Comité de Salubrité Régional Nord/Pas-de-Calais


Pucelle ou Dauphine

Ce n’est donc pas à 13 ans dans le jardin de son père que la “bonne alsacienne” entendit des voix célestes mais bien à 37 ans dans les bureaux de l’hôtel de ville lillois, et il s’agissait plus de voix d’une mère supérieure, Martine Aubry, qui lui enjoignait de prendre l’étendard de la deuxième place de la liste PS aux Sénatoriales 2011. Cette intronisation en forme de sacre ferait d’Audrey Linkenheld, puisque c’est de elle qu’il s’agit, la Dauphine désignée. Parlementaire, Maire de Lille, tout lui était promis dans les pas de Martine VII. Cette “apparition” remarquée fut singulièrement contrariée à l’été lorsque qu’une procédure “d’empeichement” fut proclamée. Et c’est une Delphine au nom de Bataille, campagnarde patentée, qui fut propulsée à la Haute qui venait de basculer. Une bataille de perdue mais pas une guerre. C’est dans la 2e circonscription du Nord, terre de roses en jachère du jardinier en titre, Bernard Derosier, qu’Audrey y cultiverait les plates bandes. C’était évidemment sans compter un procès en sorcellerie orchestré par Monseigneur Éric Quiquet, autoproclamé Candidat EELV sur cette même 2e circonscription du Nord. La diatribe est acerbe : « Je salue le talent de Martine Aubry qui, avec beaucoup de conviction, a su imposer chez ses collègues de Lyon ou Paris des candidats écologistes. Les écolos, c’est bien, mais chez les autres ! On peut prendre les Parigots pour des rigolos, mais Wattrelos n’est pas un quartier de Lille. » Wattrelos ? Le Waterloo du toxique Vice Président aux finances de la LMCU, Dominique Baert, Député sortant, forcé de laisser son pré carré à un écologiste au nom de l’accord supérieur PS-EELV négocié dans le cadre de la présidentielle. Et voilà par ricochet, Slimane tirer enfin son épingle du jeu pour accéder à l’Assemblée Nationale. Éric Quiquet n’y vit que perfide manoeuvre de guerre destinée à nettoyer la vallée lilloise de tout écologiste fusse-t-il et surtout adjoint au Maire de Lille et d’offrir un dépucelage politique à bon prix pour la Dauphine. Voici désormais Audrey l’hérétique promise au bûcher écolo et personne pour n’y relever l’empreinte carbone …

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Entrez dans la désespérance

À tous, Patrick Kanner promet “écoute, collégialité et transversalité”. À croire que l’ancien Président du Conseil Général du Nord n’écoutait personne, faisait tout, tout seul, et ne voulait pas entendre parler d’opposition ? Ça y est les Cantonales sont jouées, les compteurs Geiger se sont affolés. Il y en a partout et pour tous les goûts. Patrick Kanner a gagné, Bernard Derosier a tiré sa révérence, la Gauche a gagné, les Forces de Gauche ont gagné, Marine a gagné, les Verts ont gagné, Aubry a gagné, Hollande a gagné, les Centristes ont gagné, Sarkozy a perdu, l’UMP a perdu. Bien. Et ? D’un côté le “Ni-Ni” de l’entre-deux-tours de la cantonale 2011, les petites phrases du nouveau Ministre de l’Intérieur, Claude Géant, la curieuse stratégie de reconquête du P de l’UMP, de l’autre des socialistes qui se frappent le torse de lamentations en criant “Sarkozy”, l’appel frelaté au “front républicain” et les pré-candidats à la présidentielle qui veulent sortir en tête du dernier virage, telles ont été les scénettes politiques aperçues sur vos écrans avant le second tour des élections cantonales. Depuis le rideau sur l’écran est tombé et la dernière séance avant l’élection présidentielle 2012 s’est jouée. Pas très glorieuse … D’abord il y a cette abstention record et puis ce Front National au summum. Dans un scrutin uninominal à deux tours, le FN se retrouve marron, comme un temps les centristes. Pas de 3e voie sous la cinquième, le refrain est connu, surtout si c’est une voie de garage, mais le pain béni d’un second tour face au FN est devenu indécent. Il y a comme un monde qui s’écroule et comment interpréter ces résultats ? Il y a d’abord le soliste Mélenchon, toujours ronchon, qui voit un peuple écoeuré, une classe politique hors réalité, un système arcbouté. Il y a la chorale UMP qui y voit un avertissement sans frais, des pans entiers de débats abandonnés à réapprivoiser et les petits chanteurs centristes et de l’UMP déboussolés qui rêvent de s’émanciper. On remarquera le canon des socialistes presque cyniques, adossés avec des communistes revigorés et des verts aux aguets, mais loin d’être une chanson de geste, la vague bleue marine est une marche funèbre. Les petits bricolos qui manipulent les résultats et fluctuations du Front National nous font parfois penser aux ingénieurs japonais de Fukushima. Ils ne contrôlent plus grand chose d’un parti qui s’institutionnalise. D’un côté, le jeu trouble de l’UMP que les médias décryptent et démontent minute après minute, de l’autre, une partition bien plus sournoise jouées par les forces de gauche : L’entretien de la désespérance, dont les pires des illustrations sont ces duels Front National/Front de Gauche ou PCF aux cantonales. Désespérés les français pourraient l’être vraiment. Il fut un temps où Valenciennes était à feu et à sang, saigné de 10.000 emplois, de la métallurgie à la sidérurgie, des banderoles et émeutes partout et de sérieuses menaces de gangrène sociale. On ne refera pas l’histoire mais on entendit surtout là le discours de l’espérance et des élus solidaires. Ça manque … La politique compassionnelle compulsive n’a qu’un temps. Ça fait parfois du bien d’être écouter et aimer mais la question est : qu’est-ce qu’on fait pour s’en sortir ? À moins que certains ne souhaitent pas forcément qu’on s’en sorte ?

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L’homme qui valait 3 milliards

À la rentrée 2010, Daniel Percheron avait sorti de son cartable le RER Lille-Hénin, 17 minutes et 1 milliard d’euros clés en main. On se souvenait alors de l’ire d’Éric Quiquet qui stigmatisait “la politique de l’illusion”. La grande illusion n’aura pas durée, le méchant État n’aura pas accordé le moindre euros au RER Percheron, “un échec personnel” selon l’autre vert Dominique Plancke pour qui il n’y avait pas lieu de se précipiter et de passer ainsi par delà l’assemblée régionale et ses services. Un autre élu est quelque peu vert, le même Éric Quiquet, Vice Président aux Transports de la LMCU, qui ne récupère dans cet appel à projet que 9 millions d’euros de l’État pour un dédoublement de la ligne 1 du métro lillois à 500 millions d’euros (!). Un dédoublement nécessaire ? Avec 36 millions accordés au Tramway Béthune-Bruay pourtant embourbé dans une erreur de procédure, l’État a voulu rappeler que ce projet “offre une alternative crédible à la voiture en créant un lien entre des polarités fortement dépendantes reliées uniquement par voie routière à ce jour”. Pan des les dents. Et c’est finalement le tramway fiasco de Douai, qui finira (un jour) par emporter le Maire UMP Jacques Vernier, qui récupère le dernier morceau de l’État, 8 millions d’euros pour un vulgaire bus dans un couloir de bus. Un État qui s’est transformé en État d’urgence sur la question des lycées. Avec les 865 suppressions de postes annoncés, Marie-Jeanne Philippe, Rectrice en chef, fait face à ses inquisiteurs en pleine assemblée CESR au Conseil Régional. Déterminée à ne rien lâcher devant une institution qui aura tout de même construit et rénové à tour de bras des lycées alors que les effectifs scolaires baissent sans cesse, la rêche rectrice aura entendu les élus de gauche, dont la larmoyante (Brigitte) Olfa Laforce, parlant d’un « massacre organisé » (sic), mais ne les aura pas écouté, stigmatisant « ces filières surdimensionnées avec des élèves qui vont se retrouver au chômage et des filières quasi vides malgré des perspectives d’emploi ». Dans ce dialogue de sourds, on aura surtout repéré la noire colère de Daniel Percheron qui à force de se faire tacler par l’État va sentir l’ombre de Martine Aubry dans son dos. Celle qui a fait du non cumul des mandats un bras armé pour placer, comme sur un échiquier, ses petits soldats Audrey Linkeheld (à la place de Bernard Frimat/Dinah Derycke), Patrick Kanner (à la place de Bernard Derosier), Frédéric Marchand (à la place de Gilles Pargneaux), Renaud Tardy (à la place de René Vandierendonck), … n’aura eu ni la peau de Michel Delebarre et ni celle Daniel Percheron. Et pendant ce temps-là ma bonne dame, Pierre De Saintignon, et sa politique du conte, s’encroutent dans la salle d’attente. Comme Daniel Percheron n’aura pas son RER Percheron, “son” million d’euros (960.000 euros de la Région pour être exact), il l’a envoyé à l’EPCC du Louvre-Lens pour “le lancement de l’exploitation du musée et des premières actions prioritaires en vue de son ouverture”. Si par malheur, le Président Percheron se trouve un jour dépourvu, ce n’est pas la Présidence du RC Lens qui l’attend, mais bien celle du Louvre-Lens. Quant à Gervais Martel, Président du RC Lens, qui craint que son Club devienne musée, il ne cracherait pas sur quelques “bons” millions d’euros …

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Méthode et méthode

Vendredi, il y avait visiblement deux “place to be” en Région. La Conférence de Presse Railenium à Valenciennes et le Conseil de Communauté de la LMCU à Lille. D’un côté, Bernard Derosier, Daniel Percheron, Rémi Pauvros, Valérie Létard, Dominique Riquet, Bernard Baudoux … et Jean-Louis Borloo, de retour à Valenciennes, venus soutenir le dossier du ferroviaire valenciennois dans le cadre du Grand Emprunt, cher à René Ricol. De l’autre, René Vandierendonck, Michel-François Delannoy, Martine Aubry relayant la présentation du devenir de la Zone de l’Union de Tourcoing-Roubaix-Wattrelos en Conseil. Deux temps, deux méthodes. La méthode Borloo et la méthode Aubry. D’un côté des élus poids lourds venus pousser le volet recherche du train valenciennois, déjà bien sur rails avec son pôle I-Trans, ses entreprises, sa boucle et sa future boucle sambrienne d’essai et autre AFE, au credo d’un « Tous ensemble » réunissant le spectre des étiquettes politiques et des territoires. De l’autre des images virtuelles sur un projet longtemps virtuel où n’émergent pour l’instant qu’une fin de travaux du CETI, Centre de Textile Innovant (du pôle qui sera en son temps lui aussi candidat au Grand Emprunt), un peignage de la Tossée devenu salle de spectacle et un “bidonville”, de la bouche de Max-André Pick, élu d’opposition Roubaisien, le tout dans une ambiance politique avec le néo-centriste Gérard Vignoble, qui trouvait les temps longs sur ce dossier, chatouillé par l’exécutif rouge-rose-verts-orange de la LMCU. La veille en débat public à la Mairie de Lille, c’est une autre arlésienne dont on posait les jalons, l’avenir du Parc de la Citadelle, déjà vendu par Martine Aubry en 2004 dans le cadre du projet Grimomprez-Jooris 2, c’était le temps où la Méthode Aubry était le passage en force. Certes le dossier Stade fut un plus qu’un caillou dans une chaussure, certes la Zone de l’Union est la plus grosse friche industrielle de France, mais constatons que les consensus politiques lillois se trouvent plus facilement pour faire émerger de terre en temps record des siège de Région, musées et casino que des stades, hôtels d’entreprises high-tech, Hyde ou Central Park, siège décathlonien, Textipôle et autre port de Plaisance. Effets d’annonce à rallonge et chamailleries à répétition tantôt avec la bande à Christian Decocq, tantôt avec la bande à Gérard Vignoble, tantôt avec la bande à Gérard Caudron, tantôt avec la bande à Éric Quiquet, tantôt avec la bande à Pierre Mauroy, tantôt avec la bande des associations, … tels sont les piments de la méthode Aubry, un brin manichéenne, qui saupoudrent une mezze d’économie, culture, aménagement, et autres politiques, présentés surtout comme solidaire. Certes Percheron, Derosier, Pauvros, Baudoux ne participeront pas toujours à la partie de chasse en meute de la bande à Jean-Louis Borloo, mais ne pas jouer avec “le meilleur N°10 pour le Nord-Pas-de-Calais” dixit Percheron, risque de vous envoyer sur le banc de touche. Celle qui veut faire de Lille une terre d’exemple pour son ambition présidentielle de 2012, et qui a rappelé à son impatience Ségolène Royal, se confronte dans le calendrier avec celui qui depuis vendredi veut faire de ce qu’il a fait de Valenciennes, ce qu’il veut faire pour la France en 2012, modèle et méthode comprises, impatience d’Hervé Morin ou non. Alors que Ségolène Royal répondait que le PS n’avait pour l’instant ni candidat et ni projet, Jean-Louis Borloo promettait à ses ouailles que ce serait ici et à eux qu’il l’annoncerait, laissant planer un doute façon Jacques Delors 1995, père de Martine Aubry et adepte d’une encore autre méthode, devant les éternels vents partisans qui érodent bien plus que la pratique politique.

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Domestique et associée

Prophétique Catherine Génisson ! “Contrairement à ce que dit Pierre Ferrari, le PS existe sur le territoire. Le président de la communauté d’agglomération est socialiste, le maire de Carvin et vice-président du conseil régional est socialiste. Le PS est archi-présent.”. Assigné en justice par Pierre Ferrari et militants d’Hénin-Beaumont, le PS sommé de reconstituer la section d’Hénin-Beaumont depuis 2 ans, est effectivement archi-présent en ce moment, mais plutôt dans les rubriques qui fâchent. Bruay-la-Buissière qui se déchire, Serge Janquin, député-maire de la commune associée de Labuissière, et Alain Wacheux, maire de Bruay et président d’Artois Comm qui s’écharpent, ah les joies des communes associées ! Comme une malédiction. Les Labuissiérois n’en veulent plus et même le comique Gérald Dahan, y tombe, victime d’une crise de spasmophilie avant son spectacle dans ladite ville, mariée sous des auspices politiques. La malédiction des villes associées. Celle d’Hénin-Liétard et de Beaumont-en-Artois, devenues Hénin-Beaumont en 1971. Hénin-Beaumont la désormais sinistre, celle qui va même “accueillir” certains services centraux du FN, selon les voeux de sa nouvelle présidente. Hénin-Beaumont rattrapée par la bande dans l’affaire Pichoff, le juge béthunois qui dort en prison pour une affaire de soupçons de corruption, avec l’incarcération de Guy Mollet, non pas le président du conseil de la IVe république, mais l’homme d’affaire et proche de … Gérard Dalongeville. Pour Marine Le Pen et le néo-secrétaire général du FN, Steeve Briois, c’est sur le PS est archi-présent dans cette affaire. Béthune, Bruay, Hénin qui flambent, et Wattrelos qui brûlent de dettes. Lanterne rouge régionale avec 1,2 million d’euros de déficit, la ville du Maire Vice-Président aux finances de la LMCU, Dominique Baert, l’homme des emprunts toxiques à l’hôtel communautaire, est épinglée. Armentières, Maubeuge, Tourcoing, Bruay-La-Buissière (encore elle !), Liévin, Wasquehal et Croix sont elles dans le collimateur de l’étude de Public Evaluation System. Le département du Nord, dont le futur ex-président Bernard Derosier regrette presque de ne plus pouvoir lever l’impôt avec des assiettes trop petites, et le département du Pas-de-Calais, dont le Président Dominique Dupilet fâche du Préfet à Martin Hirsch en mettant un budget difficile et un milliard sur le dos du désengagement de l’État, sont assurément hors catégories. Le PS archi-présent, mais pas dans le valenciennois, une “terre non domestiquée et ça, la Fédération du Nord du PS ne le supporte pas… », de l’aveu de Bernard Frimat, qui n’en finit pas de s’épancher en Sénateur éconduit par le “Clan” Aubry. La fédération du Pas-de-Calais, elle, c’est une terre rendue à l’état sauvage dont elle va devoir bientôt répondre.

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… Dépendance(s)

… Un autre futur ex-président posait en effet sur la photo Grand Stade, Bernard Derosier, Président du Conseil Général du Nord, contributeur pour 45 millions d’euros (aussi) au Grand Stade pour la voirie, qui a annoncé qu’il ne se représenterai pas aux Cantonales 2011 et abandonnait, de fait, sa Présidence. “Sans dauphin” de l’aveu même de celui qui fut élu député en 1978, et toujours réélu depuis. Député-Maire d’Hellemmes, Président du Conseil Général, Bernard Derosier était souvent montré du doigt au PS pour ses cumuls de mandats et leur nombre de renouvellement. Pas vraiment en phase avec les objectifs socialistes 2012. Le seigneur Martine Aubry s’était même lancé dans une injonction publique à l’orée des législatives 2007 en retour de sa protection dans l’épisode Derosier-Raoult de 2004. Derosier avait dit non. Pour ce coup de 2010 “il n’y a pas eu d’intimidations” mais sur l’argument de l’âge, Bernard Derosier, le “dernier des mauroyistes”, aurait en fait été docile sur le volet cumuls des mandats lorsque les Francs-Tireurs Gilles Pargneaux et Frédéric Marchand sont venus frapper à sa porte. Le prétexte aura enfin était le bon pour un déboulonnage interne. La quête de l’exemplarité pré-présidentielle 2012 selon Sainte Martine est atteinte. Amen. La providence s’appelait “Siège de Sénateur”, finalement décliné par le Saint Bernard. Président du Conseil Régional du Nord-Pas de Calais et Sénateur, et donc cumulard en puissance, Daniel Percheron fait-il également l’objet de pressions à l’aube des futures sénatoriales ? Sa chaise vide du Grand Stade illustrerait-elle l’ombre d’un refus ? Michel Delebarre, député-maire de Dunkerque et René Vandierendonck, futur ex-maire de Roubaix, ont de leur côté déjà mangé quatre places (parité oblige) de la liste socialiste pour les futures sénatoriales dans le Nord. Est-ce à dire que le Député Maire de Dunkerque fera bientôt une annonce d’allégement de mandat ? Dauphin imposé, Pierre De Saintignon, “homme lige de Martine Aubry”, élu en “ticket” avec le Président Percheron à la tête du Conseil Régional en 2010, attend son heure pour prendre place sur le perchoir de l’assemblée régionale. Va-t-il finalement devoir encore patienter ? La toile aubryiste est-elle plus longue à tisser qu’à détisser la toile mauroyiste et la toile artésienne ? Celui qui ne veut plus patienter est Patrick Kanner qui lorgne depuis longtemps sur la Présidence du Conseil Général du Nord. L’ex-homme d’appareil habitué à essuyer les coups d’épines “derosières” et (petits) croche-pied aubrysistes veut surtout éviter un destin à la Bernard Roman, dauphin désigné à la Mairie de Lille puis sommé de se cacher dans l’ombre de Martine Aubry, et enfin mis au ban pour quelques fautes de goûts. Candidat à la future présidence, Patrick Kanner “a envie d’écrire une nouvelle page du même livre.” L’écrira-t-il ? Peu importe car finalement tout change, rien ne change, à part le nom du seigneur et de ses agneaux.

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Orphelins et Mesquins

Drôle de semaine, avec les “orphelins” de l’État collés aux basques de René Ricol, Commissaire général à l’investissement, dont la mallette de 35 millions d’euros au nom du Grand Emprunt national suscite les intérêts. Ceux de Michel-François Delannoy et René Vandierendonck avec le pôle image et le pôle textiles techniques Roubaix-Tourcoing, ceux de Pierre De Saintignon avec “son” euratechnologies, sans oublier ceux de Daniel Percheron avec “son” Louvre-Lens, soit les 4 plus virulents procureurs socialistes du “supposé” désengagement de l’État. Manquée juste à l’appel la verte Hélène Flautre qui veut faire de la Métropole Lilloise un pôle d’excellence d’intégration des roms. Le président Percheron va encore plus loin dans le nouveau magazine du Louvre Lens, euh du Conseil Régional, tiré à 1,7 millions d’exemplaires. Avec 7 villes du Nord/Pas-de-Calais dans le Top 8 des villes les plus pauvres de France, le Président Percheron loue les efforts des collectivités locales, accuse la fatalité et … le désengagement de l’État via la dotation de péréquation. L’État pourfendé, État critiqué, État responsable de toutes les misères mais État à l’origine du projet le Louvre-Lens, on en viendrait presque à l’oublier tant Daniel Percheron en aura fait sa danseuse, voire une opération du Saint Esprit. Heureusement que l’État ne fait pas preuve de petites mesquineries façon Bernard Derosier, Président du Conseil Général du Nord, notamment à l’égard du valenciennois, territoire visiblement mal coloré. Pas de financement tram, pas de financement stade, pas non plus au programme des journées du patrimoine du Conseil Général du Nord, provoquant l’ire de Patrick Roussies, adjoint à la culture de Valenciennes et nous ajouterons, pas non plus au programme du Name Festival, le festival électro perfusionné par le Conseil Général du Nord, qui en 5 éditions aura arrêté sa caravane uniquement dans les villes roses du département, Lille, Roubaix, Tourcoing, Maubeuge et Dunkerque.

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Sur les roses …

On connaissait la litanie de Saint Nom de Jésus ou la litanie des roses, restera désormais la litanie de Saint Bernard de Rosier, épineuse à souhait. Pas une prise de parole, pas un discours, pas un article de presse, sans que le Président du Conseil Général du Nord, le multi-cumulard Bernard Derosier n’évoque “Le désengagement de l’État” pour justifier l’appauvrissement de l’action départementale en matière de contrats aidés, RSA ou autre politique des transports, et ce, jusqu’à la caricature. La perpétuelle incantation permet de tout justifier, du désengagement du Conseil Général sur le transport des lycéens à l’augmentation des impôts. Bizarrement, le désengagement de l’État n’a pas affecté le budget communication du Conseil Général du Nord, qui à grand renfort de 4×3, rappelait cet été à nos concitoyens ses missions. On en oublierait presque les élections cantonales à venir en 2011. En tournée d’été ou pré-électorale, c’est selon, le Président Derosier arpente comme chaque année “son” département mais n’avait pas prévu cette fois de devoir justifier ses revirements sur le dossier des transports scolaires du département, le réseau arc-en-ciel, débouchant sur un imbroglio juridique. Une délégation de service public un temps confiée au “grand capital”, en la personne de Véolia Transports, suivie d’un rétropédalage au profit de Dupas-Lebeda sur fond d’annulation, entraînant logiquement une valse de recours, favorable à Veolia le 15 juillet et une rocambolesque plénière du 16 août sans quorum pour assurer une continuité de service public pour la rentrée 2010. Une mascarade juridique qui ferait presque regretter au Président l’annulation par le Tribunal Administratif de la reconduction du CDD de son fils, Philippe Derosier comme directeur des affaires juridiques du département du Nord en octobre 2009 …

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