Filed under: Billet | Tags: Cantonales 2011, Coluche, Conseil Général du Nord, Conseil Général du Pas-de-Calais, Danny Wattebled, Dominique Dupilet, EELV, FN, Front de Gauche, Front National, Jean-François Copé, Jean-Luc Chagnon, Jean-Luc Mélenchon, Jean-René Lecerf, Joëlle Cottenye, Luc Monnet, Marine Le Pen, Martine Aubry, Modem, Nicolas Sarkozy, Nicolas Siegler, Nord/Pas-de-Calais, PC-FDG, PS, Salvatore Castiglione, Steeve Briois, UMP
Les Cantonales 2011 ont rendu leur verdict à l’occasion du premier tour de ce dimanche : “Abstention Record” et “Vague Bleu Marine” seront les gros titres du jour. Les premiers commentaires et analyses tombent déjà, notamment sur le Nord/Pas-de-Calais. Certes dans la région, on ne peut s’empêcher d’observer la confirmation de l’inutilité politique du Modem, à part le Modem d’Arras (mais est-il encore le Modem ?), l’entretien des bastions PC-FDG, l’évolution d’EELV ou la bonne tenue des partenaires de la majorité présidentielle hors UMP avec la néo-centriste Joëlle Cottenye à Lannoy, le radical Salvatore Castiglione à Valenciennes, le “candidat libre” Nicolas Siegler à Cambrai, le “Sans Étiquette” Danny Wattebled, mais force est de constater le revers de l’étiquette UMP, la stagnation, voire légère régression du PS qui ne profite pas du contexte politique à l’image de l’élimination au premier tour du Vice-Président sortant Jean-Luc Chagnon sur Valenciennes et bien évidemment la poussée du FN version Marine Le Pen qui se permet le luxe de qualifier pour le second tour des candidats parfois “fantômes”. On stigmatisera le ping-pong incessant et indécent de l’UMP et du PS sur la question du Front National. D’un côté, la diabolisation de Nicolas Sarkozy, qui a “abîmé la République” selon Martine Aubry, ou “responsable de la désespérance qui grandit partout” selon Dominique Dupilet, Président du Conseil Général du Pas-de-Calais, de l’autre les déclarations ambigües sur le “Front Républicain” de Jean-François Copé, secrétaire national de l’UMP ou de Jean-René Lecerf, Président du Groupe UPN au Conseil Général du Nord qui rappelle que ce sont les socialistes qui “ont fait rentrer le FN à l’Assemblée Nationale”, et même dans la vie politique ajouterons-nous. La vérité est que le Front National, est là et bien là, à nous rendre las. La modification de la qualification pour le second tour des cantonales (de 10% à 12,5% des exprimés) offre au Front National non plus des triangulaires mais des duels (souvent face au PS, exception faîte à Cysoing face à l’UMP Luc Monnet) dans quasiment un canton renouvelable sur deux dans le Nord/Pas-de-Calais. Le Pas-de-Calais subit lui-même une véritable contagion FN, à l’image des scores béthunois, calaisiens, artésiens et ceux de Steeve Briois à Montigny avec un score de 36%. Jean-Luc Mélenchon, Candidat à la Présidentielle pour le Front de Gauche, ne veut voir la migration de l’électorat populaire de la gauche et gauche extrême vers l’extrême droite, mais le Pas-de-Calais à lui seul semble l’indiquer. Des électeurs civiques, des électeurs partisans et des électeurs insurgés, tels ont été les participants de ces élections cantonales. Les déçus du Sarkozisme, les déçus de la politique, les agnostiques de la politique, les résignés, indifférents, irresponsables et invisibles ne sont pas aller aux urnes, et l’on ne pourra s’empêcher de voir, une nouvelle fois, dans la vague Marine Le Pen, les envies de cacoratie du peuple français, la plus mauvaise des options politiques pour favoriser l’instauration d’un nouveau régime, système ou pratique politique ? Après Coluche, Marine Le Pen ? Un jeu bien trop dangereux, Marine Le Pen est radioactive pour la démocratie. On en connaît qui sont morts à se tirer une balle dans le pied. On préférait que chacun dépose les armes, que l’armée se réforme avant qu’on ait droit au régime des colonels …
Filed under: Billet | Tags: Alain Wacheux, Bernard Derosier, Bernard Frimat, Bruay-la-Buissière, Catherine Genisson, Dominique Baert, Dominique Dupilet, Gérard Dalongeville, Guy Mollet, Hénin-Beaumont, Marine Le Pen, Martin Hirsch, Martine Aubry, Pierre Ferrari, Pierre Pichoff, Serge Janquin, Steeve Briois, Wattrelos
Prophétique Catherine Génisson ! “Contrairement à ce que dit Pierre Ferrari, le PS existe sur le territoire. Le président de la communauté d’agglomération est socialiste, le maire de Carvin et vice-président du conseil régional est socialiste. Le PS est archi-présent.”. Assigné en justice par Pierre Ferrari et militants d’Hénin-Beaumont, le PS sommé de reconstituer la section d’Hénin-Beaumont depuis 2 ans, est effectivement archi-présent en ce moment, mais plutôt dans les rubriques qui fâchent. Bruay-la-Buissière qui se déchire, Serge Janquin, député-maire de la commune associée de Labuissière, et Alain Wacheux, maire de Bruay et président d’Artois Comm qui s’écharpent, ah les joies des communes associées ! Comme une malédiction. Les Labuissiérois n’en veulent plus et même le comique Gérald Dahan, y tombe, victime d’une crise de spasmophilie avant son spectacle dans ladite ville, mariée sous des auspices politiques. La malédiction des villes associées. Celle d’Hénin-Liétard et de Beaumont-en-Artois, devenues Hénin-Beaumont en 1971. Hénin-Beaumont la désormais sinistre, celle qui va même “accueillir” certains services centraux du FN, selon les voeux de sa nouvelle présidente. Hénin-Beaumont rattrapée par la bande dans l’affaire Pichoff, le juge béthunois qui dort en prison pour une affaire de soupçons de corruption, avec l’incarcération de Guy Mollet, non pas le président du conseil de la IVe république, mais l’homme d’affaire et proche de … Gérard Dalongeville. Pour Marine Le Pen et le néo-secrétaire général du FN, Steeve Briois, c’est sur le PS est archi-présent dans cette affaire. Béthune, Bruay, Hénin qui flambent, et Wattrelos qui brûlent de dettes. Lanterne rouge régionale avec 1,2 million d’euros de déficit, la ville du Maire Vice-Président aux finances de la LMCU, Dominique Baert, l’homme des emprunts toxiques à l’hôtel communautaire, est épinglée. Armentières, Maubeuge, Tourcoing, Bruay-La-Buissière (encore elle !), Liévin, Wasquehal et Croix sont elles dans le collimateur de l’étude de Public Evaluation System. Le département du Nord, dont le futur ex-président Bernard Derosier regrette presque de ne plus pouvoir lever l’impôt avec des assiettes trop petites, et le département du Pas-de-Calais, dont le Président Dominique Dupilet fâche du Préfet à Martin Hirsch en mettant un budget difficile et un milliard sur le dos du désengagement de l’État, sont assurément hors catégories. Le PS archi-présent, mais pas dans le valenciennois, une “terre non domestiquée et ça, la Fédération du Nord du PS ne le supporte pas… », de l’aveu de Bernard Frimat, qui n’en finit pas de s’épancher en Sénateur éconduit par le “Clan” Aubry. La fédération du Pas-de-Calais, elle, c’est une terre rendue à l’état sauvage dont elle va devoir bientôt répondre.
Filed under: Billet | Tags: Éric Darques, Daniel Percheron, Gérard Dalongeville, Hénin, Marine Le Pen, Martine Aubry, Steeve Briois
Après “plus belle la vie”, qui prend pour cadre la “bonne ville” de Marseille et qui se déverse tous les soirs sur la télévision publique française, on connaît désormais “plus triste la politique” une interminable série qui prend pour cadre Hénin-Beaumont, et qui tous les matins remplit les colonnes de la presse régionale. Du suspense, des rebondissements, des accidents, de la prison, du Conseil d’État, de la traque, de la collusion, un scénario alambiqué, des acteurs kleenex, Dalongeville, Darchicourt, Duquenne, Binaisse, Le Pen, Percheron, et un acteur, tendance “François le Français, au doux nom de “Steeve” qui rêve de premier rôle. La Télénovela a déjà sombré dans le populisme, la caricature, le misérabilisme et l’assimilation, mais l’audience ne faiblit pas. Ceux qui aiment les épisodes au long cours sont plus adeptes de la série “Darques Angel”, un épisode tous les 6 mois depuis 2000, celle de l’ange gardien des politiques véreux. Grand Stade de Lille, Eaux du Nord, Château Daubresse et bien sûr Mauroy/Cohen-Solal, une série qui a trouvé son public, même si une série concurrente nationale ne boxe pas dans la même catégorie avec des scenarii bien ficelés, “Frégates de Taïwan” ou “Karachigate” comme épisodes phares. Ce n’est pas encore le cas du nouveau pilote tourné ces derniers jours, et qui devrait être à l’antenne dès 2011. Après “Martine en Inde”, “Martine en Chine”, ou quand la première secrétaire du PS souhaite se donner une stature internationale avant la course à la Présidentielle. Certains en sont déjà fans, d’autres beaucoup moins, mais comme toujours, c’est le public qui jugera.
Filed under: Billet | Tags: Anne-Sophie Tzarareck, Bruno Gollnisch, Christophe Di Pompeo, Daniel Percheron, FN, Gérard Dalongeville, Jean-Christophe Lagarde, Marc-Philippe Daubress, Marie-Sophie Lesne, Martine Aubry, Michel-François Delannoy, Nouveau Centre, Steeve Briois, UMP, Valérie Létard
Au 4e tour viendra l’heure des juges, pas encore des justes. Cuisine et cuisinage. Valérie Létard est en mode règlement de comptes de campagne dans Libération et à la convention nationale du Nouveau Centre. Un coup à gauche, « Le PS a laissé faire le Front national … pour des raisons électorales à court terme », un coup à droite, « On est parti avec l’UMP divisée en son sein, avec le secrétaire départemental divisé du reste ». Une UMP du Nord qui n’a toujours pas débriefé le scrutin régional avec un Thierry Lazaro visiblement plus occupé à flinguer qu’à rassembler. Anne-Sophie Tzarareck loue son courage, Marie-Sophie Lesne est heureuse de la fin de la double peine, pour autant, Valérie Létard ne s’est pas sentie menacée pour son avenir ministériel. Depuis qu’il a un (nouvel) avenir ministériel Marc-Philippe Daubresse, qui tente de prolonger le centrisme version UMP 2.0, bénéficie d’un régime médiatique un peu spécial, même dans sa propre ville. La Maire de Lille, Martine Aubry, n’a pas attendu d’avoir un avenir présidentiel pour bénéficier d’un tout autre régime. Elle se permet le luxe de confisquer un téléphone vidéo en conseil municipal et de triturer les images de la séance. La liberté de couper. La liberté de contrôler. Autre temps. Autres mœurs. Le Nouveau Centre s’affranchit et frétille pour le premier tour de la présidentielle. Jean-Christophe Lagarde s’indigne du traitement médiatique réservé à ce dessein, récusant que ce qui est de la “diversité à gauche” serait de la “division à droite”. À gauche justement certains ne savent pas compter, même un chercheur en mathématiques à l’université de Lille 2, Christophe Di Pompeo en l’occurrence : ” Je me suis dit quel con ! J’ai le diplôme universitaire le plus élevé de maths et je n’ai pas été fichu de bien faire les calculs, de prévoir que je pourrais ne pas être réélu ». Ah la lutte des places ! D’autres n’existent pas encore, le bras de velours de Martine Aubry, Michel-François Delannoy, fan de rock et de facebook, est le grand oublié des vice-présidences du conseil régional, en attendant mieux … La révolution de palais n’est donc pas encore à l’agenda. D’autres enfin préféreraient qu’on les oublie. Débusqué dans les Vosges par le frontiste Steeve Briois, Gérard Dalongeville réapparaît. Celui que Daniel Percheron n’aura vu « en tout et pour tout trois fois dans sa vie » n’est pas surpris de la chasse aux sorcières des frontistes, juste par « l’absence de réaction des soi-disant républicains… En France, c’est ce qui conforte le FN, cette chape de silence ». Encore un ! Affaire du code intranet, débusquage de Dalongeville, plainte répétée contre La Voix du Nord, menace de procédure au Tribunal Administratif en séance plénière, … en attendant une longue autre litanie, l’apport Le Péniste est en effet sans commune mesure. Et Bruno Gollnisch, candidat interne à la présidence du FN, qui demande repentance à l’UMP pour atteindre la « respectabilité ». On y est … dans le meilleur des mondes.
Filed under: Billet | Tags: 2010, Anne-Sophie Taszarek, Élections Régionales, Catherine Genisson, Daniel Percheron, Nord, Pas de Calais, Steeve Briois, Valérie Létard
« Qui connaît Mademoiselle Taszarek ? » La première secrétaire de la fédération PS du Pas-de-Calais, Catherine Génisson, ne s’est pas risquée à cette prose lorsqu’elle a découvert la présence en position éligible d’Anne-Sophie Taszarek, ex-présidente du Mouvement des Jeunes Socialistes du Pas-de-Calais, sur la liste de Valérie Létard, Majorité Présidentielle. Elle s’est contentée d’un embarrassé « je ne souhaite faire aucun commentaire » devant la caméra de France 3 Nord/Pas-de-Calais. Il faut dire que Mademoiselle Taszarek fait beaucoup parler d’elle en ce moment. Étroitement associée au bourbier d’Hénin-Beaumont et son roman politico-judiciaire, elle a, par sa prise de position, provoqué une réaction en chaîne du Parti Communiste au Front National. D’abord le Frontiste héninois Steeve Briois, dont les bons scores ont fini par attirer, par l’odeur alléchée, Marine Le Pen en Région Nord/Pas-de-Calais, qui joue sur l’amalgame à la frontière de la diffamation : « Valérie Létard est inconsciente d’investir en place éligible l’une des animatrices de la campagne municipale de Gérard Dalongeville en 2008 ». Anne-Sophie Taszarek est surtout l’animatrice de la campagne de Pierre Ferrari, dont le seul tord a été de reprendre les choses en main après les dérapages incontrôlés de la Fédé PS du Pas-de-Calais sur le lourd dossier héninois. Il n’en fallait pas plus pour que le MJS62, fait rarissime, fut mis sous tutelle et Anne Sophie Taszarek écartée de la Présidence du mouvement des jeunes. Hénin, comme un symbole du socialisme féodal parfumé à la naphtaline, comme un symbole du système Percheron qui se délite. Personne n’ignore que le Président du Conseil Régional fait autorité sur la fédération du Pas-de-Calais et chacun constate qu’à part les cantonales et les législatives, le bastion socialiste se craquelle. Arras est administrée par le Modem de Droite, alors que Calais et Béthune ont été perdues par le PS et le PCF. Le cas Taszarek illustre surtout l’incapacité du PS à se renouveler. Entre rivalités de barons socialistes et héritages politiques, la promotion d’une nouvelle génération d’élus, comme la promotion d’une autre politique, n’est décidément pas le fort d’un PS sclérosé. N’en voulons pas à ce jeune talent de se retrouver chez une femme qui incarne une nouvelle génération politique. Nous en voulons juste sur le fait que les meilleurs remparts du Front National s’appellent aujourd’hui Monsieur Besson et Mademoiselle Taszarek. Lui à Calais et à Paris. Elle à Hénin et demain à la Région.