Comité de Salubrité Régional Nord/Pas-de-Calais


à feu et à sang

“Stéphane Saint-André est le candidat d’un accord de campagne. À 20h01, cet accord ne tient plus”, à 20h01 ce dimanche 6 mai, ce dimanche de second tour de la présidentielle 2012, les législatives ont commencé dans le Nord/Pas-de-Calais. Chaudement. On compte de nombreux foyers, des dommages collatéraux, des fournaises, mêmes des feux follets et des feux de paille, voire des feux de position. La brigade des pompiers est débordée tant les pyromanes courent les rues et les affiches électorales. Hervé-Marie Morelle dans la 1e du Nord pourra-t-il en coller, des affiches ? Plus que des comptes qui brûlent, le candidat de l’ex-majorité présidentielle est surtout chatouillé par le maintien de Brigitte Mauroy, Gauche moderne. Une broutille ou brindille comparée aux dissidences déclarées ça et là. Le PS Dominique Baert dans la 8e du Nord promise au vert Slimane Tir met finalement le feu au sacré, à l’accord électoral PS-EELV. Le désormais libre Luc Monnet dans la 6e du bouillant UMP Thierry Lazaro ne veut plus mourir à petit feu tout en voyant son terrain se consumer avec la réforme territoriale. Le désormais libre également Jean-Pierre Bataille en froid avec l’UMP sortante Françoise Hostalier brûle d’impatience mais joue avec le feu sous couvert de vouloir raviver une flamme qui selon lui s’éteint en Flandres. Le retour de flamme, il sera peut être pour Rémi Pauvros, Maire de Maubeuge et candidat PS dans la nouvelle 3e du Nord ; candidat plus vraiment naturel puisqu’après avoir été savamment écarté, le sortant Jean-Luc Pérat, battu en interne, défendra son siège quitte à se griller au PS. Celui qui a le plus le feu aux fesses est le Modem Olivier Henno qui joue beaucoup pour son retour devant les urnes. D’Hélène Parra, candidate naturelle PS de la 4e, en passant par Martine Aubry, Marc-Philippe Daubresse, député UMP sortant, chacun sait que les ailes d’Olivier Henno sont de cires. Alors que le Maire de Saint André, Vice-Président de la LMCU et premier Modem à appeler, même avant le 1er tour, à voter Hollande au 2e tour de la présidentielle, essaye de passer dans le trou de souris du Centre gauche en revendiquant le leadership de la nouvelle majorité présidentielle, chacun aura remarqué que ce trou est vraiment proche du Soleil. Le Soleil. Un qui se demande s’il le verra encore et un autre qui veut être dans sa lumière, la 10e du Nord ressemble à une forêt de pinède qui s’enflamme au grès du vent. Le député sortant Christian Vanneste, exclu de fait de l’UMP mais pas dans les faits, mais depuis président du RPF, a décidé de retourner au feu de la 10e et s’est donc fâché avec son Gérald Darmanin qui a, à ses yeux, un peu trop facilement accepter et un peu trop durement refuser de lâcher l’investiture UMP. Un vrai mélodrame avec au final un infanticide ou un parricide. Suspense. Un méli-mélo est également servi dans une incandescente 2e circonscription du Nord, aux fenêtres de la Mairie de Lille, entre la fille légitime du PS Audrey Linkenheld et le fils illégitime EELV Éric Quiquet. Suspense. Du suspense, il n’y en aura en définitif très peu pour ces législatives, à part peut-être à Béthune où autour du candidat PRG Stéphane Saint-André, Maire de Béthune, ça sent un peu la poudre chez la nouvelle majorité présidentielle qui se divise en trois, avec l’ombre du rapide Jacques Mellick derrière le dissident Alain Delannoy et la fâcherie derrière le dissident Daniel Boys. Vue les conditions d’élection de Stéphane Saint-André à la Mairie de Béthune, il était à prévoir un terrain brulant, c’est une fournaise qui profiterait une nouvelle fois au député UMP sortant André Flajolet. La terre brulée, on la laisse comme toujours à Jean-Pierre Kucheida et Marine Le Pen dans le bassin minier, une terre minée et sur laquelle on annonce le parachutage du para-communiste Jean-Luc Mélenchon. Donc du suspense, il n’y en aura point, même pour Marine Le Pen, future battue offrant une assemblée sans frontiste. Seule cette fameuse “imbécile”, selon Daniel Percheron, future loi sur le non cumul des mandats nous en donnera, du suspense. Pierre De Saintignon à la Région ? Michel-François Delannoy à la LMCU ? Audrey Linkenheld à l’Assemblée ? Walid Hanna à la Maire ? Martine Aubry à Paris ? et Éric Quiquet ? Au piquet ? Au bûcher ?

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Les Petits Princes

Trois des plus grandes villes de la région Nord-Pas-de-Calais ont ou vont changer de Maire en 2011-2012. Roubaix, Arras et Valenciennes. Et d’autres devraient suivre Maubeuge, Béthune, … Pas la peine de regarder sur le calendrier une quelconque élection municipale anticipée, mais plutôt dans l’encyclopédie au registre de “l’Adoubement”, cette pratique ancestrale. Pour raison de non cumul des mandats, le néo-Sénateur René Vandierendonck va ainsi laisser le 22 mars sa mairie de Roubaix à Pierre Dubois, adoubé sur le tard. Laisser son trône ? C’est exactement à quoi se refuse Michel Delebarre, néo-Sénateur-Maire-Président de Dunkerque Communauté Urbaine, qui a envoyé paître la Reine Maire de Lille. Jean-Marie Vanlerenberghe, fondateur du MoDem avec François Bayrou et réélue Sénateur du Pas-de-Calais en septembre 2011 sur une liste UMP-Modem avec le Maire UMP de Calais Natacha Bouchart, a lâché le 14 novembre 2011 son fauteuil de Maire d’Arras à Frédéric Leturque au nom de la parole donnée et celui de Président d’Agglomération à l’UMP Philippe Rappeneau au nom de la cuisine politique. Et puis viendra le temps où Dominique Riquet, Maire de Valenciennes et Député Européen, léguera son dû à Laurent Degallaix, Conseiller Régional et Municipal en attente. Certes le trio Dubois-Leturque-Degallaix a été élu sur la liste municipale de leur champion respectif et passera son examen de passage en 2014, mais certains esprits chagrins voient dans ces opérations une confiscation démocratique pour des villes de cette importance. Intronisé jusqu’à en devenir siamois de Jean-Pierre Balduyck, Michel-François Delannoy avait été élu en 2008 par les citoyens tourquennois. Vanlerenberghe, Vandierendonck et Riquet ont fait le choix de la mi-mandat pour adouber leur dauphin, chargé de fructifier l’héritage et de s’en rendre comptable aux élections municipales de 2014. Mais être consacré dans l’entre-soi au Château au cours d’une cérémonie d’adoubement en présence de nombreux nobles ne vaudra jamais le sacre royal grandiloquent en la Cathédrale. Les trois chevaliers du roi n’ont ainsi de légitimité que leur titre et les voilà enjoint d’aller s’enquérir une légitimité auprès du vil peuple. Suicidaire pour eux de rester dans leur tour d’ivoire, ils s’apprêtent à organiser ripailles et tournois, à festoyer avec les damoiseaux, ménestrels et autres trouvères, à prononcer épousailles, à entretenir la souvenance, à mander, octroyer, s’attirer les bonnes grâces des gentilshommes en escomptant un peu aussi sur Dame Fortune pour que les manants inscrivent au bout de ces deux ans, à la plume d’oie, leur nom sur le prochain parchemin électoral. À l’affut de ce ponctuel affaiblissement, les conspirationnistes sont de sortie et les barbares font déjà chauffer leur huile pour l’assaut de la Citadelle, qu’on disait imprenable. Être légitimé par le Roi n’apporte pourtant pas forcément de garantie. Celui qui portrait une veste rouge à l’Assemblée Nationale et en portait le patronyme, Patrick Roy, Député-Maire de Denain, emporté par le cancer le 2 mai 2011, avait beau être Roi de Denain, son testament politique n’en fut en aucun cas respecté. Prince désigné pour la législative, Laurent Depagne, Maire d’Aulnoy-lez-Valenciennes, est finalement devenu le bouffon de l’affaire. C’est Anne-Lise Dufour, future Député-Maire de Denain, qui fut en tout point sacrée au nez et à la barbe des concurrents sous l’égide Aubryiste. Comme quoi nul n’est jamais prophète en sa contrée.

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Annonces défaites

Tourcoing au centre de toutes les attentions. C’est à Tourcoing que l’APIM, NFX et LMCU ont envoyé l’implantation française de Booking.com et ses 250 emplois en 3 ans. Une bonne nouvelle dans laquelle le nouvel accueilli y a vu, outre une expertise en relation client, “de nombreux bureaux disponibles”, l’accueillant une récompense “de ces investissements massifs de LMCU sur le territoire métropolitain pour en renforcer l’attractivité”. Investissements massifs, la LMCU en a fait pour accueillir également Tourcoing-les-Bains en 2008 et Auchan City à l’espace Saint Christophe de Tourcoing, provoquant les maousses sourires de Michel-François Delannoy, Maire de Tourcoing, lors de l’inauguration du 6 avril 2011, pourtant initialement programmée en septembre 2009. Tourcoing qui revit, Tourcoing qui attend encore la renaissance de la Zone de l’Union et l’arrivée du siège de Kipsta-Décathlon annoncée depuis le 13 février 2009 par MFD. Sous les bons auspices de Matrine Aubry, Présidente de LMCU, Michel-François Delannoy est en phase de devenir le Borloo de Tourcoing, entendez l’homme providentiel d’une ville meurtrie. On n’ira pourtant pas crier victoire trop vite en se rappelant que le Mac Donald du Centre Ville de Tourcoing fut en son temps le premier de France à fermer ses portes. La crise du textile et de la laine à Tourcoing ne furent pas aussi vite résorbée que la crise de la métallurgie, de la sidérurgie et du charbon de Valenciennes. Il faut dire que lorsque Pierre Mauroy occupait le siège de président de l’institution communautaire c’était Roubaix, la petite chouchou, qui récupérait Universités, Centre Commercial, Cinéma et Grands Travaux. Un temps où Jean-Pierre Balduyck, alors Maire peu servi, se démultipliait pour que le lien social tourquennois ne se dérobe. Un Jean-Pierre Balduyck devenu Maire honoraire et sage visionnaire, lui qui par trois fois ces jours-çi interpelle. À Comines, déjà, pour qui l’allégeance du PS à Henri Segard “est une imbécillité politique”. Après les Cantonales, ensuite, au sujet du Front National : “arrêtons de rejeter la faute sur le président de la République. Il faut regarder nos fautes, au Parti socialiste. Plus on dira que ce n’est pas de notre faute, moins on sera un parti de crédibilité, d’espérance, de solutions”. Et à Tourcoing, enfin, à l’adresse de Martine Aubry : “Nous n’avons pas de réponse en métropole à la hauteur de notre histoire textile”. Sur ce dernier point, l’ancien Maire de Tourcoing narre cette parole donnée, celle donnée aux anciens de la Tossée lors de la campagne des régionales. Martine Aubry lui demandait de se pencher sur la création d’un musée du textile métropolitain. « Mon bon de commande stipulait de m’inspirer de ce qui se faisait dans la Ruhr”. JPB a rendu sa copie, un Lewarde du Textile, un projet de 22 millions d’euros, qui fait s’étouffer la Présidente de la LMCU qui veut en consacrer 23 pour la remise en eau de l’avenue du Peuple-Belge à Lille. « Je suis chargé de concrétiser les engagements des élus au moment où la politique est discréditée… Dire aux gens du textile que leur histoire ne nous intéresse pas est rendre service à l’extrême-droite. » poursuit Balduyck. Énervé JPB l’est, prêt à réquisitonner un bâtiment encore sur pied de la Lainière sur la Zone de l’Union pour que “les politiques tiennent enfin leurs engagements”. Les effets d’annonce, très peu pour JPB, surtout lorsqu’elles se transforment en annonces défaites.

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Méthode et méthode

Vendredi, il y avait visiblement deux “place to be” en Région. La Conférence de Presse Railenium à Valenciennes et le Conseil de Communauté de la LMCU à Lille. D’un côté, Bernard Derosier, Daniel Percheron, Rémi Pauvros, Valérie Létard, Dominique Riquet, Bernard Baudoux … et Jean-Louis Borloo, de retour à Valenciennes, venus soutenir le dossier du ferroviaire valenciennois dans le cadre du Grand Emprunt, cher à René Ricol. De l’autre, René Vandierendonck, Michel-François Delannoy, Martine Aubry relayant la présentation du devenir de la Zone de l’Union de Tourcoing-Roubaix-Wattrelos en Conseil. Deux temps, deux méthodes. La méthode Borloo et la méthode Aubry. D’un côté des élus poids lourds venus pousser le volet recherche du train valenciennois, déjà bien sur rails avec son pôle I-Trans, ses entreprises, sa boucle et sa future boucle sambrienne d’essai et autre AFE, au credo d’un « Tous ensemble » réunissant le spectre des étiquettes politiques et des territoires. De l’autre des images virtuelles sur un projet longtemps virtuel où n’émergent pour l’instant qu’une fin de travaux du CETI, Centre de Textile Innovant (du pôle qui sera en son temps lui aussi candidat au Grand Emprunt), un peignage de la Tossée devenu salle de spectacle et un “bidonville”, de la bouche de Max-André Pick, élu d’opposition Roubaisien, le tout dans une ambiance politique avec le néo-centriste Gérard Vignoble, qui trouvait les temps longs sur ce dossier, chatouillé par l’exécutif rouge-rose-verts-orange de la LMCU. La veille en débat public à la Mairie de Lille, c’est une autre arlésienne dont on posait les jalons, l’avenir du Parc de la Citadelle, déjà vendu par Martine Aubry en 2004 dans le cadre du projet Grimomprez-Jooris 2, c’était le temps où la Méthode Aubry était le passage en force. Certes le dossier Stade fut un plus qu’un caillou dans une chaussure, certes la Zone de l’Union est la plus grosse friche industrielle de France, mais constatons que les consensus politiques lillois se trouvent plus facilement pour faire émerger de terre en temps record des siège de Région, musées et casino que des stades, hôtels d’entreprises high-tech, Hyde ou Central Park, siège décathlonien, Textipôle et autre port de Plaisance. Effets d’annonce à rallonge et chamailleries à répétition tantôt avec la bande à Christian Decocq, tantôt avec la bande à Gérard Vignoble, tantôt avec la bande à Gérard Caudron, tantôt avec la bande à Éric Quiquet, tantôt avec la bande à Pierre Mauroy, tantôt avec la bande des associations, … tels sont les piments de la méthode Aubry, un brin manichéenne, qui saupoudrent une mezze d’économie, culture, aménagement, et autres politiques, présentés surtout comme solidaire. Certes Percheron, Derosier, Pauvros, Baudoux ne participeront pas toujours à la partie de chasse en meute de la bande à Jean-Louis Borloo, mais ne pas jouer avec “le meilleur N°10 pour le Nord-Pas-de-Calais” dixit Percheron, risque de vous envoyer sur le banc de touche. Celle qui veut faire de Lille une terre d’exemple pour son ambition présidentielle de 2012, et qui a rappelé à son impatience Ségolène Royal, se confronte dans le calendrier avec celui qui depuis vendredi veut faire de ce qu’il a fait de Valenciennes, ce qu’il veut faire pour la France en 2012, modèle et méthode comprises, impatience d’Hervé Morin ou non. Alors que Ségolène Royal répondait que le PS n’avait pour l’instant ni candidat et ni projet, Jean-Louis Borloo promettait à ses ouailles que ce serait ici et à eux qu’il l’annoncerait, laissant planer un doute façon Jacques Delors 1995, père de Martine Aubry et adepte d’une encore autre méthode, devant les éternels vents partisans qui érodent bien plus que la pratique politique.

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Tristes tropismes

Steeve Briois qui se fait dézinguer la gueule en pleine nuit, devant chez lui, en promenant son chien ; Gérard Caudron, l’autre, le Maire de Neuville-en-Ferrain, qui dégomme son 4e Directeur Général des Services depuis son élection ; Ségolène Royal qui se fait retourner son appartement pour la 3e fois ; Gérard Vignoble qui fait cavalier seul pour les Sénatoriales ; Jean-Jacques Candelier prêt à balancer au juge les PV de la mission parlementaire chargée d’enquêter sur l’attentat de Karachi ; Marie-Noëlle Lienemann qui chaparde la quatrième place, éligible, de la liste Sénatoriales PS d’Ile-de-France à Dominique Bertinotti, proche de Ségolène Royal, Maire du 4ème arrondissement de Paris ; Bernard Frimat, Sénateur valenciennois socialiste sortant et Vice-Président de la Haute Assemblée, qui se fait squizzer comme un bleu de la liste PS du Nord pour les Sénatoriales ; Treize “hauts responsables” socialistes artésiens qui règlent le cas de Pierre Ferrari à Paris ; Gérard Darmanin qui à Tourcoing hurle au “Hold Up fiscal” de son Maire socialiste Michel-François Delannoy et pour finir, Dunkerque toute proche d’engloutir Saint-Pol-sur-Mer et Fort-Mardyck, le petit microcosme politique régional s’agite bien curieusement en ces temps d’hiver rigoureux … mais comme dans toute bonne série policière, il y a toujours mobile, assassin, commanditaire et autres contrats. Pour notre première affaire, le “Black Out” de Steeve Briois est malheureusement préjudiciable pour l’enquête. On ne saura jamais s’il s’agit d’une mauvaise chute sur la neige ou d’un règlement de compte à la sauce héninoise. En tout état de cause, cet “événement” aura permis à Marine Le Pen de relancer une corde sensible, la “victimisation du FN” et celui qui traîne en justice tout ce qui bouge d’avoir eu un réflexe conditionné salvateur dans son “coma” : se présenter au Commissariat de Police. Quel citoyen ! En parlant de règlement de compte à la sauce héninoise, un contrat court sur la tête de Pierre Ferrari. Catherine Génisson, Daniel Percheron, Guy Delcourt, Jean-Pierre Kucheida ou encore Albert Facon, les Barons Socialistes ont pris une décision : s’en remettre à Martine Aubry, la patronne du PS. Régler Hénin à Lille. Une nouvelle ère ? Le seul tord de Ferrari et de ses MJS ? Avoir tenté de reprendre les choses en main après les dérapages incontrôlés de la Fédé PS du Pas-de-Calais sur le lourd dossier héninois. Hénin, comme un symbole du socialisme féodal parfumé à la naphtaline, comme un symbole de cette politique de perfusion socialiste qui fait naître un agent indésirable : le Front National. Marie-Noëlle Lienemann, celle qui allait tout révolutionner en 2008 sur ce dossier en partant à la conquête de la Mairie, s’en retourne comme elle venue, de sa banlieue parisienne, pour récupérer un siège sénatorial. La Fabiusienne, Hollandiste, Hamoniste était de toute façon promise à une retraite anticipée dans les fiefs socialistes du Nord et du Pas-de-Calais. Pas de place pour elle sur la liste des sénatoriales du cumulard Percheron, c’est Catherine Genisson qui accède au Graal. Un qui n’aura plus rien à cumuler, c’est le socialiste valenciennois Bernard Frimat. Quand les premiers frimas furent là, l’ancien Député Européen ne vit pas le rouleau compresseur métropolitain et aubryiste lui tomber sur le coin de la figure. Doublé, oublié, rayé. Un autre ne veut pas subir le même sort sur une des listes de la Majorité Présidentielle pour les Sénatoriales, Gérard Vignoble, transfuge wasquehalien PS-CDS-UDF-Modem-NC qui s’annonce tête de liste Nouveau Centre pour les sénatoriales avec comme unique investiture, celle de son Président d’Hervé Morin. Valérie Létard, Sénatrice NC sortante ? “Que Borloo quitte le RPR”. Marionnette, messager, colis piégé ou pion, Vignoble choisira son rôle, la pierre, elle, est lancée dans un autre fief, valenciennois, celui de Borloo. Un autre est en mutation, le Dunkerquois de Delebarre qui s’offre une fusion express de Saint-Pol-sur-Mer et Fort-Mardyck, après celle avortée par le Préfet en 2004. La décision du Conseil d’État du 20 octobre 2010 ressuscite le dossier (toujours en cours depuis 2004) et en 1 mois, Pif, Paf, Pouf, le “Grand” Dunkerque sort du chapeau. 99999 habitants, un montage à la Lomme-Lille-Hellemmes et vive les “conseils communaux” ! Les citoyens ? Ils n’avaient pas voté « oui » dans les conditions fixées par la loi de l’époque. Un “beau passage en force” rétroactif en somme. Ah Michel Delebarre, premier à profiter à plein régime de la réforme des collectivités territoriales … Pour les impôts ? Le désengagement de l’État permet de tout justifier. Les augmentations y compris comme à Tourcoing. 4e pour son taux d’imposition selon Gérald Darmanin. Le “fils” de Christian Vanneste” lance un incendie que Vincent Lannoo et Djill Achiba sont chargés d’éteindre au nom de Michel-François Delannoy, qui s’agace. Trop d’exonérations pour loger les Bobos dans les lofts et petits propriétaires qui payent ? Pas toujours facile d’habiter à Tourcoing. Comme Boulogne-Billancourt où Ségolène Royal réside. Celle qui vient d’annoncer sa candidature aux primaires socialistes à la barbe de Martine Aubry, a déclaré ne pas vouloir se “laisser intimider” par cette “mise à sac”. C’est vrai que se faire intimider par une mineure serbe cambrioleuse… Pas grave, on aura apprécié la théâtralisation médiatique dont se pare l’élue au destin présidentiel et dont abusent les médias. Théâtre quand tu nous tiens. Jean-Jacques Candelier, devant une forêt de micro, champion des luttes, qui veut briser le secret de la mission parlementaire chargée d’enquêter sur l’attentat de Karachi. On voudrait juste qui brise nos doutes sur la mise en examen prononcée à son encontre le 2 avril 2003 concernant le Syndicat intercommunal de la région Somain-Aniche (SIRSA), devenu ensuite la Communauté de communes de l’est du Douaisis (CCED), pour être rebaptisée Communauté de communes Coeur d’Ostrevent. Une peinture 3 couches ! À notre connaissance, l’instruction du “Chevalier Blanc” était toujours en cours (2008) … Seul un élu, du fond de la Métropole, dans la paisible Neuville-en-Ferrain, un homonyme du Maire de Villeneuve d’Ascq, Gérard Caudron, Maire également, aimerait que le 4e renvoi de son DGS depuis son élection ne se sache pas. Raté. Tout se sait, rien ne se sait. Et ? La vie continue …

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Orphelins et Mesquins

Drôle de semaine, avec les “orphelins” de l’État collés aux basques de René Ricol, Commissaire général à l’investissement, dont la mallette de 35 millions d’euros au nom du Grand Emprunt national suscite les intérêts. Ceux de Michel-François Delannoy et René Vandierendonck avec le pôle image et le pôle textiles techniques Roubaix-Tourcoing, ceux de Pierre De Saintignon avec “son” euratechnologies, sans oublier ceux de Daniel Percheron avec “son” Louvre-Lens, soit les 4 plus virulents procureurs socialistes du “supposé” désengagement de l’État. Manquée juste à l’appel la verte Hélène Flautre qui veut faire de la Métropole Lilloise un pôle d’excellence d’intégration des roms. Le président Percheron va encore plus loin dans le nouveau magazine du Louvre Lens, euh du Conseil Régional, tiré à 1,7 millions d’exemplaires. Avec 7 villes du Nord/Pas-de-Calais dans le Top 8 des villes les plus pauvres de France, le Président Percheron loue les efforts des collectivités locales, accuse la fatalité et … le désengagement de l’État via la dotation de péréquation. L’État pourfendé, État critiqué, État responsable de toutes les misères mais État à l’origine du projet le Louvre-Lens, on en viendrait presque à l’oublier tant Daniel Percheron en aura fait sa danseuse, voire une opération du Saint Esprit. Heureusement que l’État ne fait pas preuve de petites mesquineries façon Bernard Derosier, Président du Conseil Général du Nord, notamment à l’égard du valenciennois, territoire visiblement mal coloré. Pas de financement tram, pas de financement stade, pas non plus au programme des journées du patrimoine du Conseil Général du Nord, provoquant l’ire de Patrick Roussies, adjoint à la culture de Valenciennes et nous ajouterons, pas non plus au programme du Name Festival, le festival électro perfusionné par le Conseil Général du Nord, qui en 5 éditions aura arrêté sa caravane uniquement dans les villes roses du département, Lille, Roubaix, Tourcoing, Maubeuge et Dunkerque.

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Pavée de plus ou moins bonnes intentions
20 août 2010, 17 h 46 min
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Symboles identitaires, “les pavés du Nord”, ont vu pendant des années leurs plus belles vitrines, la Grand Place de Lille et le Marché de Wazemmes leur faire honte. Transformées en champ de patates, les routes pavées de ces deux places sont surtout les symboles d’une maladie chronique qui affecte les édiles, celle du “désaménagement urbain”, une politique de suraménagement de l’espace public au nom d’une certaine modernité et de supposées “grandes idées” qui flattent les égos, celui du peuple compris. N’étaient-ils pourtant pas robustes et esthétiques nos pavés d’atan ? Martine Aubry, Maire de Lille, aura profiter de l’été et de la piétonisation temporaire de la Grand Place de Lille pour refaire le dallage douteux de la Place du Général de Gaulle et remettre du même coup une ligne de crédit. Piétonisation, tiens, voici la nouvelle lubie de nos chères “désaménageurs”. La piétonisation du Centre-Ville, les Verts en on fait une question idéologique, quitte à transformer les Centre-Villes, les centres de vie, en Parc d’Attraction comme c’est déjà le cas dans certaines villes néerlandaises. De là à réclamer un droit d’entrée, on n’en ait pas loin. Plus généralement, on ne fera pas là la liste des villes qui ont banni leurs ancestraux tramway pour mieux les reconstruire 60 ans plus tard, mais un gros village, situé près de la frontière belge, Tourcoing, reflète à lui seul les dépenses dispendieuses des collectivités en matière d’aménagement pour des résultats pas toujours lisibles. Les lignes de crédit de la LMCU ont beau pleuvoir en ce moment sur la cité du Brouteux, la cité du nouveau chouchou de Martine Aubry, Michel-François Delannoy, force est de constater que le terminal bus-tramway aura changé 3 fois de places en l’espace de 20 ans, que les rues du centre-ville auront connu tous les sens de circulation, et autre contre-sens, avant de se faire piétoniser, sans compter l’ancienne maladie du rond point tout puissant qui affecte toujours les boulevards et la chimère du Centre Commercial miracle, combien de fois Tourcoing devra-t-elle être repensée ? La versatilité des choix politiques urbains qui se bercent de grandes idées passant vite de mode et leur récurrence vont finir de nous convaincre qu’il s’agit plus là de politiques occupationnelles, plus encore d’occuper l’espace (de la cité) pour nos chers édiles. Je refais donc je suis. Nos anciens étaient-ils de si piètres aménageurs, même allemands fussent-ils avec un remarquable réseau de tramway tourquennois trop vite démantelé ? Et pendant que les crédits s’évaporent futilement dans le désaménagement urbain, comme celui de faire disparaître les canaux lillois pour vouloir les remettre à flot quelque décennies plus tard, c’est le patrimoine industriel qui fout le camp. La capitale allemande Berlin est à elle seule un exemple plus que réussi de réappropriation des espaces industriels (et Dieu sait qu’ils sont nombreux), à faire passer le début de réhabilitation de la friche de la Gare Saint Sauveur (ah Saint Sauveur, son quartier autrefois rasé) pour un manque d’audace flagrant. Manque de crédits dîtes-vous ?

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Le meilleur des mondes

Au 4e tour viendra l’heure des juges, pas encore des justes. Cuisine et cuisinage. Valérie Létard est en mode règlement de comptes de campagne dans Libération et à la convention nationale du Nouveau Centre. Un coup à gauche, « Le PS a laissé faire le Front national … pour des raisons électorales à court terme », un coup à droite, « On est parti avec l’UMP divisée en son sein, avec le secrétaire départemental divisé du reste ». Une UMP du Nord qui n’a toujours pas débriefé le scrutin régional avec un Thierry Lazaro visiblement plus occupé à flinguer qu’à rassembler. Anne-Sophie Tzarareck loue son courage, Marie-Sophie Lesne est heureuse de la fin de la double peine, pour autant, Valérie Létard ne s’est pas sentie menacée pour son avenir ministériel. Depuis qu’il a un (nouvel) avenir ministériel Marc-Philippe Daubresse, qui tente de prolonger le centrisme version UMP 2.0, bénéficie d’un régime médiatique un peu spécial, même dans sa propre ville. La Maire de Lille, Martine Aubry, n’a pas attendu d’avoir un avenir présidentiel pour bénéficier d’un tout autre régime. Elle se permet le luxe de confisquer un téléphone vidéo en conseil municipal et de triturer les images de la séance. La liberté de couper. La liberté de contrôler. Autre temps. Autres mœurs. Le Nouveau Centre s’affranchit et frétille pour le premier tour de la présidentielle. Jean-Christophe Lagarde s’indigne du traitement médiatique réservé à ce dessein, récusant que ce qui est de la “diversité à gauche” serait de la “division à droite”. À gauche justement certains ne savent pas compter, même un chercheur en mathématiques à l’université de Lille 2, Christophe Di Pompeo en l’occurrence : ” Je me suis dit quel con ! J’ai le diplôme universitaire le plus élevé de maths et je n’ai pas été fichu de bien faire les calculs, de prévoir que je pourrais ne pas être réélu ». Ah la lutte des places ! D’autres n’existent pas encore, le bras de velours de Martine Aubry, Michel-François Delannoy, fan de rock et de facebook, est le grand oublié des vice-présidences du conseil régional, en attendant mieux … La révolution de palais n’est donc pas encore à l’agenda. D’autres enfin préféreraient qu’on les oublie. Débusqué dans les Vosges par le frontiste Steeve Briois, Gérard Dalongeville réapparaît. Celui que Daniel Percheron n’aura vu « en tout et pour tout trois fois dans sa vie » n’est pas surpris de la chasse aux sorcières des frontistes, juste par « l’absence de réaction des soi-disant républicains… En France, c’est ce qui conforte le FN, cette chape de silence ». Encore un ! Affaire du code intranet, débusquage de Dalongeville, plainte répétée contre La Voix du Nord, menace de procédure au Tribunal Administratif en séance plénière, … en attendant une longue autre litanie, l’apport Le Péniste est en effet sans commune mesure. Et Bruno Gollnisch, candidat interne à la présidence du FN, qui demande repentance à l’UMP pour atteindre la « respectabilité ». On y est … dans le meilleur des mondes.

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