Comité de Salubrité Régional Nord/Pas-de-Calais


à feu et à sang

“Stéphane Saint-André est le candidat d’un accord de campagne. À 20h01, cet accord ne tient plus”, à 20h01 ce dimanche 6 mai, ce dimanche de second tour de la présidentielle 2012, les législatives ont commencé dans le Nord/Pas-de-Calais. Chaudement. On compte de nombreux foyers, des dommages collatéraux, des fournaises, mêmes des feux follets et des feux de paille, voire des feux de position. La brigade des pompiers est débordée tant les pyromanes courent les rues et les affiches électorales. Hervé-Marie Morelle dans la 1e du Nord pourra-t-il en coller, des affiches ? Plus que des comptes qui brûlent, le candidat de l’ex-majorité présidentielle est surtout chatouillé par le maintien de Brigitte Mauroy, Gauche moderne. Une broutille ou brindille comparée aux dissidences déclarées ça et là. Le PS Dominique Baert dans la 8e du Nord promise au vert Slimane Tir met finalement le feu au sacré, à l’accord électoral PS-EELV. Le désormais libre Luc Monnet dans la 6e du bouillant UMP Thierry Lazaro ne veut plus mourir à petit feu tout en voyant son terrain se consumer avec la réforme territoriale. Le désormais libre également Jean-Pierre Bataille en froid avec l’UMP sortante Françoise Hostalier brûle d’impatience mais joue avec le feu sous couvert de vouloir raviver une flamme qui selon lui s’éteint en Flandres. Le retour de flamme, il sera peut être pour Rémi Pauvros, Maire de Maubeuge et candidat PS dans la nouvelle 3e du Nord ; candidat plus vraiment naturel puisqu’après avoir été savamment écarté, le sortant Jean-Luc Pérat, battu en interne, défendra son siège quitte à se griller au PS. Celui qui a le plus le feu aux fesses est le Modem Olivier Henno qui joue beaucoup pour son retour devant les urnes. D’Hélène Parra, candidate naturelle PS de la 4e, en passant par Martine Aubry, Marc-Philippe Daubresse, député UMP sortant, chacun sait que les ailes d’Olivier Henno sont de cires. Alors que le Maire de Saint André, Vice-Président de la LMCU et premier Modem à appeler, même avant le 1er tour, à voter Hollande au 2e tour de la présidentielle, essaye de passer dans le trou de souris du Centre gauche en revendiquant le leadership de la nouvelle majorité présidentielle, chacun aura remarqué que ce trou est vraiment proche du Soleil. Le Soleil. Un qui se demande s’il le verra encore et un autre qui veut être dans sa lumière, la 10e du Nord ressemble à une forêt de pinède qui s’enflamme au grès du vent. Le député sortant Christian Vanneste, exclu de fait de l’UMP mais pas dans les faits, mais depuis président du RPF, a décidé de retourner au feu de la 10e et s’est donc fâché avec son Gérald Darmanin qui a, à ses yeux, un peu trop facilement accepter et un peu trop durement refuser de lâcher l’investiture UMP. Un vrai mélodrame avec au final un infanticide ou un parricide. Suspense. Un méli-mélo est également servi dans une incandescente 2e circonscription du Nord, aux fenêtres de la Mairie de Lille, entre la fille légitime du PS Audrey Linkenheld et le fils illégitime EELV Éric Quiquet. Suspense. Du suspense, il n’y en aura en définitif très peu pour ces législatives, à part peut-être à Béthune où autour du candidat PRG Stéphane Saint-André, Maire de Béthune, ça sent un peu la poudre chez la nouvelle majorité présidentielle qui se divise en trois, avec l’ombre du rapide Jacques Mellick derrière le dissident Alain Delannoy et la fâcherie derrière le dissident Daniel Boys. Vue les conditions d’élection de Stéphane Saint-André à la Mairie de Béthune, il était à prévoir un terrain brulant, c’est une fournaise qui profiterait une nouvelle fois au député UMP sortant André Flajolet. La terre brulée, on la laisse comme toujours à Jean-Pierre Kucheida et Marine Le Pen dans le bassin minier, une terre minée et sur laquelle on annonce le parachutage du para-communiste Jean-Luc Mélenchon. Donc du suspense, il n’y en aura point, même pour Marine Le Pen, future battue offrant une assemblée sans frontiste. Seule cette fameuse “imbécile”, selon Daniel Percheron, future loi sur le non cumul des mandats nous en donnera, du suspense. Pierre De Saintignon à la Région ? Michel-François Delannoy à la LMCU ? Audrey Linkenheld à l’Assemblée ? Walid Hanna à la Maire ? Martine Aubry à Paris ? et Éric Quiquet ? Au piquet ? Au bûcher ?

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Cocktail Pichoff

“Les prémices d’un énorme scandale politico-financier”, les mots sont d’Alain Alpern, ancien conseiller régional Vert qui pensait nettoyer au Karcher© la cité héninoise. Après Épinorpa, Soginorpa et Adévia, c’est autour de la Centrale Foncière Régionale d’être épinglée par la Chambre Régionale des Comptes (CRC) sur les méthodes de gestion plus qu’équivoques, avec en toile de fond une vague histoire d’acquisition de terres agricoles 10 à 30 fois supérieures au prix du marché. Mettez de l’Épinorpa, Soginorpa, Adévia, Pas-de-Calais Habitat, Centrale Foncière Régionale, Maisons et Cités, Artois Développement, assaisonnez les de Jean-Pierre Kucheida, Michel Vancaille, Michel Dagbert, François Lemaire, Philippe Demarquilly, Gérard Dalongeville, Bruno Fouquart, avec un zest de Daniel Percheron, un soupçon de Guy Mollet, José Lefrère et Jean-Marc Bouche, le tout relevé du Juge Pichoff, et vous obtenez l’un des plus explosifs cocktails de l’année qui fait (malheureusement) le bonheur du FN local. En réponse, le coach Daniel Percheron peste contre l’arbitre, “ça illustre encore une fois le fossé qui existe entre des magistrats tranquillement assis sur leur fauteuil et l’intelligence collective (sic) qu’on essaie de mobiliser de toutes nos forces dans le bassin minier”, alors que ses joueurs enchaînent plus des tacles à la gorge que des arabesques. En réponse, également, le meneur de jeu Jean-Pierre Kucheida s’insurge, “si on était des “mafieux”, on ne s’occuperait pas des populations en place comme on le fait et il n’y aurait pas tant de grues sur les chantiers”. Quelque part, la force de la mafia est justement de s’occuper des populations en place et de faire naître des grues et des chantiers … On ne saurait trop conseiller à l’administration pénitentiaire de faire construire sur les terrains, désormais “en friche”, de la ZAC du Beaumont ou du Tilloy pour répondre au manque de places dans nos prisons, ça va bientôt urger …

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L’homme qui valait 3 milliards

À la rentrée 2010, Daniel Percheron avait sorti de son cartable le RER Lille-Hénin, 17 minutes et 1 milliard d’euros clés en main. On se souvenait alors de l’ire d’Éric Quiquet qui stigmatisait “la politique de l’illusion”. La grande illusion n’aura pas durée, le méchant État n’aura pas accordé le moindre euros au RER Percheron, “un échec personnel” selon l’autre vert Dominique Plancke pour qui il n’y avait pas lieu de se précipiter et de passer ainsi par delà l’assemblée régionale et ses services. Un autre élu est quelque peu vert, le même Éric Quiquet, Vice Président aux Transports de la LMCU, qui ne récupère dans cet appel à projet que 9 millions d’euros de l’État pour un dédoublement de la ligne 1 du métro lillois à 500 millions d’euros (!). Un dédoublement nécessaire ? Avec 36 millions accordés au Tramway Béthune-Bruay pourtant embourbé dans une erreur de procédure, l’État a voulu rappeler que ce projet “offre une alternative crédible à la voiture en créant un lien entre des polarités fortement dépendantes reliées uniquement par voie routière à ce jour”. Pan des les dents. Et c’est finalement le tramway fiasco de Douai, qui finira (un jour) par emporter le Maire UMP Jacques Vernier, qui récupère le dernier morceau de l’État, 8 millions d’euros pour un vulgaire bus dans un couloir de bus. Un État qui s’est transformé en État d’urgence sur la question des lycées. Avec les 865 suppressions de postes annoncés, Marie-Jeanne Philippe, Rectrice en chef, fait face à ses inquisiteurs en pleine assemblée CESR au Conseil Régional. Déterminée à ne rien lâcher devant une institution qui aura tout de même construit et rénové à tour de bras des lycées alors que les effectifs scolaires baissent sans cesse, la rêche rectrice aura entendu les élus de gauche, dont la larmoyante (Brigitte) Olfa Laforce, parlant d’un « massacre organisé » (sic), mais ne les aura pas écouté, stigmatisant « ces filières surdimensionnées avec des élèves qui vont se retrouver au chômage et des filières quasi vides malgré des perspectives d’emploi ». Dans ce dialogue de sourds, on aura surtout repéré la noire colère de Daniel Percheron qui à force de se faire tacler par l’État va sentir l’ombre de Martine Aubry dans son dos. Celle qui a fait du non cumul des mandats un bras armé pour placer, comme sur un échiquier, ses petits soldats Audrey Linkeheld (à la place de Bernard Frimat/Dinah Derycke), Patrick Kanner (à la place de Bernard Derosier), Frédéric Marchand (à la place de Gilles Pargneaux), Renaud Tardy (à la place de René Vandierendonck), … n’aura eu ni la peau de Michel Delebarre et ni celle Daniel Percheron. Et pendant ce temps-là ma bonne dame, Pierre De Saintignon, et sa politique du conte, s’encroutent dans la salle d’attente. Comme Daniel Percheron n’aura pas son RER Percheron, “son” million d’euros (960.000 euros de la Région pour être exact), il l’a envoyé à l’EPCC du Louvre-Lens pour “le lancement de l’exploitation du musée et des premières actions prioritaires en vue de son ouverture”. Si par malheur, le Président Percheron se trouve un jour dépourvu, ce n’est pas la Présidence du RC Lens qui l’attend, mais bien celle du Louvre-Lens. Quant à Gervais Martel, Président du RC Lens, qui craint que son Club devienne musée, il ne cracherait pas sur quelques “bons” millions d’euros …

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Intouchables

Le report d’un an de la candidature du Bassin Minier Unifié au nom de la France à l’inscription au patrimoine culturel mondial de l’humanité de l’UNESCO en a secoué plus d’un, et le premier d’entre eux, porteur laborieux du projet, le vert Jean-François Caron dont on se demande parfois qui du dossier ou de l’occupation du terrain médiatique il porte ou importe. La “décision politique” de Nicolas Sarkozy sur le dossier « Causses et Cévennes », qui remplace donc le BMU avec l’oeuvre de Le Corbusier dans la valise française pour l’UNESCO, a permis surtout à la caravane politique d’aboyer avec les Daniel Percheron, Guy Delcourt, Alain Bocquet, Jean-Pierre Kucheida dans les rôles principaux. Un peu comme les suppressions de postes annoncés dans les lycées de la région, démographies scolaires et promesses présidentielles obligent, qui permettent aux sieurs Yves Durand, Daniel Percheron, Rémi Pauvros, Alain Poyart, Alain Bocquet de ruer dans les brancards, avec un “molestage verbal” en règle à l’intention de Madame le Recteur de Lille. “La vérité est ailleurs” disait l’autre. Pour le coup, c’est plutôt “fromage et dessert”. Ainsi, pendant qu’Alain Bocquet, le Maire PCF de Saint-Amand-les-Eaux, s’émeut des fermetures de classes ou d’usines, de suppression de postes ou de fonctionnaires, la petite mort du petit commerce ammandinois ne semble pourtant pas l’atteindre, lui le promoteur (peu) consciencieux de la zone commerciale Leclerc, à quelques encablures du centre-ville, du Pasino et à 7 km de la déjà très fournie zone commerciale Auchan Petite-Forêt. Ainsi pendant que Guy Delcourt et Daniel Percheron crient haro sur le baudet Sarkozien sur le dossier BMU/UNESCO, la jurisprudence Parc Éolien, Mont Saint-Michel et menace de déclassement UNESCO a soudainement permis aux élus artésiens de prendre conscience que c’est un musée à ciel ouvert ou une cryogénisation de “leur” patrimoine qui les attend. Finalement le report d’un an du « dossier lubieux » de Jean-François Caron va leur permettre de revoir le programme de réhabilitation des cités minières 9-9 bis et 12/14 qui auraient pu devenir “intouchables” ainsi labellisées. Ouf ! (Finalement) merci Sarko ! Dans l’histoire, il n’y en a qu’un qui aurait aimé être labellisé patrimoine mondial de l’humanité avant son interminable procès, finalement perdu, c’est le Sphinx Pierre Mauroy.

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Méthode et méthode

Vendredi, il y avait visiblement deux “place to be” en Région. La Conférence de Presse Railenium à Valenciennes et le Conseil de Communauté de la LMCU à Lille. D’un côté, Bernard Derosier, Daniel Percheron, Rémi Pauvros, Valérie Létard, Dominique Riquet, Bernard Baudoux … et Jean-Louis Borloo, de retour à Valenciennes, venus soutenir le dossier du ferroviaire valenciennois dans le cadre du Grand Emprunt, cher à René Ricol. De l’autre, René Vandierendonck, Michel-François Delannoy, Martine Aubry relayant la présentation du devenir de la Zone de l’Union de Tourcoing-Roubaix-Wattrelos en Conseil. Deux temps, deux méthodes. La méthode Borloo et la méthode Aubry. D’un côté des élus poids lourds venus pousser le volet recherche du train valenciennois, déjà bien sur rails avec son pôle I-Trans, ses entreprises, sa boucle et sa future boucle sambrienne d’essai et autre AFE, au credo d’un « Tous ensemble » réunissant le spectre des étiquettes politiques et des territoires. De l’autre des images virtuelles sur un projet longtemps virtuel où n’émergent pour l’instant qu’une fin de travaux du CETI, Centre de Textile Innovant (du pôle qui sera en son temps lui aussi candidat au Grand Emprunt), un peignage de la Tossée devenu salle de spectacle et un “bidonville”, de la bouche de Max-André Pick, élu d’opposition Roubaisien, le tout dans une ambiance politique avec le néo-centriste Gérard Vignoble, qui trouvait les temps longs sur ce dossier, chatouillé par l’exécutif rouge-rose-verts-orange de la LMCU. La veille en débat public à la Mairie de Lille, c’est une autre arlésienne dont on posait les jalons, l’avenir du Parc de la Citadelle, déjà vendu par Martine Aubry en 2004 dans le cadre du projet Grimomprez-Jooris 2, c’était le temps où la Méthode Aubry était le passage en force. Certes le dossier Stade fut un plus qu’un caillou dans une chaussure, certes la Zone de l’Union est la plus grosse friche industrielle de France, mais constatons que les consensus politiques lillois se trouvent plus facilement pour faire émerger de terre en temps record des siège de Région, musées et casino que des stades, hôtels d’entreprises high-tech, Hyde ou Central Park, siège décathlonien, Textipôle et autre port de Plaisance. Effets d’annonce à rallonge et chamailleries à répétition tantôt avec la bande à Christian Decocq, tantôt avec la bande à Gérard Vignoble, tantôt avec la bande à Gérard Caudron, tantôt avec la bande à Éric Quiquet, tantôt avec la bande à Pierre Mauroy, tantôt avec la bande des associations, … tels sont les piments de la méthode Aubry, un brin manichéenne, qui saupoudrent une mezze d’économie, culture, aménagement, et autres politiques, présentés surtout comme solidaire. Certes Percheron, Derosier, Pauvros, Baudoux ne participeront pas toujours à la partie de chasse en meute de la bande à Jean-Louis Borloo, mais ne pas jouer avec “le meilleur N°10 pour le Nord-Pas-de-Calais” dixit Percheron, risque de vous envoyer sur le banc de touche. Celle qui veut faire de Lille une terre d’exemple pour son ambition présidentielle de 2012, et qui a rappelé à son impatience Ségolène Royal, se confronte dans le calendrier avec celui qui depuis vendredi veut faire de ce qu’il a fait de Valenciennes, ce qu’il veut faire pour la France en 2012, modèle et méthode comprises, impatience d’Hervé Morin ou non. Alors que Ségolène Royal répondait que le PS n’avait pour l’instant ni candidat et ni projet, Jean-Louis Borloo promettait à ses ouailles que ce serait ici et à eux qu’il l’annoncerait, laissant planer un doute façon Jacques Delors 1995, père de Martine Aubry et adepte d’une encore autre méthode, devant les éternels vents partisans qui érodent bien plus que la pratique politique.

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Valls, Valse et Valise

Le Parti Socialiste a parfois des airs du Racing Club de Lens. Le Club Sang et Or a finalement autant d’entraîneurs que le parti socialiste de courants, personnalités, présidentiables. Affectif, le Président du RC Lens ne sait pas se séparer de ses techniciens. On dénombre Laszlo Bölöni, Jean-Guy Wallemme, Jaques Santini, Michel Etorre, Colbert Marlot, Georges Tournay, Jean-Pierre Lauricella, Christophe Delmotte, Frédéric Mankowski et Daniel Leclercq, “tous encore au club” selon l’aveu du Président Martel. Côté PS, on aurait préféré que Manuel Valls, n’y soit plus, au club. Stratégiquement en train de solder les comptes des 35 heures et aubryistes côté socialiste, incarnant un socialisme responsable plus que dogmatique, plus sûrement l’aile droite de la Gauche, Manuel Valls a énervé Benoît Hamon, Porte parole du PS, qui rêvait d’une année 2011 où l’on parlerait projet et non personnalité au PS. Jeu plus qu’entraîneur. Hamon souhaitait surtout en ce début d’année distiller ses éléments de langage, “les bonnes nouvelles” de la rentrée du Gouvernement Sarkozy : Hausse des prix, croissance en baisse, pouvoir d’achat en baisse, “hausses des polices d’assurance aux consultations médicales en passant par le prix de l’électricité”, fustigeant le manque de respect du Président envers les français. Rhétorique dogmatique, voire populiste, à laquelle on aurait pu ajouter hausse de 40% du prix des cartes grises ici dans la Région, mais celle-ci a bien été votée par la majorité socialiste du Conseil Régional Nord/Pas-de-Calais provoquant une incroyable pagaille à la préfecture du Nord en ces 30 et 31 décembre 2010. Derrière ces files d’attente et ce peuple qui gronde, on y discernera la cible populaire, celle des automobilistes, celle qui n’a pas toujours le luxe de choisir son moyen de transport, qui fait la queue pour éviter de financer les futures files d’attente rêvées par Martine Aubry devant le Grand Stade de Lille et par Daniel Percheron devant le Musée du Louvre-Lens. C’est plutôt devant les urnes et les isoloirs qu’on rêve de voir des files de citoyens. Des files de Mars permettent-elles d’éviter des files de Décembre ? Les 55 et 50 % d’abstentionnistes des élections régionales Nord/Pas-de-Calais 2010 ont peut-être la réponse. Si les nordistes veulent qu’on arrête de toucher à leur taxe d’habitation, taxe sur le foncier bâti, taxe sur le foncier non bâti, ils savent ce qui leur reste à faire pour les Cantonales de Mars 2011. Mais pourquoi se déplacer, puisque les élections, selon les observateurs, sont déjà jouées. Et si justement on arrêtait de jouer au PS, comme au RC Lens, comme chez les observateurs ? Viens voir les comédiens …

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Tristes tropismes

Steeve Briois qui se fait dézinguer la gueule en pleine nuit, devant chez lui, en promenant son chien ; Gérard Caudron, l’autre, le Maire de Neuville-en-Ferrain, qui dégomme son 4e Directeur Général des Services depuis son élection ; Ségolène Royal qui se fait retourner son appartement pour la 3e fois ; Gérard Vignoble qui fait cavalier seul pour les Sénatoriales ; Jean-Jacques Candelier prêt à balancer au juge les PV de la mission parlementaire chargée d’enquêter sur l’attentat de Karachi ; Marie-Noëlle Lienemann qui chaparde la quatrième place, éligible, de la liste Sénatoriales PS d’Ile-de-France à Dominique Bertinotti, proche de Ségolène Royal, Maire du 4ème arrondissement de Paris ; Bernard Frimat, Sénateur valenciennois socialiste sortant et Vice-Président de la Haute Assemblée, qui se fait squizzer comme un bleu de la liste PS du Nord pour les Sénatoriales ; Treize “hauts responsables” socialistes artésiens qui règlent le cas de Pierre Ferrari à Paris ; Gérard Darmanin qui à Tourcoing hurle au “Hold Up fiscal” de son Maire socialiste Michel-François Delannoy et pour finir, Dunkerque toute proche d’engloutir Saint-Pol-sur-Mer et Fort-Mardyck, le petit microcosme politique régional s’agite bien curieusement en ces temps d’hiver rigoureux … mais comme dans toute bonne série policière, il y a toujours mobile, assassin, commanditaire et autres contrats. Pour notre première affaire, le “Black Out” de Steeve Briois est malheureusement préjudiciable pour l’enquête. On ne saura jamais s’il s’agit d’une mauvaise chute sur la neige ou d’un règlement de compte à la sauce héninoise. En tout état de cause, cet “événement” aura permis à Marine Le Pen de relancer une corde sensible, la “victimisation du FN” et celui qui traîne en justice tout ce qui bouge d’avoir eu un réflexe conditionné salvateur dans son “coma” : se présenter au Commissariat de Police. Quel citoyen ! En parlant de règlement de compte à la sauce héninoise, un contrat court sur la tête de Pierre Ferrari. Catherine Génisson, Daniel Percheron, Guy Delcourt, Jean-Pierre Kucheida ou encore Albert Facon, les Barons Socialistes ont pris une décision : s’en remettre à Martine Aubry, la patronne du PS. Régler Hénin à Lille. Une nouvelle ère ? Le seul tord de Ferrari et de ses MJS ? Avoir tenté de reprendre les choses en main après les dérapages incontrôlés de la Fédé PS du Pas-de-Calais sur le lourd dossier héninois. Hénin, comme un symbole du socialisme féodal parfumé à la naphtaline, comme un symbole de cette politique de perfusion socialiste qui fait naître un agent indésirable : le Front National. Marie-Noëlle Lienemann, celle qui allait tout révolutionner en 2008 sur ce dossier en partant à la conquête de la Mairie, s’en retourne comme elle venue, de sa banlieue parisienne, pour récupérer un siège sénatorial. La Fabiusienne, Hollandiste, Hamoniste était de toute façon promise à une retraite anticipée dans les fiefs socialistes du Nord et du Pas-de-Calais. Pas de place pour elle sur la liste des sénatoriales du cumulard Percheron, c’est Catherine Genisson qui accède au Graal. Un qui n’aura plus rien à cumuler, c’est le socialiste valenciennois Bernard Frimat. Quand les premiers frimas furent là, l’ancien Député Européen ne vit pas le rouleau compresseur métropolitain et aubryiste lui tomber sur le coin de la figure. Doublé, oublié, rayé. Un autre ne veut pas subir le même sort sur une des listes de la Majorité Présidentielle pour les Sénatoriales, Gérard Vignoble, transfuge wasquehalien PS-CDS-UDF-Modem-NC qui s’annonce tête de liste Nouveau Centre pour les sénatoriales avec comme unique investiture, celle de son Président d’Hervé Morin. Valérie Létard, Sénatrice NC sortante ? “Que Borloo quitte le RPR”. Marionnette, messager, colis piégé ou pion, Vignoble choisira son rôle, la pierre, elle, est lancée dans un autre fief, valenciennois, celui de Borloo. Un autre est en mutation, le Dunkerquois de Delebarre qui s’offre une fusion express de Saint-Pol-sur-Mer et Fort-Mardyck, après celle avortée par le Préfet en 2004. La décision du Conseil d’État du 20 octobre 2010 ressuscite le dossier (toujours en cours depuis 2004) et en 1 mois, Pif, Paf, Pouf, le “Grand” Dunkerque sort du chapeau. 99999 habitants, un montage à la Lomme-Lille-Hellemmes et vive les “conseils communaux” ! Les citoyens ? Ils n’avaient pas voté « oui » dans les conditions fixées par la loi de l’époque. Un “beau passage en force” rétroactif en somme. Ah Michel Delebarre, premier à profiter à plein régime de la réforme des collectivités territoriales … Pour les impôts ? Le désengagement de l’État permet de tout justifier. Les augmentations y compris comme à Tourcoing. 4e pour son taux d’imposition selon Gérald Darmanin. Le “fils” de Christian Vanneste” lance un incendie que Vincent Lannoo et Djill Achiba sont chargés d’éteindre au nom de Michel-François Delannoy, qui s’agace. Trop d’exonérations pour loger les Bobos dans les lofts et petits propriétaires qui payent ? Pas toujours facile d’habiter à Tourcoing. Comme Boulogne-Billancourt où Ségolène Royal réside. Celle qui vient d’annoncer sa candidature aux primaires socialistes à la barbe de Martine Aubry, a déclaré ne pas vouloir se “laisser intimider” par cette “mise à sac”. C’est vrai que se faire intimider par une mineure serbe cambrioleuse… Pas grave, on aura apprécié la théâtralisation médiatique dont se pare l’élue au destin présidentiel et dont abusent les médias. Théâtre quand tu nous tiens. Jean-Jacques Candelier, devant une forêt de micro, champion des luttes, qui veut briser le secret de la mission parlementaire chargée d’enquêter sur l’attentat de Karachi. On voudrait juste qui brise nos doutes sur la mise en examen prononcée à son encontre le 2 avril 2003 concernant le Syndicat intercommunal de la région Somain-Aniche (SIRSA), devenu ensuite la Communauté de communes de l’est du Douaisis (CCED), pour être rebaptisée Communauté de communes Coeur d’Ostrevent. Une peinture 3 couches ! À notre connaissance, l’instruction du “Chevalier Blanc” était toujours en cours (2008) … Seul un élu, du fond de la Métropole, dans la paisible Neuville-en-Ferrain, un homonyme du Maire de Villeneuve d’Ascq, Gérard Caudron, Maire également, aimerait que le 4e renvoi de son DGS depuis son élection ne se sache pas. Raté. Tout se sait, rien ne se sait. Et ? La vie continue …

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Modem de Droite

Que reste-t-il du Modem ? Deux députés et des sénateurs. Denis Badré, Jean-Jacques Jegou, Didier Borotra, Marcel Deneux, Anne-Marie Payet, Adrien Giraud, Jacqueline Gouraud et … Jean-Marie Vanlerenberghe, Sénateur Maire d’Arras. Soit les derniers bédouins de la formation positionnée Centre Gauche depuis le second tour de la présidentielle 2007. Les marcheurs du désert politique sont également les derniers de l’ex-UDF à se présenter au suffrage universel … indirect à la faveur des élections sénatoriales de l’automne 2011. Hervé Morin, les députés UDF et sénateurs UDF ont fait sécession depuis longtemps, depuis la législative de 2007, motivant la création du Nouveau Centre. Entre temps, les Sénateurs Arthuis, About, Morin-Desailly ont quitté le radeau, Michel Mercier garde les sceaux. Philippe Arnaud, Philippe Nogrix sont déjà tombés au front lors du renouvellement sénatorial de septembre 2008. À force de ne pas choisir entre la Droite et la Gauche, Nogrix a pris un vent, Philippe Arnaud s’est fait hara-kiri sur une liste UDFD torpillant du même coup la liste UMP de Charente. Vice-président du Modem, “Ministre du Travail” dans le Shadow Cabinet du Shadow Président Bayrou, Candidat à sa propre succession, Jean-Marie Vanlerenberghe se retrouve en Septembre 2011 sur le grill, tout comme Jacqueline Gouraud, autre figure de la garde (très) rapprochée de François Bayrou. Plus que sur des oeufs, JMV va devoir marcher sur l’eau pour s’asseoir de nouveau dans son siège de Sénateur. En tournée électorale depuis deux ans, le Maire d’Arras, pourfendeur de la félonne Corinne Lepage (Européennes 2009) et de la réforme des retraites, a déjà la parade : “Dans les élections territoriales, chacun le sait bien, ce n’est pas l’étiquette qui compte, c’est l’homme”. Problème, les Sénatoriales ne sont pas un scrutin uninominal, mais bien un scrutin de liste, dans lequel il faut écrire le nom d’autres hommes (et de femmes) qui, quoiqu’en dise l’édile arrageois, ont des étiquettes (politiques). Ainsi lors des élections municipales de 2008, Vanlerenberghe s’était brillement fait réélire dès le premier tour avec Philippe Rapeneau (UMP) avec au passage, le ralliement de deux ex-socialistes et d’un communiste. Comme en écho, Jacques Richir rejoignait Martine Aubry à la Mairie de Lille, et Olivier Henno à la LMCU. Plus proche de lui, le Modem d’Olivier Gacquerre torpillait la liste Mellick à Béthune. C’était le bon temps. Depuis, deux élections à la proportionnelle qui devaient leur être favorables ont balayé le Modemisme rêvé de François “Henry IV” Bayrou : Les Européennes et surtout les Régionales. Pire que l’imposture politique du perpétuel candidat à la présidentiel, c’est l’impasse politique du Modem qui surgissait (enfin, diront certains) au grand jour. Vu la jurisprudence Philippe Arnaud, Vu Daniel Percheron, Candidat socialiste PS du Pas-de-Calais n’ayant ni place, ni volonté d’accueillir, il est fort à parier Jean-Marie Vanlerenberghe ne pourra faire autrement que “composer” avec des UMP sur sa liste. Voici un “dossier” que Daniel Fasquelle, nouveau patron de la fédé UMP du 62, aura bientôt sur son bureau. JMV n’a pas encore les articulations du contorsionniste MPhD mais gageons que c’est surtout l’ire des (nombreux et actifs) militants du Modem, dont il est aussi responsable, qui risquent de lui faire mal aux oreilles. Un accroc à la pureté originelle ? Pensez donc …

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Opposition(s)

Oppositions de style. Procédure contre Démagogie. Sept heures de Commission Permanente au Conseil Régional du Nord/Pas-de-Calais, sept heures de calvaire juridique. Menace de saisine du Tribunal Administratif, examen du code administratif, interruption de séance, rappel au règlement, actes suspendus à un recours du Front National devant le Tribunal Administratif. Pour s’opposer à l’exécutif socialiste, le laboratoire du Front National version Marine Le Pen 2.0, a clairement choisi l’obstruction procédurale avec Jean-Richard Sulzer en homme de main. Pour s’opposer à l’exécutif sarkozyste, l’opposition républicaine a comme toujours clairement choisi l’obstruction populaire. La machine est en route. Vindicte, grèves reconductibles dans la rue, gesticulations théâtrales et amendements obstructifs au Parlement, tournée des médias avec appel au changement et cris d’orfraie, sans oublier les promesses utopiques. Triste tropiques, tristes oppositions. Quand sera-t-elle véritable ? En parlant de tournée et de rapace, François Hollande s’est lancé en campagne présidentielle avec des kilos en moins et quelques mots en trop. Posture et rhétorique attendues alourdies de métaphores pompeuses, le premier candidat en lice tonne un peu dans le virtuel, dans un monde même. Le monde politique est convenu, donc malade. Il s’engendre plus qu’il ne se renouvelle, caricatural et caricaturé par ses acteurs. Avoir le sens du peuple ne s’envisage plus que par le bas. Strauss-Kahn, Aubry, Royal, Hollande, Fabius ? Plus une question de catalyseur que de projet. La promesse d’une alternative et non d’alternance. Inexistante. Révolution politique ? Nouveau projet de société ? Rien de tout cela. Entre ceux qui promettent le grand soir, ceux qui rêvent de soulèvement électoral et ceux qui crient aux loups, existe un 21 avril inversé, Martine contre Marine. Au point qu’on va finir par croire que les Français sont cacocrates lorsqu’ils propulsent un ou propulseront une Le Pen au second tour de l’élection présidentielle. La cacocratie pour provoquer un renversement de système politique ? Bien trop dangereux. C’est désormais la base qui crée le mouvement, n’a-t-elle déjà pas engendré l’espoir d’un autre monde ? En attendant, la gestion des affaires courantes relève du serpentement entre opposition procédurière et démagogique. Le Président Sarkozy et le Président Percheron peuvent en témoigner. Le blocage, nouvelle gangrène de la démocratie ?

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Économie(s) et ..

Double absence à la pose de la première pierre du Grand Stade de Lille ce lundi. Celle remarquée de Daniel Percheron, Président du Conseil Régional Nord/Pas-de-Calais, et celle, excusée, de Pierre Mauroy, ancien Maire de Lille et ancien Président de LMCU. On aura surtout vu la famille socialiste métropolitaine, et Martine Aubry en tête, crever l’écran aux sourires “ultra bright”. Celle qui en son temps qualifiait de “minable”, la “récupération” de la victoire du dossier français pour l’organisation de l’Euro 2016 aura fait dans le pompeux, voire dans le pompage, pour lancer le chantier : « d’une des plus audacieuses décisions que Lille Métropole communauté urbaine ait eu à prendre ». Même si la candidate à la candidature PS pour l’élection présidentielle de 2012 a reconnu les “difficultés”, notamment cette brouille avec le revenant Gérard Caudron, Maire de Villeneuve d’Ascq, à l’époque de la signature du permis de construire, elle aura jouer l’amnésie dans un dossier qui s’accéléra paradoxalement lorsque Martine Aubry le quitta. Le dossier “Stade de Lille” empoisonna en effet la politique locale pendant plus d’une décennie. Depuis ce fameux protocole de vente du Losc à l’orée des années 2000 qui stipulait la livraison par la ville de Lille d’une enceinte de 35.000 places pour 2002, puis 2003, puis 2004. Le passage en force aubrysiste, fraîchement Maire de Lille, se termina par le fiasco du projet Grimonprez-Jooris 2 (et de la rénovation couplée de la Citadelle de Lille) retoqué au Conseil d’État après une (trop) longue procédure. Martine Aubry fut enjointe de quitter le dossier (via la Mairie de Lille) et c’est bien la reprise en main du dossier devenu impérieusement communautaire par le duo Pierre Mauroy-Michèle Demessine qui est à l’origine du projet “Borne de l’Espoir”. C’était l’époque où Pierre Mauroy, alors Président de Lille Métropole, fustigeait le “terrorisme lillois” et l’entêtement sur le dossier stade lors d’un bureau communautaire resté célèbre. Celui qui disait en son temps “le Foot à Lens, la Culture à Lille” à l’occasion du choix du Stade Bollaert pour la Coupe du Monde 1998 ou celui qui disait “au football, il faut marquer des buts et Lille n’en marque pas beaucoup” pour freiner les ardeurs de développement d’un club autrefois déficitaire (et remis à flot par les deniers de la Mairie) a finalement sauvé le dossier Stade de Lille du naufrage. Ce stade que le Losc a longtemps imposé (avec en tiroir le fameux protocole) restera sa dernière (chère et ambitieuse) oeuvre, comparable, selon Martine Aubry, à l’édification d’Euralille ou de la gare TGV. Aujourd’hui, Pierre Mauroy s’économise. Un autre qui a fait l’économie d’un déplacement est celui qui fait désormais la promotion de la Culture à Lens, via le Louvre Lens ou l’expo populaire le Louvre en Sang et Or. Daniel Percheron, puisque c’est de lui qu’il s’agit, aurait, selon la rumeur, fort peu goûté au protocole aubryiste légèrement ostentatoire pour cette pose de première pierre au Grand Stade. Celui qui a mouillé le maillot pour faire voter les 45 millions d’euros de subventions Grand Stade (en trois lignes budgétaires différentes de 15 millions d’euros) au Conseil Régional, l’excellent tribun et amoureux fou de football aurait finalement boudé et gardé pour lui ses envolées lyriques. À moins que le cocktail sénatoriales et cumul des mandats 2012 au PS ne soit passé par là …

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