Comité de Salubrité Régional Nord/Pas-de-Calais


à feu et à sang

“Stéphane Saint-André est le candidat d’un accord de campagne. À 20h01, cet accord ne tient plus”, à 20h01 ce dimanche 6 mai, ce dimanche de second tour de la présidentielle 2012, les législatives ont commencé dans le Nord/Pas-de-Calais. Chaudement. On compte de nombreux foyers, des dommages collatéraux, des fournaises, mêmes des feux follets et des feux de paille, voire des feux de position. La brigade des pompiers est débordée tant les pyromanes courent les rues et les affiches électorales. Hervé-Marie Morelle dans la 1e du Nord pourra-t-il en coller, des affiches ? Plus que des comptes qui brûlent, le candidat de l’ex-majorité présidentielle est surtout chatouillé par le maintien de Brigitte Mauroy, Gauche moderne. Une broutille ou brindille comparée aux dissidences déclarées ça et là. Le PS Dominique Baert dans la 8e du Nord promise au vert Slimane Tir met finalement le feu au sacré, à l’accord électoral PS-EELV. Le désormais libre Luc Monnet dans la 6e du bouillant UMP Thierry Lazaro ne veut plus mourir à petit feu tout en voyant son terrain se consumer avec la réforme territoriale. Le désormais libre également Jean-Pierre Bataille en froid avec l’UMP sortante Françoise Hostalier brûle d’impatience mais joue avec le feu sous couvert de vouloir raviver une flamme qui selon lui s’éteint en Flandres. Le retour de flamme, il sera peut être pour Rémi Pauvros, Maire de Maubeuge et candidat PS dans la nouvelle 3e du Nord ; candidat plus vraiment naturel puisqu’après avoir été savamment écarté, le sortant Jean-Luc Pérat, battu en interne, défendra son siège quitte à se griller au PS. Celui qui a le plus le feu aux fesses est le Modem Olivier Henno qui joue beaucoup pour son retour devant les urnes. D’Hélène Parra, candidate naturelle PS de la 4e, en passant par Martine Aubry, Marc-Philippe Daubresse, député UMP sortant, chacun sait que les ailes d’Olivier Henno sont de cires. Alors que le Maire de Saint André, Vice-Président de la LMCU et premier Modem à appeler, même avant le 1er tour, à voter Hollande au 2e tour de la présidentielle, essaye de passer dans le trou de souris du Centre gauche en revendiquant le leadership de la nouvelle majorité présidentielle, chacun aura remarqué que ce trou est vraiment proche du Soleil. Le Soleil. Un qui se demande s’il le verra encore et un autre qui veut être dans sa lumière, la 10e du Nord ressemble à une forêt de pinède qui s’enflamme au grès du vent. Le député sortant Christian Vanneste, exclu de fait de l’UMP mais pas dans les faits, mais depuis président du RPF, a décidé de retourner au feu de la 10e et s’est donc fâché avec son Gérald Darmanin qui a, à ses yeux, un peu trop facilement accepter et un peu trop durement refuser de lâcher l’investiture UMP. Un vrai mélodrame avec au final un infanticide ou un parricide. Suspense. Un méli-mélo est également servi dans une incandescente 2e circonscription du Nord, aux fenêtres de la Mairie de Lille, entre la fille légitime du PS Audrey Linkenheld et le fils illégitime EELV Éric Quiquet. Suspense. Du suspense, il n’y en aura en définitif très peu pour ces législatives, à part peut-être à Béthune où autour du candidat PRG Stéphane Saint-André, Maire de Béthune, ça sent un peu la poudre chez la nouvelle majorité présidentielle qui se divise en trois, avec l’ombre du rapide Jacques Mellick derrière le dissident Alain Delannoy et la fâcherie derrière le dissident Daniel Boys. Vue les conditions d’élection de Stéphane Saint-André à la Mairie de Béthune, il était à prévoir un terrain brulant, c’est une fournaise qui profiterait une nouvelle fois au député UMP sortant André Flajolet. La terre brulée, on la laisse comme toujours à Jean-Pierre Kucheida et Marine Le Pen dans le bassin minier, une terre minée et sur laquelle on annonce le parachutage du para-communiste Jean-Luc Mélenchon. Donc du suspense, il n’y en aura point, même pour Marine Le Pen, future battue offrant une assemblée sans frontiste. Seule cette fameuse “imbécile”, selon Daniel Percheron, future loi sur le non cumul des mandats nous en donnera, du suspense. Pierre De Saintignon à la Région ? Michel-François Delannoy à la LMCU ? Audrey Linkenheld à l’Assemblée ? Walid Hanna à la Maire ? Martine Aubry à Paris ? et Éric Quiquet ? Au piquet ? Au bûcher ?

Commentaires Fermés


Et 10 de Bordel !

A force, Christian Vanneste a fini par franchir la ligne rouge, la ligne rose en l’occurrence. L’impayable député de la 10e circonscription du Nord est mort pas encore enterré, mais il a fini par passer à la caisse et surtout à la casserole pour homophobie latente, avérée ou non, l’histoire jugera. Même si le professeur de Philo souhaite ne pas lâcher le bâton, à défaut d’électeurs, il aurait du mal à trouver un suppléant ou une suppléante prête à se griller. Le joyeux député aura beau s’épancher en privé sur cette “sodomie arbitraire”, et non arbitrale (© Mourad Boudjellal), il aura usé trois directeurs de cabinet qui sont aujourd’hui autant de candidats potentiels à vouloir, à leur tour, pénétrer les portes de l’Assemblée Nationale. Gustave Dassonville, opposant UMP Halluinois, Gérald Darmanin, opposant UMP Tourquennois et Vincent Ledoux, Maire divers droite de Roncq ayant fait allégeance communautaire qui pourrait ainsi s’alléger du seing aubrysiste. Tout cela à l’air simple en apparence, mais les apparences sont trompeuses, c’est bien connu. Christian Vanneste le paria n’a finalement fait de la 10e circonscription qu’un laboratoire d’une stratégie usitée plus tard au niveau national et que bons nombres d’observateurs un peu trop engagés souhaiteraient voire éculée. Il fut en effet un temps où un Député centriste, Stéphane Dermaux, Député-Maire UDF, prédestinait aux desseins tourquennois, rapidement balayé en 1988 par une triangulaire meurtrière FN – UDF – PS au profit de Jean-Pierre Balduyck. Dans une circonscription qui battait les records nationaux du Front National avec Christian Baeckeroot à 27,38 % au deuxième tour, l’autre Christian, le Vanneste, su attendre son tour pour reprendre le siège de Député et assécher en bonne et due forme les voix de l’extrême en 2002 et ainsi faire bouger les lignes d’une circonscription réputée démocrate-chrétienne depuis le passage au long cours du respectable Maurice Schumann. Une stratégie visiblement payante et entraînante puisque non content de flirter, le Vanneste fut le premier dans l’histoire à vouloir embrasser. Diantre ! À Gauche, à force de vouloir attaquer Christian Vanneste par devant, puis par derrière, puis plus vraiment, c’est au final une inconnue qu’on nous vend illustre, Zina Dahmani, et une illustre inconnue, Marie-Simone Poublon, qui se retrouvent sur la ligne de départ à poil maintenant que le loup est parti. Bref, n’en déplaise à Christian Vanneste, la 10e circonscription est devenue un beau bordel dans laquelle on aimerait retrouver un peu de douceur.

Commentaires Fermés


Le Choix des Armes

Les Cantonales 2011 ont rendu leur verdict à l’occasion du premier tour de ce dimanche : “Abstention Record” et “Vague Bleu Marine” seront les gros titres du jour. Les premiers commentaires et analyses tombent déjà, notamment sur le Nord/Pas-de-Calais. Certes dans la région, on ne peut s’empêcher d’observer la confirmation de l’inutilité politique du Modem, à part le Modem d’Arras (mais est-il encore le Modem ?), l’entretien des bastions PC-FDG, l’évolution d’EELV ou la bonne tenue des partenaires de la majorité présidentielle hors UMP avec la néo-centriste Joëlle Cottenye à Lannoy, le radical Salvatore Castiglione à Valenciennes, le “candidat libre” Nicolas Siegler à Cambrai, le “Sans Étiquette” Danny Wattebled, mais force est de constater le revers de l’étiquette UMP, la stagnation, voire légère régression du PS qui ne profite pas du contexte politique à l’image de l’élimination au premier tour du Vice-Président sortant Jean-Luc Chagnon sur Valenciennes et bien évidemment la poussée du FN version Marine Le Pen qui se permet le luxe de qualifier pour le second tour des candidats parfois “fantômes”. On stigmatisera le ping-pong incessant et indécent de l’UMP et du PS sur la question du Front National. D’un côté, la diabolisation de Nicolas Sarkozy, qui a “abîmé la République” selon Martine Aubry, ou “responsable de la désespérance qui grandit partout” selon Dominique Dupilet, Président du Conseil Général du Pas-de-Calais, de l’autre les déclarations ambigües sur le “Front Républicain” de Jean-François Copé, secrétaire national de l’UMP ou de Jean-René Lecerf, Président du Groupe UPN au Conseil Général du Nord qui rappelle que ce sont les socialistes qui “ont fait rentrer le FN à l’Assemblée Nationale”, et même dans la vie politique ajouterons-nous. La vérité est que le Front National, est là et bien là, à nous rendre las. La modification de la qualification pour le second tour des cantonales (de 10% à 12,5% des exprimés) offre au Front National non plus des triangulaires mais des duels (souvent face au PS, exception faîte à Cysoing face à l’UMP Luc Monnet) dans quasiment un canton renouvelable sur deux dans le Nord/Pas-de-Calais. Le Pas-de-Calais subit lui-même une véritable contagion FN, à l’image des scores béthunois, calaisiens, artésiens et ceux de Steeve Briois à Montigny avec un score de 36%. Jean-Luc Mélenchon, Candidat à la Présidentielle pour le Front de Gauche, ne veut voir la migration de l’électorat populaire de la gauche et gauche extrême vers l’extrême droite, mais le Pas-de-Calais à lui seul semble l’indiquer. Des électeurs civiques, des électeurs partisans et des électeurs insurgés, tels ont été les participants de ces élections cantonales. Les déçus du Sarkozisme, les déçus de la politique, les agnostiques de la politique, les résignés, indifférents, irresponsables et invisibles ne sont pas aller aux urnes, et l’on ne pourra s’empêcher de voir, une nouvelle fois, dans la vague Marine Le Pen, les envies de cacoratie du peuple français, la plus mauvaise des options politiques pour favoriser l’instauration d’un nouveau régime, système ou pratique politique ? Après Coluche, Marine Le Pen ? Un jeu bien trop dangereux, Marine Le Pen est radioactive pour la démocratie. On en connaît qui sont morts à se tirer une balle dans le pied. On préférait que chacun dépose les armes, que l’armée se réforme avant qu’on ait droit au régime des colonels …

Commentaires Fermés


Lille, ville ouverte

Libye, Mouammar Kadhafi, Tunisie, Alliot-Marie, Laetitia Perrais, Tony Meilhon, Justice en rogne, Diplomatie en berne, Débat sur l’Islam, Florence Cassez, Boris Boillon, sur tout ces sujets, dits d’actualité, en sa qualité de première secrétaire du PS, on aura beaucoup entendu Martine Aubry. Des propos parfois populaires, voire populistes, provocateurs et polémistes, appropriés ou partisans. En tout cas pas provinciaux, non. John Ani, Thomas Ducroo, Jean-Mériadec Le Tarnec, Hooligans du PSV, les Roms du Rond Point Pasteur, Grand Place mise à sac, Psychose dans le Vieux Lille, sur tout ces sujets, dits d’actualité, en sa qualité de Maire de Lille, on n’aura pas beaucoup entendu Martine Aubry. Un jeudi ensoleillé, une grand place piétonnisée, puis piétinée par des supporters du PSV Eindhoven alcoolisés et des “indépendants” énervés, l’impression d’une certaine naïveté. Lille, ville du (futur) plus beau stade d’Europe de football, en aurait-elle oubliée qu’elle avait une équipe de football engagée dans des joutes européennes qui drainent leur lot de “touristes” ? La précédente campagne de la Ligue des Champions du Losc au Stade de France avait rendu les “supporters” invisibles dans les rues de la cité, de la notoriété sans frais, les avantages sans les inconvénients, tout le contraire de Lille 3000 en somme. Martine Aubry déclarait lors de la “première pierre” du Grand Stade que des touristes viendraient, comme à l’Arena d’Amsterdam, visiter le stade pour son aspect architectural, il ne faudrait tout de même pas oublier que ce sera surtout pour voir un match de foot, un spectacle populaire avec un public quelque peu grégaire, et ça, ça se gère. Un samedi soir noir dans le Vieux Lille, des jeunes hommes légèrement éméchés, d’abord volatilisés, puis repêchés, dans la Deûle. Un, puis deux, puis trois, voire quatre, il y a plus d’un an, il y a 4 mois, 15 jours, un week-end. Une loi des séries, de troublantes concordances, des hommes, des rues pavées, jadis royales, une heure très avancée, des vapeurs alcoolisées, des ambiances gay, des disparitions inexpliquées. Psychose et psychopathe, rumeur et irraison. Un bois de Boulogne montré du doigt, un jardin Vauban vilipendé, des moeurs controversées, des moyens déployés, des médias aux aguets, des lillois inquiets et horrifiés, et … Roger, Roger Vicot, adjoint à la sécurité, qui expliquait. Quoi ? Pas grand chose. Les lillois ? Pas rassurés. Aubry ? Pas aux abonnés. Abonnés, les lillois pourtant le sont, aux camps de réfugiés roumains, avec son lot de mendicité forcément pas bien vu dans la cité. Forcément. Aux pieds des hôtels 4 étoiles, tant et longtemps espérés à Lille, désormais des tentes, bariolées et très fréquentées. Les aider, ils ne veulent pas. Les déranger ? Les déplacer ? Oubliez, il y a 2012. Oyez, oyez, oyez, prédateurs, supporters et voyageurs, le temps d’une pré-élection, dont Martine fusse-t-elle préoccupée, Lille est open.

Commentaires Fermés


Roubaix brûle-t-il ?

Une poche volcanique s’est formée sous le versant nord-est de la Métropole, et le sol se craquelle sous Roubaix. Dominique Baert a beau faire de Wattrelos de plus en plus un Waterloo financier et social, Francis Vercamer, le Député-Maire Nouveau Centre de Hem, avec son brevet de N°1 de la gestion municipale en poche et le redécoupage de sa 7e en tête, regarde lui désormais plus du côté de Wasquehal, en envoyant son maire Gérard Vignoble au Sénat, que du côté de Roubaix. Y réduira-t-il son influence sur une ville qui tient plus du Yalta, alors que René Vandierendonck, le Maire de Roubaix s’envoyant lui aussi au Sénat, laisse une terre et une succession en jachère. C’est que René, cet “ex-UDF, mec de gauche contrarié”, voyait en Assya Guettaf plus qu’une filiation, mais la jeune élue manque de foyer politique et puis surtout Martine Aubry aurait son poulain dans l’écurie, Renaud Tardy, tardivement connu mais Conseiller Général depuis plus de 10 ans, il en va de l’équilibre métropolitain. Slimane Tir, le trublion vert, en vulcanologue averti sent poindre “l’implosion d’une majorité municipale, sur fond de guerre de succession” et de Sécession d’une majorité multiplurielle. André Renard, l’ombre grise de “Vandie”, ne pourra éteindre tous les incendies d’une ville meurtrie par les polémiques Quick halal, mariage et drapeaux du samedi, Coupe du Monde de Football, une ville dont les boulangeries brûlent quartier de l’Epeule avec des méthodes dignes de “mafia locale”. Les UMP Max-André Pick et Guillaume Delbar voient un bateau sans capitaine et sans gouvernail, le Modem Arnaud Vespieren s’imagine plus petit dénominateur commun, le Vert Slimane Tir prendre la place “du diable”, le frontiste Guy Cannie de faire main basse à coup de slogans “table rase”, les éléphants PS locaux André Renard, Pierre Dubois et Jacques Fontaine essayent de garder le reste du trésor. René Vandierendonck a beau avoir répété que Roubaix était un formidable laboratoire, c’est surtout aujourd’hui une belle soufrière. Espérons juste que les pompiers ne seront pas ceux qui soufflent sur les braises …

Commentaires Fermés


Les loups sont entrés à la Région

Un entre-deux-tours qui se résume à un aspro. Cette aspirine qu’a été s’administrer, face caméra, devant des journalistes devenus grues, Daniel Percheron un mardi en plein coeur des compromissions PS-Verts-PC. Plus qu’un symbole, une constante, celle du décalage et de l’anachronisme. L’aspro et le suppo pour le Président Percheron lors de la séance plénière d’installation. Le parti du tribun de la plèbe, devenu le tribunal de salubrité politique, met ses menaces à exécution dès l’ouverture. Procédure à outrance ou l’outrance de la procédure, Marine Le Pen donne déjà mal à la tête au Président. Valérie Létard avait déjà pris la mesure de l’extraphénomène Le Pen durant la campagne, Daniel Percheron et sa “majorité socialiste”, qui ont longtemps mis les œillères, prennent désormais la mesure de celle qui ne sera pas qu’un simple phénomène. Kucheida aboie, les loups ont envahi Hénin. Structurée et cohérente dans son écran de fumée, Marine Le Pen, plus qu’incarner une opposition de blocage au Conseil Régional, est en quête de respectabilité et de costume présidentiel. Un danger politique. Une bête politique lâchée en pleine nature, fusse-t-elle d’abord septentrionale. Bouffeuse d’espaces, mangeuse d’hommes (politiques), moderniste zélée du parti, la Marine n’a paradoxalement pas encore mis tous ses gars au pas. Philippe Bernard, François Dubout, Dominique Slabolepszy, Christian Baeckeroot, Carl Lang écartés ou tombés, et surtout disparus, 2 voix sur 18 manquèrent pourtant par deux fois au nouveau groupe Le Pen lors du vote des fameuses délibérations qui mirent le feu aux poudres de la plénière inaugurale. Deux voix déviantes ou défiantes. Ah les chiens ! Chiens d’arrêt, chiens de garde ou chiens de chasses, limiers ou gibiers ? On espère juste qu’une autre chasse, celle aux loups, aura bien lieu.

Commentaires Fermés


La (dé)ménagère
15 février 2010, 23 h 18 min
Filed under: Billet | Tags: , , , , , , , , ,

Première grande soirée électorale sur France 3 ce dimanche soir et première grosse claque pour Daniel Percheron. En apéritif, le débat national avait déjà laissé filtrer quelques perles par le grinçant Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP, pour qui « Voter Le Pen, c’est voter socialiste » (en référence aux futures triangulaires UMP, PS et FN aux régionales qui font le jeu du PS) et par Jean-Marie Le Pen pour qui les Verts sont comme une « Pastèque, vert à l’extérieur et rouge à l’intérieur » (en référence au passé gauchiste du mouvement). Après ça, on pensait avoir tout vu quand, soudain, une tornade s’est abattue sous les spotlights de France 3 Nord/Pas-de-Calais. Opposée à Daniel Percheron (PS), Olivier Henno (Modem) et Pascale Montel (NPA), Marine Le Pen a littéralement retourné le plateau pour 45 minutes de caricature de débat. Le verbe haut et fort, les délibérations en main, la « Dame de Saint-Cloud » a envoyé les uppercuts, les baffes et les directs sur des argumentations rarement justes, souvent populistes et surtout fallacieuses. Et c’est à un spectacle d’un Daniel Percheron rarement répondant, souvent bousculé et surtout débordé auquel le téléspectateur noctambule a assisté. C’est même Olivier Henno qui est parfois venu à la rescousse du « Seigneur Percheron qui a dédaigné descendre de son château pour débattre avec les manants » dixit Marine. « On connaît votre système, Madame Le Pen » répéta « Olivier Modem » la main pressante. Pour le coup, il a failli passer pour un homme violent et a entendu parler du pays : « Vos arguments sont aussi bas que vos scores ! ». Poussés dans leur dernier retranchement, Daniel Percheron et Olivier Henno ont renvoyé Le Pen à son protectionnisme, « Vous confondez avec isolationnisme ! ». « Le FN a comme la droite voté les délibérations du Conseil Régional ! ». « C’est pour ça qu’on a viré Carl Lang ! ». Une Marine Le Pen déchaînée qui menaça le Président d’être là à chaque séance, à éplucher la moindre délibération. « Ça promet une autre ambiance au Conseil Régional ! » tiqua le Président sortant. En retard sur son temps de parole, Pascale Montel (NPA) n’avait vraiment pas les moyens d’élever le débat, Marine Le Pen se retrouvant même dans son populisme assumé. Diantre ! On savait le Président Percheron peu adepte du débat, et ce n’est pas cette catastrophe télévisuelle qui va arranger son inimitié. Derrière le visage parfois livide, on ne pourra s’empêcher d’avoir vu un petit chimiste dépassé par le monstre qu’il a créé. « La catastrophe Hénin-Beaumont » du « Système Percheron », comme l’a surnommée L’Express, aura fini par provoquer le parachutage de Marine Le Pen, devenue soudain bien encombrante, incontrolable et explosive dans le plat pays. Europe 1 se plaignait d’une campagne un peu plate. On est désormais servi de la pire des manières le tout dans une ambiance « misérabélo-populiste » peu reluisante. Seuls absents du désormais fameux plateau, la région, les idées et les projets. Une femme en cache parfois une autre …

Commentaires Fermés


Pâle Copie
23 janvier 2010, 6 h 39 min
Filed under: Billet | Tags: , , ,

« Ma Vie, Ma Région, Mon Avenir » contre « Résister, Rassembler, Réussir » , la campagne des baselines a démarré entre la droite et la gauche. « Région Partenaire » contre « Région Bouclier », les idées forces sont également posées. On savait que les socialistes aimaient les vieilles recettes mais pas qu’ils recyclaient également leurs anciens slogans. Pour la campagne 2004, on avait déjà eu droit à « Resister, Agir, Avancer ». Notons que les socialistes résistent toujours, qu’ils n’agissent plus mais rassemblent, n’avancent plus mais réussissent. Tout un programme ! En espérant que celui-ci ne soit pas un copié-collé …

Commentaires Fermés



Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.