Filed under: Billet | Tags: APIM, Auchan City, Henri Segard, Jean-Pierre Balduyck, Kipsta, Lewarde, LMCU, Matrine Aubry, Michel-François Delannoy, NFX, Tourcoing
Tourcoing au centre de toutes les attentions. C’est à Tourcoing que l’APIM, NFX et LMCU ont envoyé l’implantation française de Booking.com et ses 250 emplois en 3 ans. Une bonne nouvelle dans laquelle le nouvel accueilli y a vu, outre une expertise en relation client, “de nombreux bureaux disponibles”, l’accueillant une récompense “de ces investissements massifs de LMCU sur le territoire métropolitain pour en renforcer l’attractivité”. Investissements massifs, la LMCU en a fait pour accueillir également Tourcoing-les-Bains en 2008 et Auchan City à l’espace Saint Christophe de Tourcoing, provoquant les maousses sourires de Michel-François Delannoy, Maire de Tourcoing, lors de l’inauguration du 6 avril 2011, pourtant initialement programmée en septembre 2009. Tourcoing qui revit, Tourcoing qui attend encore la renaissance de la Zone de l’Union et l’arrivée du siège de Kipsta-Décathlon annoncée depuis le 13 février 2009 par MFD. Sous les bons auspices de Matrine Aubry, Présidente de LMCU, Michel-François Delannoy est en phase de devenir le Borloo de Tourcoing, entendez l’homme providentiel d’une ville meurtrie. On n’ira pourtant pas crier victoire trop vite en se rappelant que le Mac Donald du Centre Ville de Tourcoing fut en son temps le premier de France à fermer ses portes. La crise du textile et de la laine à Tourcoing ne furent pas aussi vite résorbée que la crise de la métallurgie, de la sidérurgie et du charbon de Valenciennes. Il faut dire que lorsque Pierre Mauroy occupait le siège de président de l’institution communautaire c’était Roubaix, la petite chouchou, qui récupérait Universités, Centre Commercial, Cinéma et Grands Travaux. Un temps où Jean-Pierre Balduyck, alors Maire peu servi, se démultipliait pour que le lien social tourquennois ne se dérobe. Un Jean-Pierre Balduyck devenu Maire honoraire et sage visionnaire, lui qui par trois fois ces jours-çi interpelle. À Comines, déjà, pour qui l’allégeance du PS à Henri Segard “est une imbécillité politique”. Après les Cantonales, ensuite, au sujet du Front National : “arrêtons de rejeter la faute sur le président de la République. Il faut regarder nos fautes, au Parti socialiste. Plus on dira que ce n’est pas de notre faute, moins on sera un parti de crédibilité, d’espérance, de solutions”. Et à Tourcoing, enfin, à l’adresse de Martine Aubry : “Nous n’avons pas de réponse en métropole à la hauteur de notre histoire textile”. Sur ce dernier point, l’ancien Maire de Tourcoing narre cette parole donnée, celle donnée aux anciens de la Tossée lors de la campagne des régionales. Martine Aubry lui demandait de se pencher sur la création d’un musée du textile métropolitain. « Mon bon de commande stipulait de m’inspirer de ce qui se faisait dans la Ruhr”. JPB a rendu sa copie, un Lewarde du Textile, un projet de 22 millions d’euros, qui fait s’étouffer la Présidente de la LMCU qui veut en consacrer 23 pour la remise en eau de l’avenue du Peuple-Belge à Lille. « Je suis chargé de concrétiser les engagements des élus au moment où la politique est discréditée… Dire aux gens du textile que leur histoire ne nous intéresse pas est rendre service à l’extrême-droite. » poursuit Balduyck. Énervé JPB l’est, prêt à réquisitonner un bâtiment encore sur pied de la Lainière sur la Zone de l’Union pour que “les politiques tiennent enfin leurs engagements”. Les effets d’annonce, très peu pour JPB, surtout lorsqu’elles se transforment en annonces défaites.
Filed under: Billet | Tags: Bernard Baudoux, Bernard Derosier, Christian Decocq, Daniel Percheron, Dominique Riquet, Gérard Caudron, Gérard Vignoble, Hervé Morin, Jacques Delors, Jean Louis Borloo, LMCU, Martine Aubry, Max-André Pick, Michel-François Delannoy, Pierre Mauroy, Rémi Pauvros, René Ricol, René Vandierendonck, Roubaix, Ségolène Royal, Tourcoing, Valérie Létard, Wattrelos
Vendredi, il y avait visiblement deux “place to be” en Région. La Conférence de Presse Railenium à Valenciennes et le Conseil de Communauté de la LMCU à Lille. D’un côté, Bernard Derosier, Daniel Percheron, Rémi Pauvros, Valérie Létard, Dominique Riquet, Bernard Baudoux … et Jean-Louis Borloo, de retour à Valenciennes, venus soutenir le dossier du ferroviaire valenciennois dans le cadre du Grand Emprunt, cher à René Ricol. De l’autre, René Vandierendonck, Michel-François Delannoy, Martine Aubry relayant la présentation du devenir de la Zone de l’Union de Tourcoing-Roubaix-Wattrelos en Conseil. Deux temps, deux méthodes. La méthode Borloo et la méthode Aubry. D’un côté des élus poids lourds venus pousser le volet recherche du train valenciennois, déjà bien sur rails avec son pôle I-Trans, ses entreprises, sa boucle et sa future boucle sambrienne d’essai et autre AFE, au credo d’un « Tous ensemble » réunissant le spectre des étiquettes politiques et des territoires. De l’autre des images virtuelles sur un projet longtemps virtuel où n’émergent pour l’instant qu’une fin de travaux du CETI, Centre de Textile Innovant (du pôle qui sera en son temps lui aussi candidat au Grand Emprunt), un peignage de la Tossée devenu salle de spectacle et un “bidonville”, de la bouche de Max-André Pick, élu d’opposition Roubaisien, le tout dans une ambiance politique avec le néo-centriste Gérard Vignoble, qui trouvait les temps longs sur ce dossier, chatouillé par l’exécutif rouge-rose-verts-orange de la LMCU. La veille en débat public à la Mairie de Lille, c’est une autre arlésienne dont on posait les jalons, l’avenir du Parc de la Citadelle, déjà vendu par Martine Aubry en 2004 dans le cadre du projet Grimomprez-Jooris 2, c’était le temps où la Méthode Aubry était le passage en force. Certes le dossier Stade fut un plus qu’un caillou dans une chaussure, certes la Zone de l’Union est la plus grosse friche industrielle de France, mais constatons que les consensus politiques lillois se trouvent plus facilement pour faire émerger de terre en temps record des siège de Région, musées et casino que des stades, hôtels d’entreprises high-tech, Hyde ou Central Park, siège décathlonien, Textipôle et autre port de Plaisance. Effets d’annonce à rallonge et chamailleries à répétition tantôt avec la bande à Christian Decocq, tantôt avec la bande à Gérard Vignoble, tantôt avec la bande à Gérard Caudron, tantôt avec la bande à Éric Quiquet, tantôt avec la bande à Pierre Mauroy, tantôt avec la bande des associations, … tels sont les piments de la méthode Aubry, un brin manichéenne, qui saupoudrent une mezze d’économie, culture, aménagement, et autres politiques, présentés surtout comme solidaire. Certes Percheron, Derosier, Pauvros, Baudoux ne participeront pas toujours à la partie de chasse en meute de la bande à Jean-Louis Borloo, mais ne pas jouer avec “le meilleur N°10 pour le Nord-Pas-de-Calais” dixit Percheron, risque de vous envoyer sur le banc de touche. Celle qui veut faire de Lille une terre d’exemple pour son ambition présidentielle de 2012, et qui a rappelé à son impatience Ségolène Royal, se confronte dans le calendrier avec celui qui depuis vendredi veut faire de ce qu’il a fait de Valenciennes, ce qu’il veut faire pour la France en 2012, modèle et méthode comprises, impatience d’Hervé Morin ou non. Alors que Ségolène Royal répondait que le PS n’avait pour l’instant ni candidat et ni projet, Jean-Louis Borloo promettait à ses ouailles que ce serait ici et à eux qu’il l’annoncerait, laissant planer un doute façon Jacques Delors 1995, père de Martine Aubry et adepte d’une encore autre méthode, devant les éternels vents partisans qui érodent bien plus que la pratique politique.
Filed under: Billet | Tags: Alain Bocquet, Audrey Linkenheld, CNI-UMP, Communauté communes des Portes du Hainaut, Denis Vinckier, Dorothée Da Silva, FN, François Dubout, Frédéric Lamblin, Hervé Morin, Jacques Richir, Jean-Luc Mélenchon, Jean-Marie Cavada, LMCU, Marine Le Pen, Martine Aubry, Maurice Leroy, Nouveau Centre, Olivier Henno, PDF, Pierre Ferrari, Pierre Mauroy, Roger Vicot, RPF, Yves Durand
On connaissait ce fameux papier du Figaro qui avait provoqué l’ire de Pierre Mauroy, alors premier édile lillois, qualifié de “Maire de Droite à Lille et de socialiste à Paris”, dans la même veine, on connaît désormais un communiste à Paris, véritable maire libéral à Saint-Amand-les-Eaux. Alors que le Sud du Département du Nord, Valenciennes, Maubeuge, Avesnes et Cambrai essaye de s’organiser en pôle métropolitain, Alain Bocquet, puisque c’est de lui qu’il s’agit, vient de fermer sa porte en tant que Président de la Communauté d’Agglomération des Portes du Hainaut, qu’il faudra désormais appeler des Portes de Lille. Estimant qu’il ne faut pas jouer contre l’Aire Métropolitaine Lilloise, en stigmatisant la fausse bonne idée de rassembler les « pauvres entre eux » (sic), à « se ghettoïser en ajoutant ses misères », invoquant Bruno Bonduelle et « à aller vers le haut avec les plus riches », Alain Bocquet n’en n’est pas à ses premières contradictions, un peu comme si une Vice-Présidente Communiste de la LMCU portait un Grand Stade d’inspiration libérale de 55.000 places et 400 millions d’euros de budget. Étiquette, étiquette, … Frédéric Lamblin, qui « a ressenti comme un appel » en se rendant au Palais Bourbon (beaucoup d’«appelés» mais peu d’élus) est désormais candidat à la députation, mais avec quelle étiquette ? Le Patron de la CGPME locale et remplaçant de l’insoumise Dorothée Da Silva à la présidence de Lille Grand Palais, devra pourtant choisir, lui qui fait partie du package des ex-UDF Modem Richir-Henno qui s’est vendu à Martine Aubry en 2008. UDF ? Modem ? PS ? Celui qui voit Strauss Kahn Président, Aubry Premier Ministre et Linkenheld, Ministre du Logement, (laissons déjà la très protégée devenir Sénatrice), devra surtout répondre de l’inutilité politique du Modem le moment venu. Denis Vinckier, également Modem, en sait quelque chose, lui qui envisageait de succéder à Yves Durand à la tête de Lomme. Cet UDF qui s’était assis dans le fauteuil d’Arthur Notebart au Conseil Général avec les voix de la droite en 2001 en opposant farouche à la fusion Lille-Lomme-Hellemmes aura tout perdu en 2008. Il aura surtout tout laissé à Roger Vicot, son siège de Conseiller Général, comme celui de Maire de Lomme. Comme quoi, tout reste dans la famille PS. Pierre Ferrari n’en fait plus parti. Pour deux ans, c’est acté. Le Modem l’a également lâché, preuve que le “National” entend être ferme. Suspendu, tout comme les MJS d’Hénin Carvin et leur site internet, Ferrari en a cure. C’est une assignation en justice qui attend le PS et une candidature confirmée aux Cantonales. Il serait étonnant qu’il ait Marion Anne Perrine Le Pen face à lui, tant la Frontiste cumule les mandats comme les prénoms. Conseillère Municipale, Députée Européenne, Conseillère Régionale, Marine Le Pen ne doit sa présence dans ces trois institutions qu’à des recours électoraux en justice, le temps de claironner sa petite musique. Elle attend désormais le résultat du plébiscite interne du FN pour foncer vers la présidentielle 2012. Là, ce n’est pas une étiquette mais une marque qui sera entretenue. Tenu, Hervé Morin l’est par ses militants. Sa vraie-fausse candidature à la présidentielle par la voix de Jean-Marie Cavada l’aura rappelé. Et à l’image de Maurice Leroy, un ex-communiste devenu Nouveau Centre et maintenant Ministre, c’est la base qui décide. Et la base a plutôt envie d’une confédération centriste avec les Radicaux d’où émergerait un candidat. François Dubout, ex-candidat aux Régionales, lui, émerge de l’actualité. Bientôt Conseiller Culturel à l’ambassadeur de France en Estonie, le saltimbanque politique restera dans l’histoire le plus gros cumulards d’étiquettes politiques : RPF, FN, PDF, CNI-UMP. Celui qui confie son intérêt pour Dominique de Villepin ou Jean-Luc Mélenchon, a peut-être la réponse ultime aux (petits) tracas politiques : « On rate des opportunités à cause d’anciens clivages et de verrous rouillés », lui qui voudrait faire valser les étiquettes … partisanes. C’est vrai, se passer de mouvements et d’étiquettes politiques, de militants, d’idées et pourquoi pas d’élections, Bocquet, Lamblin, Richir, Henno, Vinckier, Linkenheld, Morin, Dubout, et autres Daubresse, Vignoble, Caudron, Vanlerenberghe, Vandierendonck, … ne diraient-ils pas non ? À croire que l’objet est plus de s’incarner que d’incarner.
Filed under: Billet | Tags: Conseil Régional Nord Pas de Calais, Daniel Percheron, Gérard Caudron, Grand Stade Lille, Grimonprez-Jooris 2, LMCU, LOSC, Martine Aubry, Michèle Demessine, Pierre Mauroy
Double absence à la pose de la première pierre du Grand Stade de Lille ce lundi. Celle remarquée de Daniel Percheron, Président du Conseil Régional Nord/Pas-de-Calais, et celle, excusée, de Pierre Mauroy, ancien Maire de Lille et ancien Président de LMCU. On aura surtout vu la famille socialiste métropolitaine, et Martine Aubry en tête, crever l’écran aux sourires “ultra bright”. Celle qui en son temps qualifiait de “minable”, la “récupération” de la victoire du dossier français pour l’organisation de l’Euro 2016 aura fait dans le pompeux, voire dans le pompage, pour lancer le chantier : « d’une des plus audacieuses décisions que Lille Métropole communauté urbaine ait eu à prendre ». Même si la candidate à la candidature PS pour l’élection présidentielle de 2012 a reconnu les “difficultés”, notamment cette brouille avec le revenant Gérard Caudron, Maire de Villeneuve d’Ascq, à l’époque de la signature du permis de construire, elle aura jouer l’amnésie dans un dossier qui s’accéléra paradoxalement lorsque Martine Aubry le quitta. Le dossier “Stade de Lille” empoisonna en effet la politique locale pendant plus d’une décennie. Depuis ce fameux protocole de vente du Losc à l’orée des années 2000 qui stipulait la livraison par la ville de Lille d’une enceinte de 35.000 places pour 2002, puis 2003, puis 2004. Le passage en force aubrysiste, fraîchement Maire de Lille, se termina par le fiasco du projet Grimonprez-Jooris 2 (et de la rénovation couplée de la Citadelle de Lille) retoqué au Conseil d’État après une (trop) longue procédure. Martine Aubry fut enjointe de quitter le dossier (via la Mairie de Lille) et c’est bien la reprise en main du dossier devenu impérieusement communautaire par le duo Pierre Mauroy-Michèle Demessine qui est à l’origine du projet “Borne de l’Espoir”. C’était l’époque où Pierre Mauroy, alors Président de Lille Métropole, fustigeait le “terrorisme lillois” et l’entêtement sur le dossier stade lors d’un bureau communautaire resté célèbre. Celui qui disait en son temps “le Foot à Lens, la Culture à Lille” à l’occasion du choix du Stade Bollaert pour la Coupe du Monde 1998 ou celui qui disait “au football, il faut marquer des buts et Lille n’en marque pas beaucoup” pour freiner les ardeurs de développement d’un club autrefois déficitaire (et remis à flot par les deniers de la Mairie) a finalement sauvé le dossier Stade de Lille du naufrage. Ce stade que le Losc a longtemps imposé (avec en tiroir le fameux protocole) restera sa dernière (chère et ambitieuse) oeuvre, comparable, selon Martine Aubry, à l’édification d’Euralille ou de la gare TGV. Aujourd’hui, Pierre Mauroy s’économise. Un autre qui a fait l’économie d’un déplacement est celui qui fait désormais la promotion de la Culture à Lens, via le Louvre Lens ou l’expo populaire le Louvre en Sang et Or. Daniel Percheron, puisque c’est de lui qu’il s’agit, aurait, selon la rumeur, fort peu goûté au protocole aubryiste légèrement ostentatoire pour cette pose de première pierre au Grand Stade. Celui qui a mouillé le maillot pour faire voter les 45 millions d’euros de subventions Grand Stade (en trois lignes budgétaires différentes de 15 millions d’euros) au Conseil Régional, l’excellent tribun et amoureux fou de football aurait finalement boudé et gardé pour lui ses envolées lyriques. À moins que le cocktail sénatoriales et cumul des mandats 2012 au PS ne soit passé par là …
Filed under: Billet | Tags: LMCU, Martine Aubry, Michel-François Delannoy, Tourcoing
Symboles identitaires, “les pavés du Nord”, ont vu pendant des années leurs plus belles vitrines, la Grand Place de Lille et le Marché de Wazemmes leur faire honte. Transformées en champ de patates, les routes pavées de ces deux places sont surtout les symboles d’une maladie chronique qui affecte les édiles, celle du “désaménagement urbain”, une politique de suraménagement de l’espace public au nom d’une certaine modernité et de supposées “grandes idées” qui flattent les égos, celui du peuple compris. N’étaient-ils pourtant pas robustes et esthétiques nos pavés d’atan ? Martine Aubry, Maire de Lille, aura profiter de l’été et de la piétonisation temporaire de la Grand Place de Lille pour refaire le dallage douteux de la Place du Général de Gaulle et remettre du même coup une ligne de crédit. Piétonisation, tiens, voici la nouvelle lubie de nos chères “désaménageurs”. La piétonisation du Centre-Ville, les Verts en on fait une question idéologique, quitte à transformer les Centre-Villes, les centres de vie, en Parc d’Attraction comme c’est déjà le cas dans certaines villes néerlandaises. De là à réclamer un droit d’entrée, on n’en ait pas loin. Plus généralement, on ne fera pas là la liste des villes qui ont banni leurs ancestraux tramway pour mieux les reconstruire 60 ans plus tard, mais un gros village, situé près de la frontière belge, Tourcoing, reflète à lui seul les dépenses dispendieuses des collectivités en matière d’aménagement pour des résultats pas toujours lisibles. Les lignes de crédit de la LMCU ont beau pleuvoir en ce moment sur la cité du Brouteux, la cité du nouveau chouchou de Martine Aubry, Michel-François Delannoy, force est de constater que le terminal bus-tramway aura changé 3 fois de places en l’espace de 20 ans, que les rues du centre-ville auront connu tous les sens de circulation, et autre contre-sens, avant de se faire piétoniser, sans compter l’ancienne maladie du rond point tout puissant qui affecte toujours les boulevards et la chimère du Centre Commercial miracle, combien de fois Tourcoing devra-t-elle être repensée ? La versatilité des choix politiques urbains qui se bercent de grandes idées passant vite de mode et leur récurrence vont finir de nous convaincre qu’il s’agit plus là de politiques occupationnelles, plus encore d’occuper l’espace (de la cité) pour nos chers édiles. Je refais donc je suis. Nos anciens étaient-ils de si piètres aménageurs, même allemands fussent-ils avec un remarquable réseau de tramway tourquennois trop vite démantelé ? Et pendant que les crédits s’évaporent futilement dans le désaménagement urbain, comme celui de faire disparaître les canaux lillois pour vouloir les remettre à flot quelque décennies plus tard, c’est le patrimoine industriel qui fout le camp. La capitale allemande Berlin est à elle seule un exemple plus que réussi de réappropriation des espaces industriels (et Dieu sait qu’ils sont nombreux), à faire passer le début de réhabilitation de la friche de la Gare Saint Sauveur (ah Saint Sauveur, son quartier autrefois rasé) pour un manque d’audace flagrant. Manque de crédits dîtes-vous ?