Comité de Salubrité Régional Nord/Pas-de-Calais


Sic transit gloria politicus

N’en jetez plus, le bateau va couler, l’insalubrité politique finir par nous ronger. On aura tout vu, tout entendu pendant cette campagne des cantonales : Martine Aubry déclarant avoir rendu les lillois à nouveau fier de leur ville (sic), Jacques Richir (ex RPR, UDF, Modem) tractant avec Partick Kanner (PS) son ancien adversaire (sic), Frédéric Lamblin (Modem) demander l’aumône sur Facebook pour rembourser sa campagne à 4,58 % inutile, sauf pour lui (sic), des syndicalistes se présenter sur des listes électorales grignotant un peu plus sur la porosité parti/syndicat (sic), Jacky Hénin (PCF) injurier le Maire Natacha Bouchart et éructer l’internationale dans l’Hôtel de Ville de Calais (sic), Jean-Réné Lecerf (UPN) comparer le Valenciennes Rouge communiste avec la Corée du Nord (sic), Gérard Vignoble (NC) ne pas vouloir mourir dans le cimetière des éléphants (sic), Christian Vanneste (CNI) être révulser de voir ses “amis” préférer voter PS en cas de duel avec le FN (sic), Sandrine Rousseau (EELV) vouloir ressusciter le nébuleux concept du partage du temps de travail (sic), Éric Dillies (FN) amalgamer exception culturelle et préférence nationale (sic), Jean-Claude Dulieu (PCF) prêcher aux électeurs qu’ils seraient désormais au service des élus, et non plus l’inverse (sic), et même Patrick Kanner déclarant savoir “flatter” le cul des vaches (sic). Nous voilà bien … Sic transit gloria politicus …

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Roubaix brûle-t-il ?

Une poche volcanique s’est formée sous le versant nord-est de la Métropole, et le sol se craquelle sous Roubaix. Dominique Baert a beau faire de Wattrelos de plus en plus un Waterloo financier et social, Francis Vercamer, le Député-Maire Nouveau Centre de Hem, avec son brevet de N°1 de la gestion municipale en poche et le redécoupage de sa 7e en tête, regarde lui désormais plus du côté de Wasquehal, en envoyant son maire Gérard Vignoble au Sénat, que du côté de Roubaix. Y réduira-t-il son influence sur une ville qui tient plus du Yalta, alors que René Vandierendonck, le Maire de Roubaix s’envoyant lui aussi au Sénat, laisse une terre et une succession en jachère. C’est que René, cet “ex-UDF, mec de gauche contrarié”, voyait en Assya Guettaf plus qu’une filiation, mais la jeune élue manque de foyer politique et puis surtout Martine Aubry aurait son poulain dans l’écurie, Renaud Tardy, tardivement connu mais Conseiller Général depuis plus de 10 ans, il en va de l’équilibre métropolitain. Slimane Tir, le trublion vert, en vulcanologue averti sent poindre “l’implosion d’une majorité municipale, sur fond de guerre de succession” et de Sécession d’une majorité multiplurielle. André Renard, l’ombre grise de “Vandie”, ne pourra éteindre tous les incendies d’une ville meurtrie par les polémiques Quick halal, mariage et drapeaux du samedi, Coupe du Monde de Football, une ville dont les boulangeries brûlent quartier de l’Epeule avec des méthodes dignes de “mafia locale”. Les UMP Max-André Pick et Guillaume Delbar voient un bateau sans capitaine et sans gouvernail, le Modem Arnaud Vespieren s’imagine plus petit dénominateur commun, le Vert Slimane Tir prendre la place “du diable”, le frontiste Guy Cannie de faire main basse à coup de slogans “table rase”, les éléphants PS locaux André Renard, Pierre Dubois et Jacques Fontaine essayent de garder le reste du trésor. René Vandierendonck a beau avoir répété que Roubaix était un formidable laboratoire, c’est surtout aujourd’hui une belle soufrière. Espérons juste que les pompiers ne seront pas ceux qui soufflent sur les braises …

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Méthode et méthode

Vendredi, il y avait visiblement deux “place to be” en Région. La Conférence de Presse Railenium à Valenciennes et le Conseil de Communauté de la LMCU à Lille. D’un côté, Bernard Derosier, Daniel Percheron, Rémi Pauvros, Valérie Létard, Dominique Riquet, Bernard Baudoux … et Jean-Louis Borloo, de retour à Valenciennes, venus soutenir le dossier du ferroviaire valenciennois dans le cadre du Grand Emprunt, cher à René Ricol. De l’autre, René Vandierendonck, Michel-François Delannoy, Martine Aubry relayant la présentation du devenir de la Zone de l’Union de Tourcoing-Roubaix-Wattrelos en Conseil. Deux temps, deux méthodes. La méthode Borloo et la méthode Aubry. D’un côté des élus poids lourds venus pousser le volet recherche du train valenciennois, déjà bien sur rails avec son pôle I-Trans, ses entreprises, sa boucle et sa future boucle sambrienne d’essai et autre AFE, au credo d’un « Tous ensemble » réunissant le spectre des étiquettes politiques et des territoires. De l’autre des images virtuelles sur un projet longtemps virtuel où n’émergent pour l’instant qu’une fin de travaux du CETI, Centre de Textile Innovant (du pôle qui sera en son temps lui aussi candidat au Grand Emprunt), un peignage de la Tossée devenu salle de spectacle et un “bidonville”, de la bouche de Max-André Pick, élu d’opposition Roubaisien, le tout dans une ambiance politique avec le néo-centriste Gérard Vignoble, qui trouvait les temps longs sur ce dossier, chatouillé par l’exécutif rouge-rose-verts-orange de la LMCU. La veille en débat public à la Mairie de Lille, c’est une autre arlésienne dont on posait les jalons, l’avenir du Parc de la Citadelle, déjà vendu par Martine Aubry en 2004 dans le cadre du projet Grimomprez-Jooris 2, c’était le temps où la Méthode Aubry était le passage en force. Certes le dossier Stade fut un plus qu’un caillou dans une chaussure, certes la Zone de l’Union est la plus grosse friche industrielle de France, mais constatons que les consensus politiques lillois se trouvent plus facilement pour faire émerger de terre en temps record des siège de Région, musées et casino que des stades, hôtels d’entreprises high-tech, Hyde ou Central Park, siège décathlonien, Textipôle et autre port de Plaisance. Effets d’annonce à rallonge et chamailleries à répétition tantôt avec la bande à Christian Decocq, tantôt avec la bande à Gérard Vignoble, tantôt avec la bande à Gérard Caudron, tantôt avec la bande à Éric Quiquet, tantôt avec la bande à Pierre Mauroy, tantôt avec la bande des associations, … tels sont les piments de la méthode Aubry, un brin manichéenne, qui saupoudrent une mezze d’économie, culture, aménagement, et autres politiques, présentés surtout comme solidaire. Certes Percheron, Derosier, Pauvros, Baudoux ne participeront pas toujours à la partie de chasse en meute de la bande à Jean-Louis Borloo, mais ne pas jouer avec “le meilleur N°10 pour le Nord-Pas-de-Calais” dixit Percheron, risque de vous envoyer sur le banc de touche. Celle qui veut faire de Lille une terre d’exemple pour son ambition présidentielle de 2012, et qui a rappelé à son impatience Ségolène Royal, se confronte dans le calendrier avec celui qui depuis vendredi veut faire de ce qu’il a fait de Valenciennes, ce qu’il veut faire pour la France en 2012, modèle et méthode comprises, impatience d’Hervé Morin ou non. Alors que Ségolène Royal répondait que le PS n’avait pour l’instant ni candidat et ni projet, Jean-Louis Borloo promettait à ses ouailles que ce serait ici et à eux qu’il l’annoncerait, laissant planer un doute façon Jacques Delors 1995, père de Martine Aubry et adepte d’une encore autre méthode, devant les éternels vents partisans qui érodent bien plus que la pratique politique.

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La Tête de Türk

La Tête de Türk. Alex Türk, il l’a plutôt mauvaise. Déjà qu’en qualité de Président de la CNIL, elle faillit bien tomber, rattrapée in extremis par un amendement du Député Sébastien Huyghe. Visée par une série d’amendements déposée par le gouvernement et Matignon visant à interdire à un élu de présider la CNIL, la tête de l’ex-RPR devenu Sénateur non-inscrit avait gagné un an, à la faveur de la législative 2012. Elle prend désormais 51.000 euros dans la vue. L’ex-tombeur de Martine Aubry qui se rêve en successeur Türk après le dézingage post-municipale Lille 2008 à la fédération du Nord de l’UMP, ne pourra cette fois pas grand-chose. C’est la cour des comptes qui a mis la tête de Türk à prix, 51.000 euros de trop-perçu pour son Président. Celui qui “a pris l’initiative de s’attribuer en supplément, des indemnités forfaitaires par séance ainsi que des vacations” (permettant d’arrondir le salaire à 5000 en accord avec Matignon) est sidéré et assommé. Lâché par Matignon ? “C’est que je ne vais pas trimbaler une histoire comme celle-ci pendant des semaines”, c’est bien vrai quoi, les Sénatoriales du Nord approchent et Türk remet sa tête en jeu en Septembre 2011. Le Sénateur non-inscrit aura certainement la liste Jacques Legendre et la liste Jean-René Lecerf-Valérie Létard, voire la liste de Gérard Vignoble dans les pattes. Mieux ne vaut pas trop apparaître gueule cassée par les gnons fussent-ils mats. Le Sénat n’est pas forcément un lieu plus paisible comme le pense Türk. Il vient de subir une épuration centriste en règle. Nicolas About, Président du Groupe Centriste, introduit au CSA, Christian Gaudin envoyé en terres australes et antarctiques et Pierre Fauchon, nommé au Conseil supérieur de la Magistrature, ce sont 3 néo-centristes de moins, et les restants commencent à penser qu’ils gênent l’UMP et Matignon (encore) ? Celui qui ne se gène pas pour faire durer non le plaisir, mais les polémiques, Losc-Wasquehal Coupe de France Acte III, c’est le candidat néo-centré Gérard Vignoble, au risque de lasser, jusqu’à son entourage. Difficile de sortir de la lumière. Le Sénateur cambrésien Jacques Legendre rêve lui d’y rester, et il a Jean-René Lecerf, pas hostile à la diversité de listes de la majorité, dans le pif. Il faudra en avoir pour ces élections dont le Nord peut être un des théâtres de la bascule à gauche annoncée de la “haute”. Si tel est le cas, on cherchera, à n’en pas douter, la tête de Turc.

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Tristes tropismes

Steeve Briois qui se fait dézinguer la gueule en pleine nuit, devant chez lui, en promenant son chien ; Gérard Caudron, l’autre, le Maire de Neuville-en-Ferrain, qui dégomme son 4e Directeur Général des Services depuis son élection ; Ségolène Royal qui se fait retourner son appartement pour la 3e fois ; Gérard Vignoble qui fait cavalier seul pour les Sénatoriales ; Jean-Jacques Candelier prêt à balancer au juge les PV de la mission parlementaire chargée d’enquêter sur l’attentat de Karachi ; Marie-Noëlle Lienemann qui chaparde la quatrième place, éligible, de la liste Sénatoriales PS d’Ile-de-France à Dominique Bertinotti, proche de Ségolène Royal, Maire du 4ème arrondissement de Paris ; Bernard Frimat, Sénateur valenciennois socialiste sortant et Vice-Président de la Haute Assemblée, qui se fait squizzer comme un bleu de la liste PS du Nord pour les Sénatoriales ; Treize “hauts responsables” socialistes artésiens qui règlent le cas de Pierre Ferrari à Paris ; Gérard Darmanin qui à Tourcoing hurle au “Hold Up fiscal” de son Maire socialiste Michel-François Delannoy et pour finir, Dunkerque toute proche d’engloutir Saint-Pol-sur-Mer et Fort-Mardyck, le petit microcosme politique régional s’agite bien curieusement en ces temps d’hiver rigoureux … mais comme dans toute bonne série policière, il y a toujours mobile, assassin, commanditaire et autres contrats. Pour notre première affaire, le “Black Out” de Steeve Briois est malheureusement préjudiciable pour l’enquête. On ne saura jamais s’il s’agit d’une mauvaise chute sur la neige ou d’un règlement de compte à la sauce héninoise. En tout état de cause, cet “événement” aura permis à Marine Le Pen de relancer une corde sensible, la “victimisation du FN” et celui qui traîne en justice tout ce qui bouge d’avoir eu un réflexe conditionné salvateur dans son “coma” : se présenter au Commissariat de Police. Quel citoyen ! En parlant de règlement de compte à la sauce héninoise, un contrat court sur la tête de Pierre Ferrari. Catherine Génisson, Daniel Percheron, Guy Delcourt, Jean-Pierre Kucheida ou encore Albert Facon, les Barons Socialistes ont pris une décision : s’en remettre à Martine Aubry, la patronne du PS. Régler Hénin à Lille. Une nouvelle ère ? Le seul tord de Ferrari et de ses MJS ? Avoir tenté de reprendre les choses en main après les dérapages incontrôlés de la Fédé PS du Pas-de-Calais sur le lourd dossier héninois. Hénin, comme un symbole du socialisme féodal parfumé à la naphtaline, comme un symbole de cette politique de perfusion socialiste qui fait naître un agent indésirable : le Front National. Marie-Noëlle Lienemann, celle qui allait tout révolutionner en 2008 sur ce dossier en partant à la conquête de la Mairie, s’en retourne comme elle venue, de sa banlieue parisienne, pour récupérer un siège sénatorial. La Fabiusienne, Hollandiste, Hamoniste était de toute façon promise à une retraite anticipée dans les fiefs socialistes du Nord et du Pas-de-Calais. Pas de place pour elle sur la liste des sénatoriales du cumulard Percheron, c’est Catherine Genisson qui accède au Graal. Un qui n’aura plus rien à cumuler, c’est le socialiste valenciennois Bernard Frimat. Quand les premiers frimas furent là, l’ancien Député Européen ne vit pas le rouleau compresseur métropolitain et aubryiste lui tomber sur le coin de la figure. Doublé, oublié, rayé. Un autre ne veut pas subir le même sort sur une des listes de la Majorité Présidentielle pour les Sénatoriales, Gérard Vignoble, transfuge wasquehalien PS-CDS-UDF-Modem-NC qui s’annonce tête de liste Nouveau Centre pour les sénatoriales avec comme unique investiture, celle de son Président d’Hervé Morin. Valérie Létard, Sénatrice NC sortante ? “Que Borloo quitte le RPR”. Marionnette, messager, colis piégé ou pion, Vignoble choisira son rôle, la pierre, elle, est lancée dans un autre fief, valenciennois, celui de Borloo. Un autre est en mutation, le Dunkerquois de Delebarre qui s’offre une fusion express de Saint-Pol-sur-Mer et Fort-Mardyck, après celle avortée par le Préfet en 2004. La décision du Conseil d’État du 20 octobre 2010 ressuscite le dossier (toujours en cours depuis 2004) et en 1 mois, Pif, Paf, Pouf, le “Grand” Dunkerque sort du chapeau. 99999 habitants, un montage à la Lomme-Lille-Hellemmes et vive les “conseils communaux” ! Les citoyens ? Ils n’avaient pas voté « oui » dans les conditions fixées par la loi de l’époque. Un “beau passage en force” rétroactif en somme. Ah Michel Delebarre, premier à profiter à plein régime de la réforme des collectivités territoriales … Pour les impôts ? Le désengagement de l’État permet de tout justifier. Les augmentations y compris comme à Tourcoing. 4e pour son taux d’imposition selon Gérald Darmanin. Le “fils” de Christian Vanneste” lance un incendie que Vincent Lannoo et Djill Achiba sont chargés d’éteindre au nom de Michel-François Delannoy, qui s’agace. Trop d’exonérations pour loger les Bobos dans les lofts et petits propriétaires qui payent ? Pas toujours facile d’habiter à Tourcoing. Comme Boulogne-Billancourt où Ségolène Royal réside. Celle qui vient d’annoncer sa candidature aux primaires socialistes à la barbe de Martine Aubry, a déclaré ne pas vouloir se “laisser intimider” par cette “mise à sac”. C’est vrai que se faire intimider par une mineure serbe cambrioleuse… Pas grave, on aura apprécié la théâtralisation médiatique dont se pare l’élue au destin présidentiel et dont abusent les médias. Théâtre quand tu nous tiens. Jean-Jacques Candelier, devant une forêt de micro, champion des luttes, qui veut briser le secret de la mission parlementaire chargée d’enquêter sur l’attentat de Karachi. On voudrait juste qui brise nos doutes sur la mise en examen prononcée à son encontre le 2 avril 2003 concernant le Syndicat intercommunal de la région Somain-Aniche (SIRSA), devenu ensuite la Communauté de communes de l’est du Douaisis (CCED), pour être rebaptisée Communauté de communes Coeur d’Ostrevent. Une peinture 3 couches ! À notre connaissance, l’instruction du “Chevalier Blanc” était toujours en cours (2008) … Seul un élu, du fond de la Métropole, dans la paisible Neuville-en-Ferrain, un homonyme du Maire de Villeneuve d’Ascq, Gérard Caudron, Maire également, aimerait que le 4e renvoi de son DGS depuis son élection ne se sache pas. Raté. Tout se sait, rien ne se sait. Et ? La vie continue …

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