Filed under: Billet | Tags: 2012, 2017, Élection Présidentielle, François Bayrou, Hervé Morin, Jacques Richir, Jean Arthuis, Modem, Olivier Henno, Présidentielle 2012, Ségolène Royal, UDF
François Bayou doit être dans le désert depuis trop longtemps pour ne plus se demander à qui ça sert ces règles truquées du jeu qu’on veut lui fait jouer, les yeux bandés. Le patron du Modem a donc choisi à titre personnel de voter François Hollande sans condition et de laisser ses électeurs faire libre choix. Écartons tout de go “le courage politique” de cette annonce, une fumisterie électoraliste propagée par les supporters hollandais, François Bayrou aura donc, dans cette annonce qui relève du calcul politique, encore eu un train de retard, celui de 2007. Faire un autre choix serait reconnaître qu’il eut tord en 2007 de brader ainsi par égo la force gouvernementale qu’il représentait comme le précise Hervé Morin, mais ce choix arrive 5 ans trop tard selon Ségolène Royal qui insiste, François Bayrou “n’a pas voulu” d’accord avec les socialistes pour la présidentielle, “et d’une certaine façon, il est aussi responsable de ces cinq années qui viennent de s’écouler”. Dur pour un homme soit disant porté par des convictions. Le Modem affirme enfin son inspiration de centre gauche, sociale démocrate, et en termine avec cette imposture de représenter tous les centres. Les barons locaux, de Jacques Richir à Olivier Henno n’ont pas attendu les consignes de leur Pape, pour conforter leur avenir politique et cuisine électorale métropolitaine dans une larmoyante tribune dans Le Monde appelant à voter François Hollande au nom des saintes valeurs. La position de l’ancien libéral François Bayrou, qui n’aura pas corroborer pendant ces 5 années sa supposée intelligence politique, en est réduite aux scénarii du “si” (si le PS éclate en 2007, si l’UMP éclate en 2012) pour exister, pleinement. D’un centre rêvé capable de travailler à condition avec tout le monde, Bayrou en a fait un centre incapable de travailler avec quiconque, avec ou sans condition. Cela aura au moins le mérite de la clarté pour le centre Droit, ces familles démocrates-chrétiens, valoisiennes et démocrate sociaux, pour cet UDF à reconstruire et qui manquait singulièrement au débat lors de cette présidentielle 2012. Jean Arthuis à déjà fait ce pas. Pour ce qui est de François Bayrou, l’homme sera pour la quatrième fois candidat à l’élection présidentielle en 2017 à l’issue de laquelle il ne pourra s’accrocher à un nouveau scénario du “si”, le centre est déjà éclaté, merci François.
Filed under: Billet | Tags: DSK, Jean Louis Borloo, Martine Aubry, Nicolas Hulot, Ségolène Royal
La Présidentielle, l’élection suprême de la Ve république française, nous la joue parfois quatre saisons de Vivaldi. Les légèretés au moment des premières moissons, celles de l’aventurier DSK, celles de l’aventure Borloo, celles de l’ex-aventurier Hulot. Puis vient l’automne, la saison des choix, où la nature reprend ses droits et ceux qui ne passeront pas l’hiver. Ségolène Royal, Nicolas Hulot, Martine Aubry, Jean-Louis Borloo et la toute la litanie. Aux premiers frimas, on fait ses comptes, ce grain à moudre ou pas, ces 500 signatures, on n’y est ou on n’y est pas. Puis viendra le printemps, et celui qui fera germer son idée l’emportera. Après quand finira l’été on récoltera ou on récoltera.
Filed under: Billet | Tags: 2012, confédération des centres, Dominique De Villepin, DSK, François Bayrou, François Hollande, Jacques Delors, Jean Louis Borloo, Marc-Philippe Daubresse, Martine Aubry, Modem, Nicolas Hulot, Parti Radical, Pierre Moscovici, Ségolène Royal, UMP
“Je quitte évidemment l’UMP”. Le jour de ses 60 ans, Jean-Louis Borloo, Président du Parti Radical, a pris le chemin de la présidentielle 2012 au détour d’une émission plutôt rafraîchissante quant à la pratique du discours politique. Du Borloo dans le texte et dans le geste donnant vie à cette confédération des centres, du Borloo qui enthousiasme des Radicaux de Gauche au ex-sarkozyste, du Borloo qui perce immédiatement dans les sondages et donc du Borloo qui fait grincer beaucoup de dents, beaucoup. Celles de certains parlementaires UMP d’abord qui l’accusent de division, celles de Marc-Philippe Daubresse qui a force de faire le grand écart s’en trouve écartelé, celles du candidat de l’inutile Dominique De Villepin qui se rêve gaulliste sur une rancoeur personnelle, celles des partisans de “DSK”, Pierre Moscovici en tête, qui sentent poindre le danger d’un espace politique rétréci, celles de François Hollande qui va jusqu’à affirmer que le prochain président de la République ne pouvait “être que socialiste” (sic), celles des écolos apparatchiks pour qui Borloo est un écolo de façade, et surtout celles de François Bayrou, candidat 2012 depuis 2007. L’égocentriste, responsable du schisme des centres, aura en l’espace de 5 ans entretenu une ambition personnelle, détruit un parti, dispersé des parlementaires, égaré des militants et perdu toutes les élections intermédiaires. Tout le contraire en somme du Candidat Borloo qui affirme entretenir une ambition collective, reconstruire un appareil, réunir des parlementaires, rassembler des militants et réellement peser sur un second tour. Depuis Borloo, Hulot et De Villepin sont sortis du bois, une multiplication de candidatures qui fit ironiser François Bayrou sur la “saison des champignons”, mais le vrai parasite de cette élection présidentielle est bien le Président du Modem. Borloo, Bayrou, il y en aura qu’un. Question appareil, espoir, Borloo est largement gagnant, question cuisine politique, Bayrou est vainqueur car inoffensif pour l’ensemble de ses adversaires. Borloo capable de rassembler radicaux, gaullistes, chrétiens-démocrates, socio-démocrates et écolo-démocrates, forcément ça dérange plus qu’aux entournures au point que certains tentent de le faire passer pour un “agent double”. Le pathétisme des “candidats 2012 depuis 2007″ que sont Bayrou, De Villepin et Royal nous rappelle que la vérité d’une élection présidentielle n’est jamais celle de la suivante. On se souvient ainsi que Jacques Delors ne s’était finalement jamais présenté à l’élection présidentielle de 1995 de peur, narrent ses mémoires, de se faire imposer un projet socialiste qui ne fut le sien. Le 4 avril 2011, sa propre fille, Martine Aubry, présente le projet des socialistes, “L’avenir aime la France” et l’impose par une simple déclaration : «On n’est pas candidat pour le PS si on ne défend pas le projet des socialistes».
Filed under: Billet | Tags: Bernard Baudoux, Bernard Derosier, Christian Decocq, Daniel Percheron, Dominique Riquet, Gérard Caudron, Gérard Vignoble, Hervé Morin, Jacques Delors, Jean Louis Borloo, LMCU, Martine Aubry, Max-André Pick, Michel-François Delannoy, Pierre Mauroy, Rémi Pauvros, René Ricol, René Vandierendonck, Roubaix, Ségolène Royal, Tourcoing, Valérie Létard, Wattrelos
Vendredi, il y avait visiblement deux “place to be” en Région. La Conférence de Presse Railenium à Valenciennes et le Conseil de Communauté de la LMCU à Lille. D’un côté, Bernard Derosier, Daniel Percheron, Rémi Pauvros, Valérie Létard, Dominique Riquet, Bernard Baudoux … et Jean-Louis Borloo, de retour à Valenciennes, venus soutenir le dossier du ferroviaire valenciennois dans le cadre du Grand Emprunt, cher à René Ricol. De l’autre, René Vandierendonck, Michel-François Delannoy, Martine Aubry relayant la présentation du devenir de la Zone de l’Union de Tourcoing-Roubaix-Wattrelos en Conseil. Deux temps, deux méthodes. La méthode Borloo et la méthode Aubry. D’un côté des élus poids lourds venus pousser le volet recherche du train valenciennois, déjà bien sur rails avec son pôle I-Trans, ses entreprises, sa boucle et sa future boucle sambrienne d’essai et autre AFE, au credo d’un « Tous ensemble » réunissant le spectre des étiquettes politiques et des territoires. De l’autre des images virtuelles sur un projet longtemps virtuel où n’émergent pour l’instant qu’une fin de travaux du CETI, Centre de Textile Innovant (du pôle qui sera en son temps lui aussi candidat au Grand Emprunt), un peignage de la Tossée devenu salle de spectacle et un “bidonville”, de la bouche de Max-André Pick, élu d’opposition Roubaisien, le tout dans une ambiance politique avec le néo-centriste Gérard Vignoble, qui trouvait les temps longs sur ce dossier, chatouillé par l’exécutif rouge-rose-verts-orange de la LMCU. La veille en débat public à la Mairie de Lille, c’est une autre arlésienne dont on posait les jalons, l’avenir du Parc de la Citadelle, déjà vendu par Martine Aubry en 2004 dans le cadre du projet Grimomprez-Jooris 2, c’était le temps où la Méthode Aubry était le passage en force. Certes le dossier Stade fut un plus qu’un caillou dans une chaussure, certes la Zone de l’Union est la plus grosse friche industrielle de France, mais constatons que les consensus politiques lillois se trouvent plus facilement pour faire émerger de terre en temps record des siège de Région, musées et casino que des stades, hôtels d’entreprises high-tech, Hyde ou Central Park, siège décathlonien, Textipôle et autre port de Plaisance. Effets d’annonce à rallonge et chamailleries à répétition tantôt avec la bande à Christian Decocq, tantôt avec la bande à Gérard Vignoble, tantôt avec la bande à Gérard Caudron, tantôt avec la bande à Éric Quiquet, tantôt avec la bande à Pierre Mauroy, tantôt avec la bande des associations, … tels sont les piments de la méthode Aubry, un brin manichéenne, qui saupoudrent une mezze d’économie, culture, aménagement, et autres politiques, présentés surtout comme solidaire. Certes Percheron, Derosier, Pauvros, Baudoux ne participeront pas toujours à la partie de chasse en meute de la bande à Jean-Louis Borloo, mais ne pas jouer avec “le meilleur N°10 pour le Nord-Pas-de-Calais” dixit Percheron, risque de vous envoyer sur le banc de touche. Celle qui veut faire de Lille une terre d’exemple pour son ambition présidentielle de 2012, et qui a rappelé à son impatience Ségolène Royal, se confronte dans le calendrier avec celui qui depuis vendredi veut faire de ce qu’il a fait de Valenciennes, ce qu’il veut faire pour la France en 2012, modèle et méthode comprises, impatience d’Hervé Morin ou non. Alors que Ségolène Royal répondait que le PS n’avait pour l’instant ni candidat et ni projet, Jean-Louis Borloo promettait à ses ouailles que ce serait ici et à eux qu’il l’annoncerait, laissant planer un doute façon Jacques Delors 1995, père de Martine Aubry et adepte d’une encore autre méthode, devant les éternels vents partisans qui érodent bien plus que la pratique politique.
Filed under: Billet | Tags: 2010, Élections Régionales, Daniel Percheron, Nicolas Sarkozy, Nord, Pierre De Saintignon, Ségolène Royal
Force est de constater qu’on ne pratique pas seulement le tri sélectif dans nos intercommunalités mais également sur le site de campagne du « ticket » Daniel Percheron-Pierre De Saintignon. En l’occurrence le tri des propos forts intéressants de Jérôme Jaffré, célèbre politologue. En quelques points, il pose sur la table le contexte et les grands enjeux du scrutin régional à venir. Entre vidéo et retranscription textuelle, on notera les oublis choisis des animateurs du site socialiste, notamment sur le contexte politique de 2004 et les leçons du scrutin des Européennes 2009. Personne n’a en effet oublié le traumatisme du scrutin de 2002, suivi de l’erreur politique de Jacques Chirac avec son gouvernement « RPR » et la forte mobilisation aux régionales 2004 où l’électeur s’était avant tout « rattrapé » pour certains, « lâché » pour d’autres, plus certainement « exprimé » pour faire passer un message, fort. Entre temps 2007 et 2009, Royal, Bayrou, Sarkozy, Aubry, De Villepin, autres contextes, autres trajectoires. Le scrutin non-sanction des Européennes 2009 laisse finalement place à un scrutin de projet pour 2010 avec mobilisation a minima, toujours casse-gueule pour le sortant comme l’explique bien Jaffré. Conclusion : vaut mieux toujours gagner sa place à la régulière que sur blessure car la aussi le tri sélectif n’est jamais loin.