Comité de Salubrité Régional Nord/Pas-de-Calais


Flottille

A force d’abuser de la torpille, presque inscrite à son patrimoine génétique, la droite du Nord/Pas-de-Calais en est réduite au radeau de fortune, obliger de ramer comme des naufragés dans un océan d’incompréhension. Il faut dire qu’un puissant lance torpille a été identifié à Phalempin, dans le Pévèle, et l’engin a tendance à tirer contre son camp. Il allait jadis avoir le scalp de Francis Vercamer, félon d’UMP passé à l’ennemie UDF, il allait couler l’obsolète compagnie des transports douaisienne Vernier, il tapissa d’un champ de mines l’après candidature de Sébastien Huyghe à la Mairie de Lille, il allait faire imploser la liste des régionales de Valérie Létard et piloter le sous marin du bout Dubout, il allait également asphyxier de bâtiments la rade des sénatoriales. Il allait tout faire, il a sombré, neutraliser à la faveur de l’élection interne de l’UMP. Car, un autre lance-torpille arrose également le ciel lambersetois et fait souvent des dégâts. Il mate les rebellions internes, bride les tanker qui veulent devenir super, fossoie l’expédition communautaire, et sort selon lui tous les jours du bureau l’amiral chef. Ego logique comme la stratégie de la droite pour les Sénatoriales 2012. Une liste officielle Legendre n’engendrée que par elle même, une liste Legrand petit bras, une liste indépendante Türk réduite à un nom, le sien, une liste Wilmotte en mode marmotte, une liste Lecerf-Létard parti à la chasse très tôt, et voilà Sylvie Desmarescaux rester au port, le rempart qui saute et un siège qui tombe contribuant notamment au basculement du Sénat. Combien de divisions ? Combien de dispersions ?

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Méthode et méthode

Vendredi, il y avait visiblement deux “place to be” en Région. La Conférence de Presse Railenium à Valenciennes et le Conseil de Communauté de la LMCU à Lille. D’un côté, Bernard Derosier, Daniel Percheron, Rémi Pauvros, Valérie Létard, Dominique Riquet, Bernard Baudoux … et Jean-Louis Borloo, de retour à Valenciennes, venus soutenir le dossier du ferroviaire valenciennois dans le cadre du Grand Emprunt, cher à René Ricol. De l’autre, René Vandierendonck, Michel-François Delannoy, Martine Aubry relayant la présentation du devenir de la Zone de l’Union de Tourcoing-Roubaix-Wattrelos en Conseil. Deux temps, deux méthodes. La méthode Borloo et la méthode Aubry. D’un côté des élus poids lourds venus pousser le volet recherche du train valenciennois, déjà bien sur rails avec son pôle I-Trans, ses entreprises, sa boucle et sa future boucle sambrienne d’essai et autre AFE, au credo d’un « Tous ensemble » réunissant le spectre des étiquettes politiques et des territoires. De l’autre des images virtuelles sur un projet longtemps virtuel où n’émergent pour l’instant qu’une fin de travaux du CETI, Centre de Textile Innovant (du pôle qui sera en son temps lui aussi candidat au Grand Emprunt), un peignage de la Tossée devenu salle de spectacle et un “bidonville”, de la bouche de Max-André Pick, élu d’opposition Roubaisien, le tout dans une ambiance politique avec le néo-centriste Gérard Vignoble, qui trouvait les temps longs sur ce dossier, chatouillé par l’exécutif rouge-rose-verts-orange de la LMCU. La veille en débat public à la Mairie de Lille, c’est une autre arlésienne dont on posait les jalons, l’avenir du Parc de la Citadelle, déjà vendu par Martine Aubry en 2004 dans le cadre du projet Grimomprez-Jooris 2, c’était le temps où la Méthode Aubry était le passage en force. Certes le dossier Stade fut un plus qu’un caillou dans une chaussure, certes la Zone de l’Union est la plus grosse friche industrielle de France, mais constatons que les consensus politiques lillois se trouvent plus facilement pour faire émerger de terre en temps record des siège de Région, musées et casino que des stades, hôtels d’entreprises high-tech, Hyde ou Central Park, siège décathlonien, Textipôle et autre port de Plaisance. Effets d’annonce à rallonge et chamailleries à répétition tantôt avec la bande à Christian Decocq, tantôt avec la bande à Gérard Vignoble, tantôt avec la bande à Gérard Caudron, tantôt avec la bande à Éric Quiquet, tantôt avec la bande à Pierre Mauroy, tantôt avec la bande des associations, … tels sont les piments de la méthode Aubry, un brin manichéenne, qui saupoudrent une mezze d’économie, culture, aménagement, et autres politiques, présentés surtout comme solidaire. Certes Percheron, Derosier, Pauvros, Baudoux ne participeront pas toujours à la partie de chasse en meute de la bande à Jean-Louis Borloo, mais ne pas jouer avec “le meilleur N°10 pour le Nord-Pas-de-Calais” dixit Percheron, risque de vous envoyer sur le banc de touche. Celle qui veut faire de Lille une terre d’exemple pour son ambition présidentielle de 2012, et qui a rappelé à son impatience Ségolène Royal, se confronte dans le calendrier avec celui qui depuis vendredi veut faire de ce qu’il a fait de Valenciennes, ce qu’il veut faire pour la France en 2012, modèle et méthode comprises, impatience d’Hervé Morin ou non. Alors que Ségolène Royal répondait que le PS n’avait pour l’instant ni candidat et ni projet, Jean-Louis Borloo promettait à ses ouailles que ce serait ici et à eux qu’il l’annoncerait, laissant planer un doute façon Jacques Delors 1995, père de Martine Aubry et adepte d’une encore autre méthode, devant les éternels vents partisans qui érodent bien plus que la pratique politique.

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La Tête de Türk

La Tête de Türk. Alex Türk, il l’a plutôt mauvaise. Déjà qu’en qualité de Président de la CNIL, elle faillit bien tomber, rattrapée in extremis par un amendement du Député Sébastien Huyghe. Visée par une série d’amendements déposée par le gouvernement et Matignon visant à interdire à un élu de présider la CNIL, la tête de l’ex-RPR devenu Sénateur non-inscrit avait gagné un an, à la faveur de la législative 2012. Elle prend désormais 51.000 euros dans la vue. L’ex-tombeur de Martine Aubry qui se rêve en successeur Türk après le dézingage post-municipale Lille 2008 à la fédération du Nord de l’UMP, ne pourra cette fois pas grand-chose. C’est la cour des comptes qui a mis la tête de Türk à prix, 51.000 euros de trop-perçu pour son Président. Celui qui “a pris l’initiative de s’attribuer en supplément, des indemnités forfaitaires par séance ainsi que des vacations” (permettant d’arrondir le salaire à 5000 en accord avec Matignon) est sidéré et assommé. Lâché par Matignon ? “C’est que je ne vais pas trimbaler une histoire comme celle-ci pendant des semaines”, c’est bien vrai quoi, les Sénatoriales du Nord approchent et Türk remet sa tête en jeu en Septembre 2011. Le Sénateur non-inscrit aura certainement la liste Jacques Legendre et la liste Jean-René Lecerf-Valérie Létard, voire la liste de Gérard Vignoble dans les pattes. Mieux ne vaut pas trop apparaître gueule cassée par les gnons fussent-ils mats. Le Sénat n’est pas forcément un lieu plus paisible comme le pense Türk. Il vient de subir une épuration centriste en règle. Nicolas About, Président du Groupe Centriste, introduit au CSA, Christian Gaudin envoyé en terres australes et antarctiques et Pierre Fauchon, nommé au Conseil supérieur de la Magistrature, ce sont 3 néo-centristes de moins, et les restants commencent à penser qu’ils gênent l’UMP et Matignon (encore) ? Celui qui ne se gène pas pour faire durer non le plaisir, mais les polémiques, Losc-Wasquehal Coupe de France Acte III, c’est le candidat néo-centré Gérard Vignoble, au risque de lasser, jusqu’à son entourage. Difficile de sortir de la lumière. Le Sénateur cambrésien Jacques Legendre rêve lui d’y rester, et il a Jean-René Lecerf, pas hostile à la diversité de listes de la majorité, dans le pif. Il faudra en avoir pour ces élections dont le Nord peut être un des théâtres de la bascule à gauche annoncée de la “haute”. Si tel est le cas, on cherchera, à n’en pas douter, la tête de Turc.

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Tristes tropismes

Steeve Briois qui se fait dézinguer la gueule en pleine nuit, devant chez lui, en promenant son chien ; Gérard Caudron, l’autre, le Maire de Neuville-en-Ferrain, qui dégomme son 4e Directeur Général des Services depuis son élection ; Ségolène Royal qui se fait retourner son appartement pour la 3e fois ; Gérard Vignoble qui fait cavalier seul pour les Sénatoriales ; Jean-Jacques Candelier prêt à balancer au juge les PV de la mission parlementaire chargée d’enquêter sur l’attentat de Karachi ; Marie-Noëlle Lienemann qui chaparde la quatrième place, éligible, de la liste Sénatoriales PS d’Ile-de-France à Dominique Bertinotti, proche de Ségolène Royal, Maire du 4ème arrondissement de Paris ; Bernard Frimat, Sénateur valenciennois socialiste sortant et Vice-Président de la Haute Assemblée, qui se fait squizzer comme un bleu de la liste PS du Nord pour les Sénatoriales ; Treize “hauts responsables” socialistes artésiens qui règlent le cas de Pierre Ferrari à Paris ; Gérard Darmanin qui à Tourcoing hurle au “Hold Up fiscal” de son Maire socialiste Michel-François Delannoy et pour finir, Dunkerque toute proche d’engloutir Saint-Pol-sur-Mer et Fort-Mardyck, le petit microcosme politique régional s’agite bien curieusement en ces temps d’hiver rigoureux … mais comme dans toute bonne série policière, il y a toujours mobile, assassin, commanditaire et autres contrats. Pour notre première affaire, le “Black Out” de Steeve Briois est malheureusement préjudiciable pour l’enquête. On ne saura jamais s’il s’agit d’une mauvaise chute sur la neige ou d’un règlement de compte à la sauce héninoise. En tout état de cause, cet “événement” aura permis à Marine Le Pen de relancer une corde sensible, la “victimisation du FN” et celui qui traîne en justice tout ce qui bouge d’avoir eu un réflexe conditionné salvateur dans son “coma” : se présenter au Commissariat de Police. Quel citoyen ! En parlant de règlement de compte à la sauce héninoise, un contrat court sur la tête de Pierre Ferrari. Catherine Génisson, Daniel Percheron, Guy Delcourt, Jean-Pierre Kucheida ou encore Albert Facon, les Barons Socialistes ont pris une décision : s’en remettre à Martine Aubry, la patronne du PS. Régler Hénin à Lille. Une nouvelle ère ? Le seul tord de Ferrari et de ses MJS ? Avoir tenté de reprendre les choses en main après les dérapages incontrôlés de la Fédé PS du Pas-de-Calais sur le lourd dossier héninois. Hénin, comme un symbole du socialisme féodal parfumé à la naphtaline, comme un symbole de cette politique de perfusion socialiste qui fait naître un agent indésirable : le Front National. Marie-Noëlle Lienemann, celle qui allait tout révolutionner en 2008 sur ce dossier en partant à la conquête de la Mairie, s’en retourne comme elle venue, de sa banlieue parisienne, pour récupérer un siège sénatorial. La Fabiusienne, Hollandiste, Hamoniste était de toute façon promise à une retraite anticipée dans les fiefs socialistes du Nord et du Pas-de-Calais. Pas de place pour elle sur la liste des sénatoriales du cumulard Percheron, c’est Catherine Genisson qui accède au Graal. Un qui n’aura plus rien à cumuler, c’est le socialiste valenciennois Bernard Frimat. Quand les premiers frimas furent là, l’ancien Député Européen ne vit pas le rouleau compresseur métropolitain et aubryiste lui tomber sur le coin de la figure. Doublé, oublié, rayé. Un autre ne veut pas subir le même sort sur une des listes de la Majorité Présidentielle pour les Sénatoriales, Gérard Vignoble, transfuge wasquehalien PS-CDS-UDF-Modem-NC qui s’annonce tête de liste Nouveau Centre pour les sénatoriales avec comme unique investiture, celle de son Président d’Hervé Morin. Valérie Létard, Sénatrice NC sortante ? “Que Borloo quitte le RPR”. Marionnette, messager, colis piégé ou pion, Vignoble choisira son rôle, la pierre, elle, est lancée dans un autre fief, valenciennois, celui de Borloo. Un autre est en mutation, le Dunkerquois de Delebarre qui s’offre une fusion express de Saint-Pol-sur-Mer et Fort-Mardyck, après celle avortée par le Préfet en 2004. La décision du Conseil d’État du 20 octobre 2010 ressuscite le dossier (toujours en cours depuis 2004) et en 1 mois, Pif, Paf, Pouf, le “Grand” Dunkerque sort du chapeau. 99999 habitants, un montage à la Lomme-Lille-Hellemmes et vive les “conseils communaux” ! Les citoyens ? Ils n’avaient pas voté « oui » dans les conditions fixées par la loi de l’époque. Un “beau passage en force” rétroactif en somme. Ah Michel Delebarre, premier à profiter à plein régime de la réforme des collectivités territoriales … Pour les impôts ? Le désengagement de l’État permet de tout justifier. Les augmentations y compris comme à Tourcoing. 4e pour son taux d’imposition selon Gérald Darmanin. Le “fils” de Christian Vanneste” lance un incendie que Vincent Lannoo et Djill Achiba sont chargés d’éteindre au nom de Michel-François Delannoy, qui s’agace. Trop d’exonérations pour loger les Bobos dans les lofts et petits propriétaires qui payent ? Pas toujours facile d’habiter à Tourcoing. Comme Boulogne-Billancourt où Ségolène Royal réside. Celle qui vient d’annoncer sa candidature aux primaires socialistes à la barbe de Martine Aubry, a déclaré ne pas vouloir se “laisser intimider” par cette “mise à sac”. C’est vrai que se faire intimider par une mineure serbe cambrioleuse… Pas grave, on aura apprécié la théâtralisation médiatique dont se pare l’élue au destin présidentiel et dont abusent les médias. Théâtre quand tu nous tiens. Jean-Jacques Candelier, devant une forêt de micro, champion des luttes, qui veut briser le secret de la mission parlementaire chargée d’enquêter sur l’attentat de Karachi. On voudrait juste qui brise nos doutes sur la mise en examen prononcée à son encontre le 2 avril 2003 concernant le Syndicat intercommunal de la région Somain-Aniche (SIRSA), devenu ensuite la Communauté de communes de l’est du Douaisis (CCED), pour être rebaptisée Communauté de communes Coeur d’Ostrevent. Une peinture 3 couches ! À notre connaissance, l’instruction du “Chevalier Blanc” était toujours en cours (2008) … Seul un élu, du fond de la Métropole, dans la paisible Neuville-en-Ferrain, un homonyme du Maire de Villeneuve d’Ascq, Gérard Caudron, Maire également, aimerait que le 4e renvoi de son DGS depuis son élection ne se sache pas. Raté. Tout se sait, rien ne se sait. Et ? La vie continue …

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Contorsionnisme

Thierry Lazaro est tombé ce week-end à Mouvaux, étouffé par le “Gros Nounours” de Marc-Philippe Daubresse à la faveur de l’élection interne au sein de la fédération UMP du Nord. Le député-maire du Pévèle n’a donc pas eu la revanche qu’il fomentait depuis les élections régionales 2010. Finie “la fédération du Coup de Gueule”, la campagne interne “sereine” a débouché sur quelques bons mots, “Je n’ai jamais tapé sur ma famille politique, je ne vais pas commencer”, dixit Lazaro (Jacques Vernier appréciera), “ce n’est pas la première fois qu’on se tape sur le groin” (sic) du même Lazaro ou “Les membres du comité ont le choix entre l’Union pour un mouvement populaire et la désunion pour un mouvement populiste” dixit Marc-Philippe Daubresse. La messe fût enfin dite et Thierry Lazaro, battu, de conclure “j’embêterai le monde pour que les présidents soient élus avec le suffrage direct de l’ensemble des militants”. Pour un désormais ex-Secrétaire Départemental de l’UMP, nommé et jamais ratifié, et donc non issu de la démocratie militante comme il se prévalait, c’est une sortie dans la “dignité”. L’honneur de l’UMP Nord en est tout de même sauf, les Daubresse-Lazaro se retrouvant sur la “menace centriste”, en l’occurrence l’épouvantail Nouveau Centre. Pour Lazaro, “l’UMP n’est plus respectée, même à Mons-en-Baroeul”, c’est dire ! Pour Daubresse, “Valérie Létard n’était stratégiquement pas un bon choix” pour la régionale (l’Élysée appréciera), “on avait en face de nous Marine Le Pen. Dans un contexte où le FN faisait du populisme, Thierry Lazaro était une candidature valable”. Pour être plus populiste que la Reine Marine n’aurait-il point fallu finalement mettre en tête de liste l’original (Christian Vanneste) plus que la copie (Thierry Lazaro) ? C’est à se demander, mais le Caporal en Chef Daubresse a la réponse : “Après c’est parce que Nicolas Sarkozy nous demande de soutenir Valérie qu’on la soutient”. On reconnaîtra là tout le contorsionnisme de Marc-Philippe Daubresse, dont la sortie du gouvernement relève certainement d’une nouvelle erreur stratégique de l’Élysée. Ministre en CDD de 7 mois, renouvelé trois fois, MPhD aura encore endossé les habits du Caméléon lors cette folle semaine. Évincé du Gouvernement, Daubresse s’est d’abord souvenu qu’il était Centriste de l’UMP, s’imposant comme Borlooiste solidaire le Dimanche et Lundi soir, rappelant avec ostentation qu’il faisait parti de la charrette centriste Borloo, Morin, Létard, Idrac, … “Je pense surtout que personne ne lui a demandé de rester” résumait alors Thierry Lazaro. Une “sortie” en centriste à une nuance (et quelle nuance), celle que “Borloo serait un excellent Premier ministre en 2012 ». “Sarkozyste convaincu”, MPhD récupère le mercredi “un plat de lentille” en l’occurrence le poste de Secrétaire Général Adjoint de l’UMP auprès de Jean-François Copé, pour représenter la famille Centriste de l’UMP, alors que dans le même temps Hervé Morin et Jean Arthuis enjoignent Jean-Louis Borloo et le Parti Radical de quitter l’UMP pour réaliser le dessein centriste. En fin de semaine, le Président Régional de l’UMP a cru bon de briguer également la Présidence du Nord pour faire barrage à la tendance Lazariste au sein d’une “fédération traumatisée par les Régionales (et donc par les Centristes)”. Objectif rempli. Marc-Philippe Daubresse s’apprêterait-il désormais à nous sortir une dernière figure de style en se présentant aux Sénatoriales 2011 sur la même liste que … les Centristes ? Rien n’est moins sûr. On eut cru un moment que les “Centristes de l’UMP” était le courant de ces élus UDF qui rejoignaient le Parti Unique mais force est de constater qu’il s’agit désormais d’une appellation d’origine incontrôlée inventée pour épouser les contorsions de ce sacré MPhD. Seule la Présidence de la LMCU y a résisté, et comment !

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Le meilleur des mondes

Au 4e tour viendra l’heure des juges, pas encore des justes. Cuisine et cuisinage. Valérie Létard est en mode règlement de comptes de campagne dans Libération et à la convention nationale du Nouveau Centre. Un coup à gauche, « Le PS a laissé faire le Front national … pour des raisons électorales à court terme », un coup à droite, « On est parti avec l’UMP divisée en son sein, avec le secrétaire départemental divisé du reste ». Une UMP du Nord qui n’a toujours pas débriefé le scrutin régional avec un Thierry Lazaro visiblement plus occupé à flinguer qu’à rassembler. Anne-Sophie Tzarareck loue son courage, Marie-Sophie Lesne est heureuse de la fin de la double peine, pour autant, Valérie Létard ne s’est pas sentie menacée pour son avenir ministériel. Depuis qu’il a un (nouvel) avenir ministériel Marc-Philippe Daubresse, qui tente de prolonger le centrisme version UMP 2.0, bénéficie d’un régime médiatique un peu spécial, même dans sa propre ville. La Maire de Lille, Martine Aubry, n’a pas attendu d’avoir un avenir présidentiel pour bénéficier d’un tout autre régime. Elle se permet le luxe de confisquer un téléphone vidéo en conseil municipal et de triturer les images de la séance. La liberté de couper. La liberté de contrôler. Autre temps. Autres mœurs. Le Nouveau Centre s’affranchit et frétille pour le premier tour de la présidentielle. Jean-Christophe Lagarde s’indigne du traitement médiatique réservé à ce dessein, récusant que ce qui est de la “diversité à gauche” serait de la “division à droite”. À gauche justement certains ne savent pas compter, même un chercheur en mathématiques à l’université de Lille 2, Christophe Di Pompeo en l’occurrence : ” Je me suis dit quel con ! J’ai le diplôme universitaire le plus élevé de maths et je n’ai pas été fichu de bien faire les calculs, de prévoir que je pourrais ne pas être réélu ». Ah la lutte des places ! D’autres n’existent pas encore, le bras de velours de Martine Aubry, Michel-François Delannoy, fan de rock et de facebook, est le grand oublié des vice-présidences du conseil régional, en attendant mieux … La révolution de palais n’est donc pas encore à l’agenda. D’autres enfin préféreraient qu’on les oublie. Débusqué dans les Vosges par le frontiste Steeve Briois, Gérard Dalongeville réapparaît. Celui que Daniel Percheron n’aura vu « en tout et pour tout trois fois dans sa vie » n’est pas surpris de la chasse aux sorcières des frontistes, juste par « l’absence de réaction des soi-disant républicains… En France, c’est ce qui conforte le FN, cette chape de silence ». Encore un ! Affaire du code intranet, débusquage de Dalongeville, plainte répétée contre La Voix du Nord, menace de procédure au Tribunal Administratif en séance plénière, … en attendant une longue autre litanie, l’apport Le Péniste est en effet sans commune mesure. Et Bruno Gollnisch, candidat interne à la présidence du FN, qui demande repentance à l’UMP pour atteindre la « respectabilité ». On y est … dans le meilleur des mondes.

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Les loups sont entrés à la Région

Un entre-deux-tours qui se résume à un aspro. Cette aspirine qu’a été s’administrer, face caméra, devant des journalistes devenus grues, Daniel Percheron un mardi en plein coeur des compromissions PS-Verts-PC. Plus qu’un symbole, une constante, celle du décalage et de l’anachronisme. L’aspro et le suppo pour le Président Percheron lors de la séance plénière d’installation. Le parti du tribun de la plèbe, devenu le tribunal de salubrité politique, met ses menaces à exécution dès l’ouverture. Procédure à outrance ou l’outrance de la procédure, Marine Le Pen donne déjà mal à la tête au Président. Valérie Létard avait déjà pris la mesure de l’extraphénomène Le Pen durant la campagne, Daniel Percheron et sa “majorité socialiste”, qui ont longtemps mis les œillères, prennent désormais la mesure de celle qui ne sera pas qu’un simple phénomène. Kucheida aboie, les loups ont envahi Hénin. Structurée et cohérente dans son écran de fumée, Marine Le Pen, plus qu’incarner une opposition de blocage au Conseil Régional, est en quête de respectabilité et de costume présidentiel. Un danger politique. Une bête politique lâchée en pleine nature, fusse-t-elle d’abord septentrionale. Bouffeuse d’espaces, mangeuse d’hommes (politiques), moderniste zélée du parti, la Marine n’a paradoxalement pas encore mis tous ses gars au pas. Philippe Bernard, François Dubout, Dominique Slabolepszy, Christian Baeckeroot, Carl Lang écartés ou tombés, et surtout disparus, 2 voix sur 18 manquèrent pourtant par deux fois au nouveau groupe Le Pen lors du vote des fameuses délibérations qui mirent le feu aux poudres de la plénière inaugurale. Deux voix déviantes ou défiantes. Ah les chiens ! Chiens d’arrêt, chiens de garde ou chiens de chasses, limiers ou gibiers ? On espère juste qu’une autre chasse, celle aux loups, aura bien lieu.

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Vide(s)

Une campagne qui s’en va à vau-l’eau. En début de semaine, journée de la femme, Catherine Génisson laisse une chaise vide lors du premier des quatre débats de Weo, la TNT régionale, une chaîne financée à hauteur de 3,7 millions d’euros par le Conseil Régional. Pas d’effet Peillon mais plus un effet agenda, plus sûrement une terrible méprise. Ce flagrant déni d’une vice-présidente sortante vient renforcer l’idée que les socialistes ne font pas, ou n’ont pas besoin, de faire campagne. En fin de semaine, c’est Pierre De Saintignon qui se retrouve devant un parterre de chaises vides, et ce devant les caméras des apprentis journalistes de l’ESJ. Lui qui s’impatientait de rencontrer à Lille Sud, des jeunes « particulièrement touchés par le chômage » se fait planter pour son ultime rendez-vous de campagne destiné à lancer des « assises » régionales de l’emploi des jeunes. Symbolique. Énervé, De Saintignon vide son sac, mais on y verra plus un effet miroir. Le roman d’une politique du conte, déconnectée de la réalité et bel et bien vide. Vide était aussi la chaise de Valérie Létard lors du « débat », devenu meeting du Front National, lundi dans le Pas-de-Calais à l’invitation de l’association femmes (ir)responsables. Le procès en respectabilité fait à cette occasion par Valérie Létard au Front National et à Marine Le Pen, aura été le point de départ d’une guerre de « drôles de dames » qui aura atteint son paroxysme en fin de campagne. Valérie Létard, qui voit poindre la peur du vide avec une Marine Le Pen bien décidée à siphonner les voix de l’UMP, renvoie la Marine à Saint Cloud, à ses « valeurs », au vide de ses propositions et aux mathématiques, « Voter FN, c’est faire le jeu de la Gauche ». Létard, qui se déclare sociale et non socialiste, aura renvoyé lors du 4e débat de Weo, Daniel Percheron et Alain Bocquet à leur « politique politicienne » qui vide, selon elle, l’action de la région. Fallait pas l’énerver. Les Verts, eux, ne touchent plus terre, et se voient en apesanteur. Supposés 1500 lors de leur dernier meeting au Zénith, ils nous refont le coup du ballon, en l’occurrence cette montgolfière de la Région, seul héritage de la présidence verte de Marie-Christine Blandin. Le ballon d’oxygène pour la région dont rêve Europe Écologie made in Jean François Caron s’est donc matérialisé ce samedi sous forme de zeppelin. Caron risque tout de même de manquer d’oxygène au soir du premier tour et sa révolution verte menacée de dégonflage lors de la fusion programmatique de la gauche. Que restera-t-il des idées ? La nature a souvent horreur du vide …

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Hiver et Printemps

Une fin de campagne qui se cristallise, des sites qui se gèlent, des militants qui arrêtent de tracter, des marchés qui se terminent, des températures qui se bloquent, un Comité en panne, des électeurs qui boudent et des candidats qui luttent. Une lutte contre l’indifférence pour le Modem d’Olivier Henno et de François Bayrou, au milieu de nulle part, une lutte en respectabilité ayant valeur de test national pour Marine Le Pen, confinée à l’extrême droite, à ses valeurs et à son inutilité électorale, une lutte idéologique pour Jean-François Caron, cloisonné dans la décroissance et dissoluble dans le socialisme, une lutte identitaire et de bases électorales pour le PC d’Alain Bocquet, travesti dans la gauche gouvernementale, une lutte contre lui-même pour Daniel Percheron et le PS, de plus en plus enfermés dans leur tour d’ivoire, une vaine lutte selon les observateurs pour la majorité présidentielle de Valérie Létard, coincée entre le FN et la gauche conservatrice et entre son projet pour la région et le vote sanction, et puis enfin une lutte pour exister pour les 4 autres listes. Une lutte impitoyable. Le scénario est par avance écrit, le sondage en a laissé la trame, le rose devrait encore seoir à une région gelée, mais ce qui se trame paraît toujours beaucoup moins important que ce qu’il en a l’air, structurellement et politiquement. Les électeurs vont-ils se réveiller, le printemps va-t-il arriver ?

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Question de poids

Quand brait Liliane Durieux, c’est tout Cambrai qui s’en trouve chamboulé. La conseillère régionale sortante UMP n’a pas retrouvé, bien que soutenue par le Maire en place, de place sur la liste de la majorité présidentielle de Valérie Létard. En représailles François-Xavier Villain a décidé de soutenir la liste des jeunes agriculteurs, « la seule liste qui n’est pas composée sur des dosages politiques », mais le maire de Cambrai, le confie : « Si Liliane y avait figuré, j’aurai soutenu la liste de Valérie Létard ». Soit FX Villain ne pèse pas grand-chose, soit ce sont ses arguments. Du poids et des militants, François Dubout aimerait en avoir un peu plus. Lui qui se réclame être l’ami de Chaban-Delmas, de Charles Pasqua, de Bernard Tapie, de Bernard Kouchner et, « un peu moins ces derniers temps, de Jean-Louis Borloo » s’est déplacé à Étaples … seul. Son « directeur de campagne » l’est un peu aussi en ce moment. Du poids, le budget Communication du Conseil Régional en a également, plus que l’Agriculture. Principal regret de Pierre De Saitignon, à qui l’on reproche de prendre trop de poids dans la campagne de Daniel Percheron au cours d’un ch@t avec Métro, la communication avec les citoyens est selon lui mal exploitée. Effet 8 % ? Mais quand Alain Cappy, ex-directeur de l’IEMN, rappelle au candidat De Saintignon que « Le soutien de la région à la Recherche a (également) diminué depuis 2006 », l’élu entre en stupeur. Aurait-il oublié qu’un poids lourd de la politique nommé Jack Lang, et pourtant si discret, en avait la charge à la Région ? Le poids du Front National, Lionel Jospin n’est pas prêt de l’oublier, lui qui est venu vendredi soutenir Daniel Percheron. Est-ce pour cette raison que pour la première fois dans cette campagne, le Président sortant s’est inquiété du FN, « L’extrême droite n’est plus diabolisée ». Ce ni plus ni moins ce qu’indiquait, ironique, Marine Le Pen, elle-même, « Tu te souviens du meeting de Saint-Pol ? À l’époque, on avait « encore » des contre-manifestations… ». Marine Le Pen, tout de même diabolisée par Nord Éclair ? Avec sa trogne tendant une pomme en guise d’illustration de son portrait politique, le quotidien nous renvoie subliminalement à l’image de la reine qui s’était enlaidie pour offrir la pomme empoisonnée à Blanche Neige. Comme un symbole ? Éric Dillies nous rassure … quoi que, : « Marine n’est pas le double de son père, ni son travestissement ». Pour Jean-François Caron, c’est le poids de son idéologisme qui va finir par lui peser : « De mon point de vue, on ne peut pas être écologiste de droite », se déclarant également en tension, avec les socialistes sur le modèle de développement productiviste, dans un ch@t, cette fois ci, avec La Voix du Nord. Avouant avec candeur que « l’exercice de réponses sans trop réfléchir (sic) pouvait être glissant », le Maire de Loos-en-Gohelle nous donne parfois l’impression de manquer de poids. Le poids des urnes, les socialistes, eux, semblent doués pour l’oublier dès que les sondages les confortent. À Anchin, toujours vendredi, convaincus que ces élections leur sont (déjà) acquises, les socialistes avaient déjà embrayé sur la présidentielle de 2012 avec Martine Aubry, en vedette américaine. À moins d’ « urnes volantes », une élection n’est pourtant jamais jouée.

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