Filed under: Billet | Tags: Alessandro Di Guiseppe, David Bernadini, François Sauvadet, Hervé Morin, Jean Louis Borloo, Jean-Christophe Lagarde, Laurent Hénart, Législatives, Marc-Philippe Daubresse, Marine Le Pen, URCID
À 9 jours du premier tour des élections législatives, l’heure est à la cristallisation. Non pas la cristallisation autour du faux-vrai tract FN dans le très médiatique vrai-faux fief de Marine Le Pen à Hénin Beaumont, mais la cristallisation ordinaire, celle des 360 candidats pour les 33 circonscriptions du Nord et du Pas-de-Calais. 359 puisque le candidat David Bernadini, sans étiquette, est resté à l’état liquide dans la 11e du Nord : « Je me suis retiré par manque de financement. Ça revient à 4.000 voire 5.000 euros rien que pour la campagne officielle. La politique est réservée aux gros partis politiques. » Derrière la naïveté ordinaire de David Bernadini qui bien entendu recueillera 5% des suffrages exprimés que dans ses rêves mouillés pour espérer un remboursement de ses frais de campagne, on se souviendra juste que le système électoral est ainsi organisé pour éviter les candidatures farfelues, même si il n’a pu éviter celle de l’Église de la Très Sainte Consommation qui présente Alessandro Di Guiseppe dans la 1er circonscription du Nord. On se souviendra surtout que les législatives, loi de financement des partis politiques oblige, sont surtout une caisse enregistreuse des formations politiques pour les 5 années à venir et il ne faut pas chercher plus loin la multiplicité des candidatures dans notre région. Alors même si quelques sardines rêvent de nager avec les requins, on s’étonnera tout de même d’avoir vu quelques gros poissons se faire éperonner ou de petits porteurs se faire pigeonner, c’est selon. Les comptes courants du Nouveau Centre ont ainsi été piratés par l’URCID, l’Union des Radicaux, Centristes, Indépendants et Démocrates, une structure off-shore créée en catimini par Jean-Louis Borloo (PR), Laurent Hénart (PR), Jean-Christophe Lagarde (NC) et François Sauvadet (NC). Dans le Nord, des candidats Nouveau Centre ont ainsi signé leur rattachement financier à cette structure programmée pour accueillir un groupe parlementaire à l’Assemblée autour de Jean-Louis Borloo, candidat dans la 21e circonscription du Nord, provocant l’ire d’Hervé Morin, Président du Nouveau Centre. Et quand on sait que même le contorsionniste Marc-Philippe Daubresse, candidat dans la 4e circonscription du Nord, a signé son rattachement financier à l’URCID, pour selon lui jouer les agents doubles, on peut se dire que la société écran a un bel avenir devant elle.
Filed under: Billet | Tags: Alain Delannoy, André Flajolet, Audrey Linkenheld, Éric Quiquet, élections législatives, Brigitte Mauroy, Christian Vanneste, Daniel Boys, Daniel Percheron, Dominique Baert, EELV, Françoise Hostalier, Gauche Moderne, Gérald Darmanin, Hélène Parra, Hervé-Marie Morelle, Jacques Mellick, Jean-Luc Mélenchon, Jean-Luc Pérat, Jean-Pierre Bataille, Luc Monnet, Marc-Philippe Daubresse, Marine Le Pen, Martine Aubry, Michel-François Delannoy, Modem, Olivier Henno, Pierre Kucheida, PS, Rémi Pauvros, Slimane Tir, Stéphane Saint-André, Thierry Lazaro, UMP, Walid Hanna
“Stéphane Saint-André est le candidat d’un accord de campagne. À 20h01, cet accord ne tient plus”, à 20h01 ce dimanche 6 mai, ce dimanche de second tour de la présidentielle 2012, les législatives ont commencé dans le Nord/Pas-de-Calais. Chaudement. On compte de nombreux foyers, des dommages collatéraux, des fournaises, mêmes des feux follets et des feux de paille, voire des feux de position. La brigade des pompiers est débordée tant les pyromanes courent les rues et les affiches électorales. Hervé-Marie Morelle dans la 1e du Nord pourra-t-il en coller, des affiches ? Plus que des comptes qui brûlent, le candidat de l’ex-majorité présidentielle est surtout chatouillé par le maintien de Brigitte Mauroy, Gauche moderne. Une broutille ou brindille comparée aux dissidences déclarées ça et là. Le PS Dominique Baert dans la 8e du Nord promise au vert Slimane Tir met finalement le feu au sacré, à l’accord électoral PS-EELV. Le désormais libre Luc Monnet dans la 6e du bouillant UMP Thierry Lazaro ne veut plus mourir à petit feu tout en voyant son terrain se consumer avec la réforme territoriale. Le désormais libre également Jean-Pierre Bataille en froid avec l’UMP sortante Françoise Hostalier brûle d’impatience mais joue avec le feu sous couvert de vouloir raviver une flamme qui selon lui s’éteint en Flandres. Le retour de flamme, il sera peut être pour Rémi Pauvros, Maire de Maubeuge et candidat PS dans la nouvelle 3e du Nord ; candidat plus vraiment naturel puisqu’après avoir été savamment écarté, le sortant Jean-Luc Pérat, battu en interne, défendra son siège quitte à se griller au PS. Celui qui a le plus le feu aux fesses est le Modem Olivier Henno qui joue beaucoup pour son retour devant les urnes. D’Hélène Parra, candidate naturelle PS de la 4e, en passant par Martine Aubry, Marc-Philippe Daubresse, député UMP sortant, chacun sait que les ailes d’Olivier Henno sont de cires. Alors que le Maire de Saint André, Vice-Président de la LMCU et premier Modem à appeler, même avant le 1er tour, à voter Hollande au 2e tour de la présidentielle, essaye de passer dans le trou de souris du Centre gauche en revendiquant le leadership de la nouvelle majorité présidentielle, chacun aura remarqué que ce trou est vraiment proche du Soleil. Le Soleil. Un qui se demande s’il le verra encore et un autre qui veut être dans sa lumière, la 10e du Nord ressemble à une forêt de pinède qui s’enflamme au grès du vent. Le député sortant Christian Vanneste, exclu de fait de l’UMP mais pas dans les faits, mais depuis président du RPF, a décidé de retourner au feu de la 10e et s’est donc fâché avec son Gérald Darmanin qui a, à ses yeux, un peu trop facilement accepter et un peu trop durement refuser de lâcher l’investiture UMP. Un vrai mélodrame avec au final un infanticide ou un parricide. Suspense. Un méli-mélo est également servi dans une incandescente 2e circonscription du Nord, aux fenêtres de la Mairie de Lille, entre la fille légitime du PS Audrey Linkenheld et le fils illégitime EELV Éric Quiquet. Suspense. Du suspense, il n’y en aura en définitif très peu pour ces législatives, à part peut-être à Béthune où autour du candidat PRG Stéphane Saint-André, Maire de Béthune, ça sent un peu la poudre chez la nouvelle majorité présidentielle qui se divise en trois, avec l’ombre du rapide Jacques Mellick derrière le dissident Alain Delannoy et la fâcherie derrière le dissident Daniel Boys. Vue les conditions d’élection de Stéphane Saint-André à la Mairie de Béthune, il était à prévoir un terrain brulant, c’est une fournaise qui profiterait une nouvelle fois au député UMP sortant André Flajolet. La terre brulée, on la laisse comme toujours à Jean-Pierre Kucheida et Marine Le Pen dans le bassin minier, une terre minée et sur laquelle on annonce le parachutage du para-communiste Jean-Luc Mélenchon. Donc du suspense, il n’y en aura point, même pour Marine Le Pen, future battue offrant une assemblée sans frontiste. Seule cette fameuse “imbécile”, selon Daniel Percheron, future loi sur le non cumul des mandats nous en donnera, du suspense. Pierre De Saintignon à la Région ? Michel-François Delannoy à la LMCU ? Audrey Linkenheld à l’Assemblée ? Walid Hanna à la Maire ? Martine Aubry à Paris ? et Éric Quiquet ? Au piquet ? Au bûcher ?
Filed under: Billet | Tags: Alex Türk, François Dubout, Francis Vercamer, Jacques Legendre, Jacques Vernier, Jean-René Lecerf, Joël Wilmotte, Marc-Philippe Daubresse, Sébastien Huyghe, Sénatoriales, Sylvie Desmarescaux, Thierry Lazaro, UDF, UMP, Valérie Létard
A force d’abuser de la torpille, presque inscrite à son patrimoine génétique, la droite du Nord/Pas-de-Calais en est réduite au radeau de fortune, obliger de ramer comme des naufragés dans un océan d’incompréhension. Il faut dire qu’un puissant lance torpille a été identifié à Phalempin, dans le Pévèle, et l’engin a tendance à tirer contre son camp. Il allait jadis avoir le scalp de Francis Vercamer, félon d’UMP passé à l’ennemie UDF, il allait couler l’obsolète compagnie des transports douaisienne Vernier, il tapissa d’un champ de mines l’après candidature de Sébastien Huyghe à la Mairie de Lille, il allait faire imploser la liste des régionales de Valérie Létard et piloter le sous marin du bout Dubout, il allait également asphyxier de bâtiments la rade des sénatoriales. Il allait tout faire, il a sombré, neutraliser à la faveur de l’élection interne de l’UMP. Car, un autre lance-torpille arrose également le ciel lambersetois et fait souvent des dégâts. Il mate les rebellions internes, bride les tanker qui veulent devenir super, fossoie l’expédition communautaire, et sort selon lui tous les jours du bureau l’amiral chef. Ego logique comme la stratégie de la droite pour les Sénatoriales 2012. Une liste officielle Legendre n’engendrée que par elle même, une liste Legrand petit bras, une liste indépendante Türk réduite à un nom, le sien, une liste Wilmotte en mode marmotte, une liste Lecerf-Létard parti à la chasse très tôt, et voilà Sylvie Desmarescaux rester au port, le rempart qui saute et un siège qui tombe contribuant notamment au basculement du Sénat. Combien de divisions ? Combien de dispersions ?
Filed under: Billet | Tags: 2012, confédération des centres, Dominique De Villepin, DSK, François Bayrou, François Hollande, Jacques Delors, Jean Louis Borloo, Marc-Philippe Daubresse, Martine Aubry, Modem, Nicolas Hulot, Parti Radical, Pierre Moscovici, Ségolène Royal, UMP
“Je quitte évidemment l’UMP”. Le jour de ses 60 ans, Jean-Louis Borloo, Président du Parti Radical, a pris le chemin de la présidentielle 2012 au détour d’une émission plutôt rafraîchissante quant à la pratique du discours politique. Du Borloo dans le texte et dans le geste donnant vie à cette confédération des centres, du Borloo qui enthousiasme des Radicaux de Gauche au ex-sarkozyste, du Borloo qui perce immédiatement dans les sondages et donc du Borloo qui fait grincer beaucoup de dents, beaucoup. Celles de certains parlementaires UMP d’abord qui l’accusent de division, celles de Marc-Philippe Daubresse qui a force de faire le grand écart s’en trouve écartelé, celles du candidat de l’inutile Dominique De Villepin qui se rêve gaulliste sur une rancoeur personnelle, celles des partisans de “DSK”, Pierre Moscovici en tête, qui sentent poindre le danger d’un espace politique rétréci, celles de François Hollande qui va jusqu’à affirmer que le prochain président de la République ne pouvait “être que socialiste” (sic), celles des écolos apparatchiks pour qui Borloo est un écolo de façade, et surtout celles de François Bayrou, candidat 2012 depuis 2007. L’égocentriste, responsable du schisme des centres, aura en l’espace de 5 ans entretenu une ambition personnelle, détruit un parti, dispersé des parlementaires, égaré des militants et perdu toutes les élections intermédiaires. Tout le contraire en somme du Candidat Borloo qui affirme entretenir une ambition collective, reconstruire un appareil, réunir des parlementaires, rassembler des militants et réellement peser sur un second tour. Depuis Borloo, Hulot et De Villepin sont sortis du bois, une multiplication de candidatures qui fit ironiser François Bayrou sur la “saison des champignons”, mais le vrai parasite de cette élection présidentielle est bien le Président du Modem. Borloo, Bayrou, il y en aura qu’un. Question appareil, espoir, Borloo est largement gagnant, question cuisine politique, Bayrou est vainqueur car inoffensif pour l’ensemble de ses adversaires. Borloo capable de rassembler radicaux, gaullistes, chrétiens-démocrates, socio-démocrates et écolo-démocrates, forcément ça dérange plus qu’aux entournures au point que certains tentent de le faire passer pour un “agent double”. Le pathétisme des “candidats 2012 depuis 2007″ que sont Bayrou, De Villepin et Royal nous rappelle que la vérité d’une élection présidentielle n’est jamais celle de la suivante. On se souvient ainsi que Jacques Delors ne s’était finalement jamais présenté à l’élection présidentielle de 1995 de peur, narrent ses mémoires, de se faire imposer un projet socialiste qui ne fut le sien. Le 4 avril 2011, sa propre fille, Martine Aubry, présente le projet des socialistes, “L’avenir aime la France” et l’impose par une simple déclaration : «On n’est pas candidat pour le PS si on ne défend pas le projet des socialistes».
Filed under: Billet | Tags: Christian Vanneste, Hervé Morin, Jacques Vernier, Jean Arthuis, Jean Louis Borloo, Marc-Philippe Daubresse, Nicolas Sarkozy, Nord, Nouveau Centre, Thierry Lazaro, UDF, UMP, Valérie Létard
Thierry Lazaro est tombé ce week-end à Mouvaux, étouffé par le “Gros Nounours” de Marc-Philippe Daubresse à la faveur de l’élection interne au sein de la fédération UMP du Nord. Le député-maire du Pévèle n’a donc pas eu la revanche qu’il fomentait depuis les élections régionales 2010. Finie “la fédération du Coup de Gueule”, la campagne interne “sereine” a débouché sur quelques bons mots, “Je n’ai jamais tapé sur ma famille politique, je ne vais pas commencer”, dixit Lazaro (Jacques Vernier appréciera), “ce n’est pas la première fois qu’on se tape sur le groin” (sic) du même Lazaro ou “Les membres du comité ont le choix entre l’Union pour un mouvement populaire et la désunion pour un mouvement populiste” dixit Marc-Philippe Daubresse. La messe fût enfin dite et Thierry Lazaro, battu, de conclure “j’embêterai le monde pour que les présidents soient élus avec le suffrage direct de l’ensemble des militants”. Pour un désormais ex-Secrétaire Départemental de l’UMP, nommé et jamais ratifié, et donc non issu de la démocratie militante comme il se prévalait, c’est une sortie dans la “dignité”. L’honneur de l’UMP Nord en est tout de même sauf, les Daubresse-Lazaro se retrouvant sur la “menace centriste”, en l’occurrence l’épouvantail Nouveau Centre. Pour Lazaro, “l’UMP n’est plus respectée, même à Mons-en-Baroeul”, c’est dire ! Pour Daubresse, “Valérie Létard n’était stratégiquement pas un bon choix” pour la régionale (l’Élysée appréciera), “on avait en face de nous Marine Le Pen. Dans un contexte où le FN faisait du populisme, Thierry Lazaro était une candidature valable”. Pour être plus populiste que la Reine Marine n’aurait-il point fallu finalement mettre en tête de liste l’original (Christian Vanneste) plus que la copie (Thierry Lazaro) ? C’est à se demander, mais le Caporal en Chef Daubresse a la réponse : “Après c’est parce que Nicolas Sarkozy nous demande de soutenir Valérie qu’on la soutient”. On reconnaîtra là tout le contorsionnisme de Marc-Philippe Daubresse, dont la sortie du gouvernement relève certainement d’une nouvelle erreur stratégique de l’Élysée. Ministre en CDD de 7 mois, renouvelé trois fois, MPhD aura encore endossé les habits du Caméléon lors cette folle semaine. Évincé du Gouvernement, Daubresse s’est d’abord souvenu qu’il était Centriste de l’UMP, s’imposant comme Borlooiste solidaire le Dimanche et Lundi soir, rappelant avec ostentation qu’il faisait parti de la charrette centriste Borloo, Morin, Létard, Idrac, … “Je pense surtout que personne ne lui a demandé de rester” résumait alors Thierry Lazaro. Une “sortie” en centriste à une nuance (et quelle nuance), celle que “Borloo serait un excellent Premier ministre en 2012 ». “Sarkozyste convaincu”, MPhD récupère le mercredi “un plat de lentille” en l’occurrence le poste de Secrétaire Général Adjoint de l’UMP auprès de Jean-François Copé, pour représenter la famille Centriste de l’UMP, alors que dans le même temps Hervé Morin et Jean Arthuis enjoignent Jean-Louis Borloo et le Parti Radical de quitter l’UMP pour réaliser le dessein centriste. En fin de semaine, le Président Régional de l’UMP a cru bon de briguer également la Présidence du Nord pour faire barrage à la tendance Lazariste au sein d’une “fédération traumatisée par les Régionales (et donc par les Centristes)”. Objectif rempli. Marc-Philippe Daubresse s’apprêterait-il désormais à nous sortir une dernière figure de style en se présentant aux Sénatoriales 2011 sur la même liste que … les Centristes ? Rien n’est moins sûr. On eut cru un moment que les “Centristes de l’UMP” était le courant de ces élus UDF qui rejoignaient le Parti Unique mais force est de constater qu’il s’agit désormais d’une appellation d’origine incontrôlée inventée pour épouser les contorsions de ce sacré MPhD. Seule la Présidence de la LMCU y a résisté, et comment !
Filed under: Billet | Tags: 2010, Abstentions, Élections Régionales, FN, Marc-Philippe Daubresse, Modem, Nord, Pas de Calais, PC, UMP, Verts
Le couperet des Régionales Nord/Pas-de-Calais est tombé, les voix de gauche sont impénétrables. L’UMP qui boude, le FN qui gronde, le PS qui revit, le Modem qui se meurt, le PC et les Verts qui franchissent la barre des 10%, et la tentation de l’abstention, les “abstentationistes”. L’abstention grand vainqueur des Régionales, les titres des journaux du 14 mars et 21 mars étaient en vérité déjà faits. À chaque élection son message. Lors des Européennes, les Français avaient crédité le Président pour sa gestion internationale de la crise, ils l’auront, lors des Régionales, sanctionné pour sa gestion française de la crise. Message depuis brouillé par les commentaires satisfaits des uns et le remaniement, un Daubresse en sus, et recadrages des autres. Les plus populistes n’auront pas été ceux qu’on croit. Plus populiste qu’un Front populiste qui sur une rhétorique implacable aura rassemblé 300.000 voix, 22,2 %, soit 18 élus, il existe désormais l’électeur, qui se déplace ou non. On savait déjà depuis 2002 que les électeurs étaient devenus des consommateurs du politique, on pourra dire que la tendance consumériste ne fait que s’accentuer, élections après élections, nivelant par le bas le débat politique. Le bulletin de vote est désormais un investissement, avec retour exigé. Une vision personnelle, presque égoïste, conservatrice et conservatoire, primant sur l’intérêt général et la vision politique, jugée trop altruiste pour être vraie. La résistance à la démocratie représentative ne prendra pas les traits de la démocratie directe, juste ceux de la démocratie tribale, tribunitienne et tributaire. L’oligarchie menacée, le peuple agacé, la “moins pirocratie” installée. Le politique du pire n’est jamais très loin.
Filed under: Billet | Tags: Alain Bocquet, Élections Régionales, Éric Pecqueur, Marc-Philippe Daubresse, Martine Aubry, Nord, Pas de Calais, René Vandierendonck, Valérie Létard, Xavier Bertrand
La campagne s’accélère … Plus question de Grippe A, les candidats serrent les paluches à la pelle. Dans le concert médiatique, la désormais fameuse passe d’armes place du concert à Lille, entre Martine Aubry et Xavier Bertrand, a eu son lot d’amabilité et de petites phrases qui nourrissent les médias. La première secrétaire du PS pas là par hasard et le secrétaire général de l’UMP là par Létard auront sorti la campagne de l’ombre médiatique. Les médias nationaux donnent déjà Valérie Létard et la majorité présidentielle perdant au deuxième tour, cela explique certainement la sortie de René Vandierendonck, Maire de Roubaix, qui nourrit la désormais fameuse polémique du Quick Halal en portant plainte pour discrimination. Réaction jugée « exagérée et dangereuse » par Cécile Duflot qui y voit des « relents islamophobes », jugée politique par Marc-Philippe Daubresse qui y voit « l’alliance objective du PS et du FN ». On attend toujours qu’un socialiste tape sur l’extrême droite, qui elle ne se gène pas de jeter en pâture dans un recto-verso des noms de filles de, fils de, maire de, socialistes employés au Conseil Régional. Ça énerve ! Alain Bocquet se fâche tout rouge sur le plateau de France 3 Nord/Pas-de-Calais pour le débat régional N°2. Renvoyé dans ses cordes par Valérie Létard qui sur Total Fort-Mardyck le rappelle à Usinor Denain et Georges Marchais, Alain Bocquet s’est surtout fait rappelé à ses jeunes utopies lorsqu’Éric Pecqueur (LO) le fait passer pour un gauchiste mou et un faux camarade. Éric Pecqueur appelle à la grève générale et au grand soir, trop audacieux pour le communiste qui se fusionne dans un Marx et un Mars. Total, halal, genièvre et gaufres, la campagne s’accélère et prend écho national, du moment que nous ne finissions pas à la fraîche.
Filed under: Billet | Tags: Élections Régionales, Dany Masset, Henri Segard, Marc-Philippe Daubresse, Martine Aubry, Modem, Nord, Pas de Calais
Il faut parfois savoir en rire comme Dany Masset, conseillère régionale sortante qui rit de son propre lapsus, « Je repars sur la liste modeste, je veux dire la liste Modem ». On peut rire pincé comme Steeve Briois, présenté par Marine Le Pen comme « le meilleur d’entre nous », lui qui sert de marchepied à la fille de Jean-Marie que ce soit pour la bataille interne du FN que pour la prochaine présidentielle. Marc-Philippe Daubresse déclenche souvent un rire forcé avec ses petites phrases dont on imagine le brain-strorming. Sa dernière trouvaille qu’il répète à l’envie : « À droite, on a un Baobab dans la main, la Boîte à Outils de la Bande à Borloo ». Comme en écho, le désormais dissident Thierry Lazaro qui stigmatise ceux qui « s’accrochent au cocotier plutôt que de passer la main » a le rire nerveux. On peut parfois ne pas en rire, comme les Maires du Groupe Métropole Passions Communes à la LMCU quand Henri se gare ou s’égare sur la liste Modem aux régionales. Pour Jean-Jacques Veroone, Maire de Warneton, ce n’est pas un éclatement de rire, mais bien de groupe. Ça promet un échiquier plus politique à la LMCU comme les aime si bien Martine Aubry, qui tire les ficelles de partout. Ainsi, on peut et surtout rire jaune quand on s’appelle Daniel Percheron à la lecture du papier spécial région paru dans le Monde cette semaine, qui occulte la vignette Panini de Daniel Percheron au profit de celle de Pierre De Saintignon. Déjà comme Président de Région ? On nous avait vendu un passage de relais pour 2012, ça sent déjà la reprise en main Aubryiste. Et ça en interne, ça fait déjà beaucoup moins rire.