Comité de Salubrité Régional Nord/Pas-de-Calais


Domestique et associée

Prophétique Catherine Génisson ! “Contrairement à ce que dit Pierre Ferrari, le PS existe sur le territoire. Le président de la communauté d’agglomération est socialiste, le maire de Carvin et vice-président du conseil régional est socialiste. Le PS est archi-présent.”. Assigné en justice par Pierre Ferrari et militants d’Hénin-Beaumont, le PS sommé de reconstituer la section d’Hénin-Beaumont depuis 2 ans, est effectivement archi-présent en ce moment, mais plutôt dans les rubriques qui fâchent. Bruay-la-Buissière qui se déchire, Serge Janquin, député-maire de la commune associée de Labuissière, et Alain Wacheux, maire de Bruay et président d’Artois Comm qui s’écharpent, ah les joies des communes associées ! Comme une malédiction. Les Labuissiérois n’en veulent plus et même le comique Gérald Dahan, y tombe, victime d’une crise de spasmophilie avant son spectacle dans ladite ville, mariée sous des auspices politiques. La malédiction des villes associées. Celle d’Hénin-Liétard et de Beaumont-en-Artois, devenues Hénin-Beaumont en 1971. Hénin-Beaumont la désormais sinistre, celle qui va même “accueillir” certains services centraux du FN, selon les voeux de sa nouvelle présidente. Hénin-Beaumont rattrapée par la bande dans l’affaire Pichoff, le juge béthunois qui dort en prison pour une affaire de soupçons de corruption, avec l’incarcération de Guy Mollet, non pas le président du conseil de la IVe république, mais l’homme d’affaire et proche de … Gérard Dalongeville. Pour Marine Le Pen et le néo-secrétaire général du FN, Steeve Briois, c’est sur le PS est archi-présent dans cette affaire. Béthune, Bruay, Hénin qui flambent, et Wattrelos qui brûlent de dettes. Lanterne rouge régionale avec 1,2 million d’euros de déficit, la ville du Maire Vice-Président aux finances de la LMCU, Dominique Baert, l’homme des emprunts toxiques à l’hôtel communautaire, est épinglée. Armentières, Maubeuge, Tourcoing, Bruay-La-Buissière (encore elle !), Liévin, Wasquehal et Croix sont elles dans le collimateur de l’étude de Public Evaluation System. Le département du Nord, dont le futur ex-président Bernard Derosier regrette presque de ne plus pouvoir lever l’impôt avec des assiettes trop petites, et le département du Pas-de-Calais, dont le Président Dominique Dupilet fâche du Préfet à Martin Hirsch en mettant un budget difficile et un milliard sur le dos du désengagement de l’État, sont assurément hors catégories. Le PS archi-présent, mais pas dans le valenciennois, une “terre non domestiquée et ça, la Fédération du Nord du PS ne le supporte pas… », de l’aveu de Bernard Frimat, qui n’en finit pas de s’épancher en Sénateur éconduit par le “Clan” Aubry. La fédération du Pas-de-Calais, elle, c’est une terre rendue à l’état sauvage dont elle va devoir bientôt répondre.

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Tristes tropismes

Steeve Briois qui se fait dézinguer la gueule en pleine nuit, devant chez lui, en promenant son chien ; Gérard Caudron, l’autre, le Maire de Neuville-en-Ferrain, qui dégomme son 4e Directeur Général des Services depuis son élection ; Ségolène Royal qui se fait retourner son appartement pour la 3e fois ; Gérard Vignoble qui fait cavalier seul pour les Sénatoriales ; Jean-Jacques Candelier prêt à balancer au juge les PV de la mission parlementaire chargée d’enquêter sur l’attentat de Karachi ; Marie-Noëlle Lienemann qui chaparde la quatrième place, éligible, de la liste Sénatoriales PS d’Ile-de-France à Dominique Bertinotti, proche de Ségolène Royal, Maire du 4ème arrondissement de Paris ; Bernard Frimat, Sénateur valenciennois socialiste sortant et Vice-Président de la Haute Assemblée, qui se fait squizzer comme un bleu de la liste PS du Nord pour les Sénatoriales ; Treize “hauts responsables” socialistes artésiens qui règlent le cas de Pierre Ferrari à Paris ; Gérard Darmanin qui à Tourcoing hurle au “Hold Up fiscal” de son Maire socialiste Michel-François Delannoy et pour finir, Dunkerque toute proche d’engloutir Saint-Pol-sur-Mer et Fort-Mardyck, le petit microcosme politique régional s’agite bien curieusement en ces temps d’hiver rigoureux … mais comme dans toute bonne série policière, il y a toujours mobile, assassin, commanditaire et autres contrats. Pour notre première affaire, le “Black Out” de Steeve Briois est malheureusement préjudiciable pour l’enquête. On ne saura jamais s’il s’agit d’une mauvaise chute sur la neige ou d’un règlement de compte à la sauce héninoise. En tout état de cause, cet “événement” aura permis à Marine Le Pen de relancer une corde sensible, la “victimisation du FN” et celui qui traîne en justice tout ce qui bouge d’avoir eu un réflexe conditionné salvateur dans son “coma” : se présenter au Commissariat de Police. Quel citoyen ! En parlant de règlement de compte à la sauce héninoise, un contrat court sur la tête de Pierre Ferrari. Catherine Génisson, Daniel Percheron, Guy Delcourt, Jean-Pierre Kucheida ou encore Albert Facon, les Barons Socialistes ont pris une décision : s’en remettre à Martine Aubry, la patronne du PS. Régler Hénin à Lille. Une nouvelle ère ? Le seul tord de Ferrari et de ses MJS ? Avoir tenté de reprendre les choses en main après les dérapages incontrôlés de la Fédé PS du Pas-de-Calais sur le lourd dossier héninois. Hénin, comme un symbole du socialisme féodal parfumé à la naphtaline, comme un symbole de cette politique de perfusion socialiste qui fait naître un agent indésirable : le Front National. Marie-Noëlle Lienemann, celle qui allait tout révolutionner en 2008 sur ce dossier en partant à la conquête de la Mairie, s’en retourne comme elle venue, de sa banlieue parisienne, pour récupérer un siège sénatorial. La Fabiusienne, Hollandiste, Hamoniste était de toute façon promise à une retraite anticipée dans les fiefs socialistes du Nord et du Pas-de-Calais. Pas de place pour elle sur la liste des sénatoriales du cumulard Percheron, c’est Catherine Genisson qui accède au Graal. Un qui n’aura plus rien à cumuler, c’est le socialiste valenciennois Bernard Frimat. Quand les premiers frimas furent là, l’ancien Député Européen ne vit pas le rouleau compresseur métropolitain et aubryiste lui tomber sur le coin de la figure. Doublé, oublié, rayé. Un autre ne veut pas subir le même sort sur une des listes de la Majorité Présidentielle pour les Sénatoriales, Gérard Vignoble, transfuge wasquehalien PS-CDS-UDF-Modem-NC qui s’annonce tête de liste Nouveau Centre pour les sénatoriales avec comme unique investiture, celle de son Président d’Hervé Morin. Valérie Létard, Sénatrice NC sortante ? “Que Borloo quitte le RPR”. Marionnette, messager, colis piégé ou pion, Vignoble choisira son rôle, la pierre, elle, est lancée dans un autre fief, valenciennois, celui de Borloo. Un autre est en mutation, le Dunkerquois de Delebarre qui s’offre une fusion express de Saint-Pol-sur-Mer et Fort-Mardyck, après celle avortée par le Préfet en 2004. La décision du Conseil d’État du 20 octobre 2010 ressuscite le dossier (toujours en cours depuis 2004) et en 1 mois, Pif, Paf, Pouf, le “Grand” Dunkerque sort du chapeau. 99999 habitants, un montage à la Lomme-Lille-Hellemmes et vive les “conseils communaux” ! Les citoyens ? Ils n’avaient pas voté « oui » dans les conditions fixées par la loi de l’époque. Un “beau passage en force” rétroactif en somme. Ah Michel Delebarre, premier à profiter à plein régime de la réforme des collectivités territoriales … Pour les impôts ? Le désengagement de l’État permet de tout justifier. Les augmentations y compris comme à Tourcoing. 4e pour son taux d’imposition selon Gérald Darmanin. Le “fils” de Christian Vanneste” lance un incendie que Vincent Lannoo et Djill Achiba sont chargés d’éteindre au nom de Michel-François Delannoy, qui s’agace. Trop d’exonérations pour loger les Bobos dans les lofts et petits propriétaires qui payent ? Pas toujours facile d’habiter à Tourcoing. Comme Boulogne-Billancourt où Ségolène Royal réside. Celle qui vient d’annoncer sa candidature aux primaires socialistes à la barbe de Martine Aubry, a déclaré ne pas vouloir se “laisser intimider” par cette “mise à sac”. C’est vrai que se faire intimider par une mineure serbe cambrioleuse… Pas grave, on aura apprécié la théâtralisation médiatique dont se pare l’élue au destin présidentiel et dont abusent les médias. Théâtre quand tu nous tiens. Jean-Jacques Candelier, devant une forêt de micro, champion des luttes, qui veut briser le secret de la mission parlementaire chargée d’enquêter sur l’attentat de Karachi. On voudrait juste qui brise nos doutes sur la mise en examen prononcée à son encontre le 2 avril 2003 concernant le Syndicat intercommunal de la région Somain-Aniche (SIRSA), devenu ensuite la Communauté de communes de l’est du Douaisis (CCED), pour être rebaptisée Communauté de communes Coeur d’Ostrevent. Une peinture 3 couches ! À notre connaissance, l’instruction du “Chevalier Blanc” était toujours en cours (2008) … Seul un élu, du fond de la Métropole, dans la paisible Neuville-en-Ferrain, un homonyme du Maire de Villeneuve d’Ascq, Gérard Caudron, Maire également, aimerait que le 4e renvoi de son DGS depuis son élection ne se sache pas. Raté. Tout se sait, rien ne se sait. Et ? La vie continue …

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Vide(s)

Une campagne qui s’en va à vau-l’eau. En début de semaine, journée de la femme, Catherine Génisson laisse une chaise vide lors du premier des quatre débats de Weo, la TNT régionale, une chaîne financée à hauteur de 3,7 millions d’euros par le Conseil Régional. Pas d’effet Peillon mais plus un effet agenda, plus sûrement une terrible méprise. Ce flagrant déni d’une vice-présidente sortante vient renforcer l’idée que les socialistes ne font pas, ou n’ont pas besoin, de faire campagne. En fin de semaine, c’est Pierre De Saintignon qui se retrouve devant un parterre de chaises vides, et ce devant les caméras des apprentis journalistes de l’ESJ. Lui qui s’impatientait de rencontrer à Lille Sud, des jeunes « particulièrement touchés par le chômage » se fait planter pour son ultime rendez-vous de campagne destiné à lancer des « assises » régionales de l’emploi des jeunes. Symbolique. Énervé, De Saintignon vide son sac, mais on y verra plus un effet miroir. Le roman d’une politique du conte, déconnectée de la réalité et bel et bien vide. Vide était aussi la chaise de Valérie Létard lors du « débat », devenu meeting du Front National, lundi dans le Pas-de-Calais à l’invitation de l’association femmes (ir)responsables. Le procès en respectabilité fait à cette occasion par Valérie Létard au Front National et à Marine Le Pen, aura été le point de départ d’une guerre de « drôles de dames » qui aura atteint son paroxysme en fin de campagne. Valérie Létard, qui voit poindre la peur du vide avec une Marine Le Pen bien décidée à siphonner les voix de l’UMP, renvoie la Marine à Saint Cloud, à ses « valeurs », au vide de ses propositions et aux mathématiques, « Voter FN, c’est faire le jeu de la Gauche ». Létard, qui se déclare sociale et non socialiste, aura renvoyé lors du 4e débat de Weo, Daniel Percheron et Alain Bocquet à leur « politique politicienne » qui vide, selon elle, l’action de la région. Fallait pas l’énerver. Les Verts, eux, ne touchent plus terre, et se voient en apesanteur. Supposés 1500 lors de leur dernier meeting au Zénith, ils nous refont le coup du ballon, en l’occurrence cette montgolfière de la Région, seul héritage de la présidence verte de Marie-Christine Blandin. Le ballon d’oxygène pour la région dont rêve Europe Écologie made in Jean François Caron s’est donc matérialisé ce samedi sous forme de zeppelin. Caron risque tout de même de manquer d’oxygène au soir du premier tour et sa révolution verte menacée de dégonflage lors de la fusion programmatique de la gauche. Que restera-t-il des idées ? La nature a souvent horreur du vide …

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« Qui connaît Mademoiselle Taszarek ? »

« Qui connaît Mademoiselle Taszarek ? » La première secrétaire de la fédération PS du Pas-de-Calais, Catherine Génisson, ne s’est pas risquée à cette prose lorsqu’elle a découvert la présence en position éligible d’Anne-Sophie Taszarek, ex-présidente du Mouvement des Jeunes Socialistes du Pas-de-Calais, sur la liste de Valérie Létard, Majorité Présidentielle. Elle s’est contentée d’un embarrassé « je ne souhaite faire aucun commentaire » devant la caméra de France 3 Nord/Pas-de-Calais. Il faut dire que Mademoiselle Taszarek fait beaucoup parler d’elle en ce moment. Étroitement associée au bourbier d’Hénin-Beaumont et son roman politico-judiciaire, elle a, par sa prise de position, provoqué une réaction en chaîne du Parti Communiste au Front National. D’abord le Frontiste héninois Steeve Briois, dont les bons scores ont fini par attirer, par l’odeur alléchée, Marine Le Pen en Région Nord/Pas-de-Calais, qui joue sur l’amalgame à la frontière de la diffamation : « Valérie Létard est inconsciente d’investir en place éligible l’une des animatrices de la campagne municipale de Gérard Dalongeville en 2008 ». Anne-Sophie Taszarek est surtout l’animatrice de la campagne de Pierre Ferrari, dont le seul tord a été de reprendre les choses en main après les dérapages incontrôlés de la Fédé PS du Pas-de-Calais sur le lourd dossier héninois. Il n’en fallait pas plus pour que le MJS62, fait rarissime, fut mis sous tutelle et Anne Sophie Taszarek écartée de la Présidence du mouvement des jeunes. Hénin, comme un symbole du socialisme féodal parfumé à la naphtaline, comme un symbole du système Percheron qui se délite. Personne n’ignore que le Président du Conseil Régional fait autorité sur la fédération du Pas-de-Calais et chacun constate qu’à part les cantonales et les législatives, le bastion socialiste se craquelle. Arras est administrée par le Modem de Droite, alors que Calais et Béthune ont été perdues par le PS et le PCF. Le cas Taszarek illustre surtout l’incapacité du PS à se renouveler. Entre rivalités de barons socialistes et héritages politiques, la promotion d’une nouvelle génération d’élus, comme la promotion d’une autre politique, n’est décidément pas le fort d’un PS sclérosé. N’en voulons pas à ce jeune talent de se retrouver chez une femme qui incarne une nouvelle génération politique. Nous en voulons juste sur le fait que les meilleurs remparts du Front National s’appellent aujourd’hui Monsieur Besson et Mademoiselle Taszarek. Lui à Calais et à Paris. Elle à Hénin et demain à la Région.

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