, la campagne s’accélère et prend écho national, du moment que nous ne finissions pas à la fraîche.